mardi 31 août 2021

2001-2021: le chaos des Américains

  • 11 septembre 2001: 19 terroristes islamistes, 4 vols, deux tours, 2 997 morts, 6 000 blessés à New York

  • 7 octobre 2001: les troupes américaines débarquent en Afghanistan

  • 2 mai 2001: exécution d'Oussama ben Laden, au Pakistan

  • 2002: le scandale de la prison d'Abou Ghraib; Guantanamo

  • janvier 2017: Biden a l'espoir que les États-Unis "remplissent la responsabilité historique de nation indispensable"

  • décembre 2019: attaque islamiste, 3 hommes tués à la base militaire de Pensacola, en Floride

  • 29 février 2020: l'accord de Doha entre le gouvernement de Trump et les talibans

  • 25 mai 2020: George Floyd, homme noir asphyxié à mort sous le genou du policier blanc Derek Chauvin

  • 6 janvier 2021: invasion du Capitole à Washington par les partisans de Trump, 'les critères de définition du terrorisme sont la violence et l'intention politique", cette date répond aux deux, selon Daniel Byman

  • 31 août 2021: les États-Unis sortent, après 20 ans, de la guerre impossible à gagner en Afghanistan; 2 448 soldats américains et 66 000 policiers afghans tués, 1000 milliards dépensés, le pays repris par les talibans

  • Biden perd 7 points dans les sondages, à 46 %, son score le plus bas

  • 61 % des Américains sont favorables au respect du calendrier pour le retrait
Source: Le Point, numéro 2558, 26 août, article de Claire Meynial, envoyée spéciale à New York 

lundi 30 août 2021

Si difficile de répondre réellement aux questions pour les chefs de parti

Hier soir, j'ai écouté la série d'interviews que les journalises Patrice Roy, Céline Galipeau et Anne-Marie Dussault ont réalisé à la télévision publique.  Quand on demandait à Justin Trudeau, 49 ans, s'il a planté les deux milliards d'arbres promis pour diminuer les effets délétères des gaz à effet de serre, il a commencé une phrase, s'est arrêté pour finir par expliquer qu'il faut d'abord faire pousser les arbustes à partir de graines de semence avant de pouvoir planter des arbres.

Quand on lui demandait s'il prendrait plusieurs années pour rajuster les cibles selon les recommandations du GIEC, il a répondu qu'il fournira "un plan concret pour livrer cette ambition" prochainement.

Concernant la pénurie de main d'oeuvre dans plusieurs secteurs employant du personnel non qualifié, il prévoit encourager la formation et l'immigration. Mais il ne remet pas en question la prestation du PCRE que les employeurs continuent de dénoncer comme une alternative attractive pour les employés à temps partiel rémunéré selon le salaire minumum.

Pour le contrôle des armes à feu, il continue de penser que les municipalités peuvent légiférer sur les armes de poing. Il ne prévoit pas s'occuper de ce problème de manière nationale. Mais les municipalités ont déjà répondu qu'elles n'ont ni les ressources ni la volonté de s'occuper de cette réalité si complexe. Des villes aussi grandes et rapprochées que Montréal et Laval avec des législations distinctes poseraient d'autres difficultés.

Erin O'Toole, 48 ans, ex-militaire, répond qu'il va respecter son engagement, soit réduire de 30 % les gaz à effet de serre d'ici 2030 relativement aux émissions de 2005, son objectif ne va pas plus loin que celui du temps d' Harper. Loin derrière la nouvelle cible des libéraux de 40 à 45 %. Concernant la possibilité de revoir des projets comme Énergie Est, de construire un nouvel oléoduc au Québec, il a précisé que si les Québécois n'en veulent pas, il ne les forcera pas à en accepter un. Pourtant 54 % des membres de son parti sont climatoseptiques.

Concernant la vaccination, O'Toole veut un "gouvernement exemplaire qui épouse la science", tout en respectant les décisions personnelles, il préfère utiliser d'autres outils que la vaccination obligatoire.

