mercredi 29 décembre 2021

La littérature numérique en classe: un succès

Les professeurs peuvent utiliser Biblius pour lire et chercher ce qu'ils veulent travailler avec leurs élèves. Ils peuvent utiliser 40 exemplaires numériques à la fois, pour étudier un livre en classe. Chaque élève a un exemplaire sur sa tablette. Les profs peuvent aussi suggérer des lectures précises à certains élèves, directement sur la plateforme.

Selon leur tranche d'âge, les élèves peuvent emprunter des titres selon leur désir. Ils ont aussi accès à la synthèse vocale, pour "écouter" le livre. La voix est disponible pour tous les livres disponibles.

De plus, le service Biblius, est dorénavant un service de base du réseau éducatif. Le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MESS) en assume tous les coûts. Au départ, 407 livres, majoritairement québécois, composent la petite collection. 

Au primaire, les élèves préfèrent les documentaires illustrés et les bandes dessinées.

La prochaine étape est d'étendre ce service aux écoles privées. Probablement d'ici juin 2022.

(Source: article de Catherine Lalonde dans Le Devoir d'aujourd'hui)

lundi 27 décembre 2021

La honte comme première étape de la réforme

Dans les années 1960, le tiers du budget des ménages servait à acquérir leur alimentation. Maintenant, incluant les restaurants, entre 12 et 15 % du budget sert à s'alimenter. En temps de pandémie, on sait que l'obésité est un facteur de risque de présenter une forme grave de la maladie et de complications de la COVID-19. Etre en surpoids important et avoir moins de 60 ans augmentent le risque d'hospitalisation aux soins intensifs de 7 fois, selon l'Agence de la santé publique du Canada.

Alors qu'on couvre de honte les fumeurs et ceux qui ignorent le port de la ceinture de sécurité, il faudrait aussi humilier les pollueurs et la plupart des racistes. Tout autant pour les personnes qui mangent trop et mal tout en demeurant inactifs. Les écrans empêchent de bouger et on se contente d'avaler des calories vides. Au Québec, 20 % des adultes et un enfant sur neuf sont considérés obèses. Pourquoi l'abondance devient-elle problème ?

Selon Sébastien Rioux, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie politique de l'alimentation et du bien-être de l'Université de Montréal, "certains ne mangent pas à leur faim et d'autres mangent trop et mal." Aux États-Unis, l'empire de ce mal, 33 % des enfants de 2 à 19 ans mangent du fast-food au moins une fois par jour.

Les compétences ou les capacités culinaires s'amenuisent, selon monsieur Rioux. Il est "plus facile de se faire livrer une pizza ou d'en acheter une surgelée que de la préparer." La transformation alimentaire utilise beaucoup de sucre, de sel et de gras. Dans les quartiers moins bien lotis, l'obésité camoufle en plus une "faim cachée", des carences en vitamines en micronutriments.

Les États-Unis achètent pour 200 milliards de dollars de fast-food par année. Une moyenne de plus de 3000 $ par famille. Au Canada, la consommation des éléments transformés au augmenté de 136 % entre 1938 et 2014. La consommation des aliments naturels a diminué de 65 % pendant cette période.

La table à manger mondiale donnent le vertige et la nausée.

(Source: article de Stéphane Baillargeon, dans Le Devoir du 22 décembre)

dimanche 26 décembre 2021

Ralentir le réchauffement planétaire

Vers l'âge de 8 ans, Greta Thunberg, née à Stockholm, en Suède, est sensibilisée au réchauffement planétaire en visionnant des documentaires sur la fonte des glaciers et les espèces en voie d'extinction. Elle apprend qu'utiliser les combustibles fossiles, comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel, émet des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Les centrales thermiques, les usines, les voitures et les avions dégagent tous de tels gaz.

Elle a aussi appris des scientifiques que le pire était évitable. Pourquoi les gens ne cherchent-ils pas à prévenir cette catastrophe climatique ? Pourquoi acheter des véhicules utilitaires sport (VUS) dont l'analyse du cycle de vie nous indique que c'est souvent un mauvais choix comme mode de transport urbain ? 

J'ai observé, qu'à Saint-Robert, nos élus viennent à la séance publique mensuelle avec leur VUS ou leur pick up préféré. Même si certains d'entre eux ont aussi des voitures disponibles dans leur entrée d'auto, ils préfèrent toujours se déplacer en véhicules très énergivores, de la conception à leur fin de vie utile.

