lundi 29 novembre 2021

Une surconsommation dont on n'a pas besoin

 

La frénésie du « Black Friday »!

 

C'est la fin novembre. Pendant que nous nous préparons pour l'hiver, nous sommes inondés par un déluge d'annonces qui nous invitent à faire des emplettes pour le « vendredi fou » (Black Friday). Le vendredi fou, c'est le lendemain de la « Thanksgiving » américaine, fêtée le dernier jeudi du mois de novembre. Mais, au Canada, l'Action de grâces, c'est le deuxième lundi d'octobre. C'est donc une tradition américaine qui a été importée ici! Pourquoi? Pour stimuler une frénésie d'achats autour d'une fête d'un autre pays?

 

Et, de façon plus pointue, pourquoi les commerces créent-ils artificiellement un « événement » pour nous inciter à acheter toutes sortes de « cossins ». De plus, la pub pour les ventes de Noël va occuper tous les écrans durant les prochaines semaines. Enfin, il y aura une autre vente folle; celle du « Boxing Day » du 26 décembre! N'oublions pas qu'un jour, toutes ces « bebelles » d'une utilité parfois douteuse encombreront les dépotoirs!

 

À l'évidence, certaines compagnies ont un intérêt à créer une frénésie autour de leurs produits. Nous avons vu que des acheteurs ont fait du camping pendant 24 heures devant la porte d'une compagnie de téléphones intelligents; ces acheteurs trépignaient d'impatience pour avoir la « gloriole » d'être les premiers à mettre la main sur le modèle dernier cri.

 

Même message dans le domaine automobile. Selon la Pub, si tu as seulement une voiture modèle 2020, tu n'es pas « cool »! Grouille-toi, achète un modèle 2022! Et puis, si tu es un homme, un vrai, tu as absolument besoin du dernier modèle d'un mastodonte mi-auto, mi-camion comme un F-150, un RAM ou un Silverado. Ce genre de véhicule est utile pour un agriculteur ou un entrepreneur en construction, mais pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde? Pire, ces poids lourds ne sont pas soumis aux mêmes normes environnementales![1] Ce que je comprends, c'est que le marketing des constructeurs automobiles fait appel à un sens macho toxique.[2]

 

Face à ces appâts des grandes chaînes commerciales, on doit prendre une grande respiration! On se calme! N'oublions jamais qu'un bon vendeur ne vend pas son produit; il vous incite à l'acheter. L'art du bon vendeur réside dans cette nuance.  Tout le tra-la-la autour du vendredi fou et du Boxing Day tourne autour de la création d'une frénésie d'achat chez les consommateurs. Comme dans le titre du livre de l'économiste Pierre-Yves McSween, chaque consommateur doit se poser la question-clé : « En as-tu vraiment besoin? ».[3] Si tu n'en as pas besoin, une aubaine, même avec un rabais de 85 %, c’est toujours trop cher!

 

Pendant ce temps, en Colombie-Britannique, tout le système de transport de ces biens de consommation est anéanti par des inondations monstres qui ont démoli routes et chemins de fer.[4] On commence à vraiment subir le potentiel destructeur des changements climatiques avec ces vagues de chaleur, ces incendies monstres, ces inondations et ces sècheresses.

 

Déjà, en 1972, Dennis Meadows et le Club de Rome remettaient en question la notion que l'on peut avoir une croissance économique infinie sur une planète finie. Par exemple en 1970, le jour du dépassement de la terre (Earth overshoot day) se situait au 30 décembre. Cela voulait dire que le 31 décembre était  une journée vécue « à crédit ». La planète était incapable de produire assez de ressources pour cette 365ième journée de l'année; en conséquence, il fallait hypothéquer l'avenir pour vivre cette dernière journée de l'année 1970. Un demi-siècle plus tard, ce jour du dépassement de la terre se situe au 29 juillet 2021. Et la courbe de la surconsommation s'accélère![5]

 

Les 7,8 milliards d'humains doivent réduire leur rythme de consommation! Comme le préconise l'Agence internationale de l'énergie, il ne faut plus bâtir d'infrastructures d'énergies fossiles qui inciteront à consommer davantage.[6] Sinon « les huissiers » de la planète frapperont à nos portes sous la forme de désastres naturels comme les trombes d'eau qui se sont abattues sur la Colombie-Britannique.