Jagmeet Singh, 42 ans, veut passer des "belles paroles aux actions concrètes" ainsi qu'une "société plus juste et plus égalitaire". Pour diminuer la hausse du prix des maisons, il veut taxer les étrangers qui achètent une maison au Canada et fournir des logements sociaux abordables. Il est très fier d'avoir fait doubler la PCU, il veut taxer les banques, il veut démontrer sa conviction de vouloir changer la politique actuelle. Il est d'accord que le fédéral continue de dépenser dans les champs des compétences provinciales. "Il est temps de ne plus chercher des excuses mais des solutions". Il ne veut pas travailler avec le parti conservateur minoritaire qui a coupé le financement en santé et que Trudeau a poursuivi.

Il favorise la vaccination obligatoire pour les employés fédéraux car c'est "important pour le bien commun", des mesures disciplinaires conséquentes sont envisagées pour les opposants. Pour les CHSLD privés, il déplore leur objectif de profit, et les ferait passer à un but non lucratif. 

Concernant l'énergie, il veut investir dans des rénovations écoénergétiques, électrifier le transport, favoriser le transport collectif fonctionnant avec des énergies renouvelables. Il ne veut pas que soient émis des chèques en blanc. Il veut des garanties fermes qu'on investit pour diminuer les gaz à effet de serre. Contre le 3e lien Québec-Lévis, il veut la cohérence de trouver un projet autre pour aider le transport. Concernant TransMoutain, il est contre le projet mais "voudra l'évaluer avant de l'arrêter".

Singh dit que les gens veulent travailler, mais à de meilleures conditions et à de meilleurs salaires. La formation est essentielle pour contrer la pénurie de main d'oeuvre, selon lui.

Voilà ce que j'ai retenu des trois principaux partis pancanadiens qui nous invitent à aller voter le 20 septembre prochain. Ferons-nous notre devoir de citoyen ?




dimanche 29 août 2021

Des données convaincantes à considérer pour mieux agir

Le recours à des données probantes pour alimenter notre réflexion est nécessaire pour contribuer à améliorer les pratiques en éducation, écrivait Normand Baillargeon, cette fin de semaine, dans sa chronique dans Le Devoir. Certaines pratiques dans ce domaine font consensus sur les faits pertinents à connaître pour agir au mieux, et sur ce que ces faits disent exactement, consensus aussi sur les finalités à viser et sur les valeurs à adopter. Dans ces cas, les experts sont entendus, généralement.

Il nous donne un exemple: pour naviguer sur le fleuve Saint-Laurent, les pilotes changent aux Escoumins. Un pilote spécialisé prendra la barre pour une portion du fleuve jusqu'à Québec. Puis un autre pilote spécialisé conduira jusqu'à Trois-Rivières. Et ainsi de suite jusqu'au bon port. Chaque pilote connaît profondément la section du fleuve dont il est l'expert.

Ici les faits pertinents sont la complexité de la navigation dans notre fleuve, et le fait que la météo et les saisons modulent les problèmes, au cours de circonstances très variées. Des experts connaissent ces difficultés et peuvent naviguer alors de manière sécuritaire. La finalité visée est l'assurance que le navire arrive sans dommages à son port et fait aussi consensus.

Parfois les faits pertinents à connaître pour agir font débat, et ce que disent exactement les faits fait aussi débat. Les finalités à viser et les valeurs à protéger peuvent aussi faire l'objet de débats. Ainsi avec la pandémie, les faits pertinents évoluent et sont parfois mal connus. Les décisions à prendre écorchent parfois certaines valeurs importantes: la santé et la liberté, par exemple.

Pour aider à décider, on doit se baser sur des données relativement sûres. Nous devons d'abord les connaître, quitte à les réviser plus tard si la circonstance change ou si la recherche l'exige.