Présentement et jusqu'au 13 février 2022, à Québec, Mario Cyr, ce célèbre plongeur et vidéaste, nous fait voir le dépérissement des glaciers dans l'Arctique et les dangers sur les animaux de cette zone qu'il a visitée 42 fois. Depuis 1994-1995, le glacier de la baie d'Hudson a diminué de 82 %. En Sibérie orientale, un record de 38 degrés celsisus a été reconnu en 2020. En Antarctique, au sud, on a enregistré 18,8 degrés et dans la Vallée de la mort en Californie, 54,4 degrés a été atteint en 2020. Ces chiffres ont été confirmés par l'organisation météorologique mondiale, selon Mario Cyr, lors d'une entrevue à Radio-Canada, ce matin. Les deux pôles se réchauffent déjà deux fois plus vite qu'ailleurs. Cette exposition de la Capitale nationale présente 350 photos, des enregistrements des sons sous-marins des animaux tels les morses et des craquements des glaciers qui fondent et se disloquent. La présentation sur des écrans de 12 pieds par 30 pieds de hauteur devient impressionnante.

Même si le ministre fédéral de l'Environnement, Steven Guilbeaut, reconnaît que le gouvernement Trudeau autorise 40 forages exploiratoires dans une région maritime reconnue par l'ONU pour son importance écologique et biologique, permet de nouveaux projets d'exploitation pétrolière au large des côtes de Terre-Neuve.

Le commissaire fédéral à l'environnement et au développement durable, Jerry DeMarco, a publié un rapport en novembre dernier. Il y soulignait que les industries fossiles nuisent aux efforts de réduction des émissions de GES du Canada, même si "les réductions considérables des émissions des sables bitumineux par baril, la production pétrolière et gazière du Canada, qui est en pleine expansion, reste l'un des principaux obstacles à l'atteinte des cibles climatiques du pays", écrit-il.

Selon l'Agence internationale de l'énergie, il faut abandonner dès maintenant tout nouveau projet d'exploration et d'exploitation d'énergies fossiles pour espérer limiter les bouleversements du climat et respecter les objectifs de l'Accord de Paris, de décembre 2015.

(Source: article d'Alexandre Shields du 21 décembre dans Le Devoir et reportage de Radio-Canada de ce matin)

samedi 25 décembre 2021

La nouvelle réalité du travail: retour au monde d'autrefois

L'écrivain Joseph Ponthus, décédé cette année à 42 ans, a pondu un livre hommage, À la ligne, un récit que tous les précaires, les invisibles, les sans grades, comme dirait Michel Onfray reconnaîtraient. Le travail en usine, routinier, où plusieurs personnes passent leur "huits heures" de travail quotidiennement, dans un rapport au monde souvent oublié. Et soudain, on se rappelle la vie des travailleurs des abattoirs, des manutentionnaires des SAQ et Amazon de ce monde ou celle des petites mains des services de soutien à l'enfance, pour ne donner que quelques exemples, souligne l'historien et chroniqueur tant aimé, Jean-François Nadeau, dans son dernier billet de 2021, celui du 20 décembre dernier, dans Le Devoir.

Nadeau nous invite à réfléchir à ce que nous ferons pendant ce temps d'arrêt, celui du temps des Fêtes. On nous répète sur tous les tons: "Reposez-vous! Prenez du temps pour vous!" Pour nous détendre, les commerçants nous enjoignent d' "acheter plus et d'économiser davantage". Nous nous agiterons à consommer plus que de raison. Nous parlerons ensuite avec contentement des rabais d'échelle obtenus dans différents centres commerciaux, tous voués à faciliter notre surconsommation.

Les célébrations de Noël s'occupent "des rites, des convenances forcées faites de sourires forcés, de quelques becs pincés, au beau milieu de fragiles moments de bonheur avec des gens lointains qui nous sont pourtant proches". Mais pandémie oblige, ces habitudes, même désagréables parfois, deviennent rapidement comme des manques.

Tout va tellement vite qu'apparemment nous n'avons plus le temps de lire, nous rappelle Nadeau. Mais combien de personnes trouvent du temps pour écouter des téléséries interminables, les unes après les autres ? Combien de temps consentons-nous à demeurer captifs de nos écrans dont il ne nous reste plus qu'un vague souvenir à raconter dans des fragments de conversation ? Nos écrans deviendraient le témoin parfait de l'uniformité asséchante de notre mode de vie américanisé, écrit l'essayiste Simon-Pierre Beaudet.