 

Pendant que les Britanno-Colombiens tentent de se sortir de l'impasse, que font les autorités politiques et économiques? Elles exigent que la GRC procède à l'expulsion manu militari des Wet'suwet'en qui s'opposent à la construction du gazoduc Coastal GasLink sur leurs terres![7] Les grands de ce monde n'ont pas réussi à les expulser durant le blocus ferroviaire de l'hiver 2020; ils profitent des inondations pour finir la « job de bras ».[8] Le système économique, axé sur le lobby des énergies fossiles, exige d'écarter de leur chemin ceux qui les empêchent d'avoir les outils pour vendre plus de gaz, un des carburants qui accélèreront les changements climatiques![9]

 

Merde! Quelle vie pour nos petits enfants, alors!

 

Gérard Montpetit

le 26 novembre 2021

 

1] https://www.nationalobserver.com/2018/03/21/opinion/suvs-and-trucks-nullify-car-efficiency-gains

 

2] https://www.nationalobserver.com/2021/11/25/opinion/ads-gas-guzzlers-running-over-climate-goals?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nov25&utm_source=National+Observer&utm_campaign=cbd7531d97-EMAIL_CAMPAIGN_2021_11_25_02_55&utm_medium=email&utm_term=0_cacd0f141f-cbd7531d97-276800149

 

3] En as-tu vraiment besoin? Par Pierre-Yves McSween, 2018, édition Guy Saint-Jean, 375 pages

 

4] https://www.nationalobserver.com/2021/11/19/news/after-bc-flooding-billion-dollar-questions-canada?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nov23&utm_source=National+Observer&utm_campaign=c82d1fb2db-EMAIL_CAMPAIGN_2021_11_23_02_44&utm_medium=email&utm_term=0_cacd0f141f-c82d1fb2db-277064766

 

5] https://www.overshootday.org/newsroom/past-earth-overshoot-days/

 

6] https://www.nationalobserver.com/2021/05/18/news/%20stop-coal-oil-gas-investments-international-energy-agency

 

7] https://plus.lapresse.ca/screens/20c4b878-d522-4141-9ed5-6a3294a6a24b__7C___0.html?utm_content=email&utm_source=lpp&utm_medium=referral&utm_campaign=internal+share

 

8]  https://www.nationalobserver.com/2021/11/19/news/heavily-armed-mounties-dismantle-wetsuweten-blockade?utm_source=National+Observer&utm_campaign=d5c06f5a91-EMAIL_CAMPAIGN_2021_11_22_02_32&utm_medium=email&utm_term=0_cacd0f141f-d5c06f5a91-276800149

 

mercredi 24 novembre 2021

La haute vitesse pour tous à Saint-Robert d'ici le 30 septembre, dit le ministre Bélanger, hier à Lévis

D'ici le 30 septembre 2022, tous les foyers québécois seront branchés. Dans 312 jours! Le député Gilles Bélanger, adjoint parlementaire du premier ministre l'a annoncé hier lors du lancement de Éclair III, le troisième volet de son programme visant à étendre l'accès à Internet haute vitesse aux milliers de foyers non encore couverts.

Doté d'un budget de 150 millions de dollars, ce volet compléterait l'Opération haute vitesse du gouvernement Legault. Entre 15 000 et 30 000 foyers seront couverts par ce dernier volet. Fini le sentiment d'être des citoyens et des entreprises de deuxième classe. Jacques Demers, le président de la Fédération québécoise des municipalités, est satisfait de cette concrétisation. "C'était notre principale revendication des dernières années".  Le programme Éclair permet d'octroyer des contrats en quelques jours plutôt que quelques mois.

Ottawa a consacré 500 millions. Québec a investi 1,3 milliard afin d'accélérer le branchement à Internet à haute vitesse. Les deux premiers volets ont été lancés en mars et en juillet et s'ajoutaient à l'initiative Régions branchées. Régions branchées et le volet Éclair I visent 148 000 foyers et représentent plus de 825 millions provenant d'Ottawa et de Québec.

Le volet Éclair II, lancé le 21 juillet dernier, vise 182 000 foyers supplémentaires, un investissement de 95 millions de dollars. L'opération complétée prévoit aussi une mise aux normes des plus vieilles infrastructures de fibre optique. Pour déployer la technologie, le gouvernement Legault privilégie la fibre optique.

Saint-Robert attend toujours. L'entente contractuelle pour réaliser le branchement nécessite que la fabrique de la paroisse de Saint-Robert reçoive un projet d'entente pour céder les servitudes qu'elle possède sur les terrains municipaux convoités par la société par actions Sogetel inc. La notaire choisie par la municipalité et Sogetel inc. n'a pas encore remis ce projet d'entente à la fabrique de la paroisse. Suite à cette entente contractuelle attendue, transmise et acceptée par l'évêché de Saint-Hyacinthe, une représentant de la fabrique, déjà désignée, se rendra signer avec la municipalité le contrat final de cession des servitudes chez la notaire.

(Source: article de Pierre Saint-Arnaud de la Presse canadienne paru dans le Devoir d'aujourd'hui)




dimanche 21 novembre 2021

La raison et la croyance, le savoir et la foi: voir ce film " Une révision" au cinema régional

Étienne enseigne la philosophie au cégep fictif Lafontaine à Montréal. Nacira n'accepte pas la note qu'Étienne lui donne pour sa dissertation. L'échec vient  du fait que la consigne interdisait de recourir à des textes religieux. Pourtant Nacira a cité le Coran: elle avait écrit que la vie présente est une jouissance trompeuse. Elle n'avait pas écrit ce que le prof veut entendre. Pour Étienne, ce n'était pas un élément argumentatif: "nos émotions nous induisent en erreur". Tout doit s'expliquer avec la science. "On est juste de la matière". "Imiter les autres sans réfléchir, c'est être insignifiant". Nacira lui répond: "Des fois je vois Dieu partout, même quand je te regarde".

Le scénario a été écrit par Louis Godbout et Normand Corbeil, anciens professeurs de philosophie eux-mêmes. "On peut être philosophe à moitié et croyant à moitié", estime Louis Godbout, mais les deux rôles principaux sont aussi très proches l'un de l'autre, ils ne font rien à moitié, ni l'un ni l'autre. Étienne est un philosophe spinoziste radical qui croit au travail de la raison et au salut par la raison. Nacira a une foi exigeante, sans être ardente; elle ne veut pas faire semblant de croire. "Ma foi, vous ne la prenez pas au sérieux". Mais  "au-dessus des principes, il y a la joie" (Spinoza), lui rappelle Étienne. Elle se questionne, elle doute, elle cherche un adversaire et un confident, néanmoins aussi à sa hauteur, ajoute le scénariste Godbout. Nacira préfère la confrontation. "J'ai le droit d'avoir des croyances". "La vérité, c'est important, lui aussi, il cherche". "Je voulais le convaincre". Et son père répondra à sa fille Nacira: "On veut que ce soit vrai pour les autres aussi, parce que tu voulais te convaincre toi-même". "Le courage c'est important. Je suis fier de toi, vraiment". La contestation est aussi un appel à l'aide, c'est aussi l'importance de la liberté de conscience.

Deux visions opposées, rigides, néanmoins un dialogue réussit à s'installer, avec tendresse et affection. Patrice Robitaille, le professeur et Nour Belkhiria, l'étudiante, sont des interprètes très crédibles. Ils nous offrent l'illustration du clientélisme qui s'approche de la corruption dans le monde de l'éducation: la réussite garantie à tout prix, un rôle de bienveillance devant les étudiants. L'établissement instrumentalise un discours de la bien-pensance, politiquement correct, une politique de la facilité, la peur d'avoir tort. Même le vieux professeur d'Étienne  (Pierre Curzi) lui dira de se rappeler du devoir moral chez Kant. "Nos motifs sont pas aussi purs qu'on le pense". Étienne profite-t-il de son pouvoir pour vendre son athéisme aux étudiants?", pense la direction. "Il n'a pas à former à la philosophie mais à former par la philosophie". 