Quand le capitalisme a pris de l'expansion, les patrons facturaient la lumière qui éclairait faiblement les ouvriers, nous explique l'historien. Les "patrons n'allaient tout de même pas payer pour éclairer la noirceur de leurs conditions!" On se croit affranchis de ces conditions misérables où le corps n'est "qu'une simple annexe vivante de machines de toutes sortes". 

Depuis l'avènement de la pandémie, les liens entre les personnes se sont coupés. Les outils de production redeviennent fournis par l'employé. Un espace de travail au sein de l'entreprise n'est plus fourni. Alors que le travailleur pense devenir plus autonome, n'est-il pas devenu plus servile que jamais ?

Ponthus rappelle que, pour une large partie de l'humanité, attendre et espérer demeurent encore bien présents. Monte-Cristo écrivait: "l'humaine sagesse était tout entière dans les seuls mots: Attendre et espérer !"

Jean-François Nadeau nous invite à être sages, mais pas trop.


vendredi 24 décembre 2021

Noël: "la fragilité de la vie qui dévoile l'essentiel"

Après avoir rendu un culte aveugle au progrès, constaté la dévastation produite, nous nous sommes tournés vers une autre idole: la Fatalité. Celle qui ne promet rien, qui nous demande de faire comme si de rien n'était, avec une touche de vert afin d'éviter l'effondrement qui vient.

Noël, serait-ce " un monde délivré du profit qui ravage la terre, du pouvoir qui écrase, du confort qui endort, de la haine du vivant", serait-ce un "monde dont la naissance fait frémir parce qu'elle annonce la fin de ce sur quoi s'est bâtie l'existence" des nantis  et des repus. Ceux-là même qui préfèrent ramper devant le réalisme d'État, cette "bonne conscience des salauds" disait Bernanos , et qui ferment les yeux devant l'urgence du temps.

Noël, "c'est la naissance qui brave la déchéance, c'est l'enfant qui dénude l'empereur par son innocence subversive. C'est la fragilité de la vie qui dévoile l'essentiel. Noël est la fête de l'enfance: promesse et jugement, selon qu'on est du côté de la vie ou du côté de la mort. Il est comme un feu qui couve sous les cendres, une étincelle suffit à l'embraser". À Luc, 12, 49, on peut lire "Et comme je voudrais qu'il brûle déjà", a dit celui qui est né cette nuit-là.

"L'étoile de Noël ne s'est jamais éteinte, mais brille encore dans les nuits noires du monde, comme une folie joyeuse, mettant en marche, comme en l'an 1, les invisibles de la société, comme étaient les bergers en ce temps et sont encore les pauvres et les anges. Un filet de joie inaltérable jaillit de la souffrance, de la guerre, de l'abandon, de l'opprobre et de l'aversion, contre tout espoir, comme la puissance de la fragilité".

C'est l'espérance têtue de l'aurore qui donne aux cris des pauvres et de la Terre le poids de la justice infinie.

Joyeux Noël à chacun et chacune de vous, lecteur ou lectrice, robertois ou non.

(Source: un texte remarquable de Jean-Claude Ravet, rédacteur en chef de la revue Relations  de 2005 à 2019 et chercheur associé au Centre justice et foi, publié ce matin dans la page Idées du Devoir)

jeudi 23 décembre 2021

L'évaluation foncière de Saint-Robert augmente de 62 %

Entre 2021 et 2022, la valeur des propriétés de Saint-Robert a subi une réévaluation qui se résume à une augmentation de près de 62 % de valeur. Toutefois, le taux de taxation descend de 21 % pour chaque tranche de 100 $ d'évaluation à 0,51 $, au lieu de payer 0,62 $ pour chaque 100 $ d'évaluation d'une propriété.

Alors pour une maison d'une valeur moyenne de 130 000 $ en 2021, elle pourrait valoir près de 209 950 $ en 2022. Au lieu de verser 806 $ en taxes foncières avant les taxes pour les services comme en 2021, son propriétaire pourrait devoir verser 1 071 $ avant les taxes pour les services pour l'année 2022.