"La facilité, c'est ce qui rassemble au fond tous les antagonistes d'Étienne et de Nacira: il y a une différence entre croire, avoir des principes, et croire que l'on croit" selon Louis Godbout. "Il y a une différence entre y croire vraiment et adopter un discours de surface".

"J'ai l'impression que dans l'enseignement, il y a une peur... Les établissements se libèrent de leur imputabilité, et cette frilosité-là donne lieu à des situations qui peuvent être absurdes", note Patrice Robitaille. "C'est tellement une main tendue, un échange. À la fin, les deux personnages ont évolué", ajoute-t-il sous la plume de François Lévesque dans Le Devoir  du 26 octobre.

"Tout ce qui est beau est difficile autant que rare", entend-on à la fin du film. Ainsi en va-t-il de la musique du film composée par Philippe Brault et la musique préférée de la mère décédée depuis cinq ans entendue dans la maison de Nacira, celle de Léonard Cohen.

Un film que j'ai tellement aimé que je le recommande à tous. Un film d'actualité sur la liberté d'expression et la liberté académique, la liberté de pensée.


samedi 20 novembre 2021

L'éco-anxiété monte

Ce phénomène devient de plus en plus un nouvel enjeu pour les professionnels de la santé mentale. L'éco-anxiété est un terme générique qui "regroupe un large éventail d'émotions telles que l'inquiétude, la peur, l'anxiété, la tristesse, la souffrance, l'indignation, la colère, la confusion, la désorientation" selon la Dr Robin Cooper, psychiatre et professeure à l'université de Californie à San Francisco. En septembre, les feux de forêt font rage en Californie, l'ouragan Ida menace le Sud et les inondations touchent New York.  "C'est l'effet des chocs que nous recevons de toutes parts et qui nous submergent".

Un programme en 10 points du Good Grief Network pour lutter contre l'anxiété climatique devient "transformateur" pour l'avocate spécialisée dans les droits humains en matière d'environnement, Sarah Jornsay-Silvergerg. Orientée par un ami, en 2018, vers ce programme, elle l'a immédiatement adopté.

Un Américain sur quatre est "très inquiet" face au dérèglement climatique selon une étude de l'université Yale menée en mars dernier. Sur un an (août 2020-août 2021), une augmentation de 565 % des requêtes sur Google à propos de l'éco-anxiété a été expliquée par Simon Rogers du Google News Lab, reflet d'"une sorte de peur existentielle".

"Le simple fait de rejoindre un groupe et d'avoir un espace sûr pour parler de ses expériences et partager des solutions peut faire beaucoup de bien. On se sent bien moins seul", selon Leslie Davenport, psychothérapeute et conseillère en éco-psychologie dans la région de la baie de San Francisco et à Tacoma, dans l'État de Washington.

(Source: le Courrier international no 1617 du 28 octobre au 3 novembre)

jeudi 18 novembre 2021

Interdiction d'installer un appareil au mazout ou de le remplacer

Dans les nouvelles constructions, au Québec, il sera interdit d'installer un appareil de chauffage au mazout dès le 31 décembre 2021. À compter du 31 décembre 2023, dans les bâtiments existants, seront interdits l'installation d'un appareil au mazout et le remplacement par un appareil de chauffage fonctionnant au moyen d'un combustible fossile.

Les propriétaires qui devront faire la conversion vers une énergie renouvelable pourraient obtenir une aide financière. Actuellement, selon le gouvernement, près de 200 000 ménages québécois possèdent encore un appareil de chauffage au mazout.

Ces informations suivent un règlement édicté par le gouvernement québécois.

(Source: la Presse canadienne, lue dans Le Devoir de ce matin.)

mardi 16 novembre 2021

Piste à rouleaux (pumptrack) à Saint-Robert

Hier soir, lors de l'assemblée régulière de novembre du conseil municipal, Cédric Godin, un jeune, accompagné de ses parents, a présenté une demande pour un projet de pumptrack à Saint-Robert. Une surface de jeux pour les cyclistes, les skate boards, les trottinettes, les BMX, asphaltée avec des bosses, des creux incurvés, des courbes. Plusieurs villes au Québec et ailleurs ont déjà offert ce genre d'activités aux jeunes et aux moins jeunes. À partir de 4 ans, selon des sites web municipaux visionnés.

Waterloo, Bromont, Saint-Jean-sur-Richelieu, Rimouski, l'île-Perrot, Cowansville sont des villes qui ont ajouté cette infrastructure de récréation et de tourisme et ont obtenu de francs succès. Monsieur le maire a répondu que le conseil examinera ce projet l'été prochain. Il faudrait d'abord trouver un terrain, a-t-il dit, voir combien d'utilisateurs potentiels seraient intéressés par cette activité sportive. Cette activité se pratique toujours avec un casque de sécurité. Elle permet les sauts vertigineux ou tout simplement de se déplacer sans pédaler, en pompant avec son corps.

Après avoir prix une photographie avec monsieur le maire, Cédric et ses parents ont quitté la séance publique pour retourner à leur domicile.


vendredi 12 novembre 2021

Dire une chose et faire son contraire

 "Sans un vrai plan d'action, les paroles ne sont que du vent". Alors que le Canada s'est joint à 24 autres pays pour mettre fin au financement international de l'industrie fossile d'ici la fin 2022, cet accord permet de continuer ce type de financement "dans de rares circonstances". Pourquoi une telle porte laissée ouverte ?

Le Canada a aussi rejoint le Global Methane Pledge pour réduire les émissions mondiales de méthane de 30 % d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2020. Un engagement équivalent avait été pris en 2016. Un report de cinq ans sans aucune mesure politique supplémentaire.

Trudeau a aussi rejoint une alliance constituée de plus de 100 États abritant 85 % des forêts mondiales pour enrayer la déforestation d'ici 2030. On reprend ici les promesses signées par 38 pays en 2014 dans la Déclaration de New York sur les forêts. Déjà on discutait d'une réduction de moitié de la déforestation d'ici 2020 et de la volonté d'y mettre fin d'ici 2030. Une nouvelle décennie de déforestation devenue disponible.

Considérant que le Canada n'a respecté aucun de ses engagements climatiques depuis 1990, il est grand temps que le gouvernement définisse rapidement une feuille de route exhaustive, robuste et crédible. Les gouvernants canadiens ont le devoir de faire beaucoup mieux, et rapidement.

Les pétrolières, premières émettrices de GES au pays, comptent augmenter leur production du tiers d'ici 2030, alors que M. Trudeau nous annonce une baisse des GES  de 40 % à 45 % d'ici là.

Steven Guilbeault, maintenant ministre de l'Environnement, soulignait en 2007 que le problème en est un d'utilisation. 25 % de la population mondiale siphonne 75 % desdites ressources.

David Suzuki avertissait déjà au début du siècle que nous foncions droit dans le mur. Qu'attendons-nous, à Saint-Robert, pour agir pour le mieux-être écologique ? Alors qu'il y avait possibilité, en juillet 2021, en séance du conseil municipal,  de conserver un espace pour l'environnement naturel lors du lotissement de moins de 300 mètres carrés de terrains le long de la route 132 à Saint-Robert, qu'ont décidé les gouvernants de Saint-Robert ? Ah, ce n'était qu'un espace de 96 mètres carrés, ce n'était pas assez important, on fera dérogation et le parc n'existera tout simplement pas. Simple, n'est-ce pas de complaire aux promoteurs de notre développement domicilaire.

(Source: articles de Gaïa Febvre dans l'édition d'hier du Devoir et de Josée Blanchette dans l'édition de ce matin)