Pour le service de base de l'aqueduc et du mètre cube d'utilisation de l'eau, le ménage robertois observera un tarif stable entre les budgets 2021 et 2022. Le service de collecte des matières résiduelles augmente son tarif de 20 % pour les ménages de Saint-Robert alors qu'il n'augmente que de 8 % à Sorel-Tracy.

Pour ce qui est des revenus en 2022, 61 % proviennent des taxes foncières, 29 % des taxes sur les services rendus, 7 % des compensations tenant lieu de taxes et 3 % sont issus de transferts et d'autres revenus. 

Sur chaque dollar investi en 2022 par la municipalité de Saint-Robert, 19 cents serviront à l'administration générale, 15 cents serviront au réseau routier et à l'éclairage, 10 cents serviront pour les loisirs, 17 cents seront utilisés pour la sécurité publique, la Sûreté du Québec et le Service de protection et d'intervention d'urgence. L'hygiène du milieu, soit l'aqueduc, les eaux usées et les matières résiduelles, utilisera 13 cents de chaque dollar investi, alors que l'urbanisme, la MRC Pierre-De Saurel, le transport collectif et l'office municipal d'habitation prendront 8 cents de ce dollar. Rien pour la culture...étant donné l'absence de bibliothèque municipale à Saint-Robert.

Un peu plus de 18 cents serviront aux immobilisations, dont le pavage de 2,3 kilomètres sur le chemin de Saint-Robert, en direction de la route 239, incluant la partie plus au sud, le cul-de-sac du chemin de Saint-Robert, au-delà de la montée Sainte-Victoire. 

Alors qu'en 2021, l'amélioration de la rue Rochefort avait utilisé une partie du surplus accumulé durant les années antérieures pour la somme de 523 099 $ et avait prévu un emprunt de 300 306 $.

En 2022, le budget adopté le 5 décembre dernier ne prévoit  pas d'affecter une partie de ses excédents accumulés des dernières années pour équilibrer le budget. Alors le surplus de l'année 2021 de 708 847 $ n'est pas prévu devoir être utilisé en 2022. Peut-être conservera-t-on ces excédents pour construire un autre bâtiment municipal quand la municipalité aura démoli l'ancien presbytère servant depuis plus de 30 ans de centre communautaire et le remplacera en 2024, selon le programme triennal d'immobilisations adopté récemment.


mardi 21 décembre 2021

Nouvelle prestation fédérale de confinement de 300 $ par semaine

Les employés ou les travailleurs autonomes qui se retrouvent sans revenus aujourd'hui à la suite de la fermeture de leur lieu de travail seront admissibles à la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement, qui offre 300 $ par semaine, selon le bureau de la ministre des Finances, Chrystia Freeland.

Cette nouvelle prestation de confinement est semblable à la très populaire Prestation canadienne d'urgence (PCU), écrit Boris Proulx, dans l'édition d'aujourd'hui du Devoir. Cela touche en particulier les employés des cinémas, salles de spectacle, salles de sport, spas, bars et casinos du Québec.

Cette nouvelle manne fait partie du projet de loi C-2 qui a reçu la sanction royale vendredi dernier.  Les travailleurs qui n'ont pas accès à l'assurance-emploi n'avaient plus droit à la Prestation candadienne de relance économique (PCRE) depuis le 23 octobre. Cette règle laisse certains travailleurs autonomes, comme les artistes, toujours en difficulté.

Comment la loi définit un confinement ? La fermeture d'activités commerciales non essentielles par une autorité compétente ou par l'établissement d'un ordre de rester à la maison. Ces mesures doivent durer pendant au moins quatorze jours consécutifs, à moins qu'un règlement ne réduise cette période.

Depuis aujourd'hui, le Québec est techniquement en confinement. La marche à suivre pour demander cette prestation n'a pas encore été annoncé. Cette annonce suivra "dans les prochains jours" indiquait Guillaume Bertrand, conseiller aux communications du bureau de la ministre Freelant au correspondant parlementaire à Ottawa, Boris Proulx

Les entreprises, toutefois, n'ont pas besoin d'un confinement pour bénéficier des subventions salariales et de loyer. Les secteurs du tourisme, de l'hébergement, de la restauration ou des arts et la culture peuvent recevoir un appui jusqu'à 75 % des pertes dues à la pandémie. 

Les entreprises les plus durement touchées de tout secteur peuvent toucher une subvention similaire dont le taux est fixé à 50 %. .