Ainsi, insiste-t-il, la finalité de l'éducation est que tout le monde veut le bien des enfants. Donc, prendre acte des données probantes et ce qu'elles nous disent doit être débattues sérieusement. Les actions et les précautions à prendre dans nos écoles demeureront probablement encore plusieurs semaines sujets à débat. En outre, nos relations interpersonnelles et sociales demeureront encore prudentes tant que la pandémie ne sera pas totalement résorbée. Même vaccinés doublement, les mesures sanitaires sont encore appropriées pour protéger ceux qu'on aime.

samedi 28 août 2021

L'absentéisme et le mutisme des conseillers municipaux à Saint-Robert

En 2021, la presque totalité des conseillers municipaux ont fait preuve d'absentéisme lors des séances du conseil à Saint-Robert jusqu'à maintenant. Messieurs Michel Boisvert, conseiller au poste 1 a été absent quatre (4) fois, Yan Lafrenière au poste 2, absent cinq (5) fois, Joël, au poste 3, absent quatre (4) fois, mesdames Myriam Chapdelaine au poste 4, absente une (1) fois, Annie Laliberté au poste 5, absente deux (2) fois.

Si nous écoutons les séances tenues à huis clos sur le site Web de la municipalité, nous n'entendons que rarement la parole et la voix des conseillers municipaux. Souffrent-ils d'extinction de voix ou ont-ils peur de s'exprimer ou perçoivent-ils que quoi qu'ils diront, tout est déjà décidé à l'avance ? Il est peu réconfortant pour les citoyens de n'entendre que si rarement l'opinion ou les commentaires des conseillers municipaux, censés représenter l'opinion de leurs concitoyens qui les ont élus. Quels services rendent-ils alors aux contribuables ? Seulement pour la forme, quand ils sont là, ils lèvent un doigt ou hoche la tête pour proposer ou appuyer ce qui a été déclaré par monsieur le maire ou par madame la directrice générale. Le mandat que les contribuables leur ont donné ne correspond pas qu'à cela, me semble-t-il.

Exceptionnellement, lors de la résolution de juin, numéro 8169-06-2021,  concernant l'entente intermunicipale relative à la fourniture de services de transport collectif telle qu'adoptée en février 2021 par le Conseil de la MRC Pierre-De Saurel (qui entraînera un déboursé de 11 000 $ pour notre municipalité), nous pouvons entendre la  parole de Michel Boisvert qui demande à la secrétaire de la réunion d'enregistrer sa dissidence. Il commente que ce service n'est pas utile et que notre municipalité n'a pas besoin présentement de ce service de transport collectif. 

Pour les autres conseillers municipaux, tellement difficile de les entendre. Mais à quoi sert leur présence ou leur absence alors ? Se poser la question, c'est un peu y répondre.

S'informer, c'est aussi manifester un intérêt dans la façon que notre démocratie municipale fonctionne à Saint-Robert. 

jeudi 26 août 2021

L'intérêt du maire et du conseil doit placer leur seul et unique intérêt sur l'intérêt de la municipalité

Le maire de Saint-Robert était-il en conflit d'intérêts en faisant prédominer ses intérêts personnels au détriment de ceux de la municipalité ? Le 5 juillet, en séance publique mensuelle, il a fait la demande aux conseillers municipaux de diminuer  la tarification journalière d'utilisation du terrain de loisirs, déjà établie  il y a plusieurs années à un tarif stable, pour la réduire substantiellement  afin de tenir à moindre coût son mini-festival western les 13 et 14 août derniers. Il était loin de ne pas se mêler à la discussion. Le maire a lui-même exposé sa demande avec multiples détails persuasifs aux conseillers municipaux présents, messieurs Michel Boisvert et Yan Buissières étant absents, donc n'ont pas endossé la décision possiblement controversée. Cette résolution a été appuyée par Joël Pelletier et Myriam Chapdelaine et acceptée à l'unanimité.

Les véhicules récréatifs étaient toujours autorisés sur le site, comme par les années passée, du terrain des loisirs de la municipalité, adjacent au centre multifonctionnel. Cette demande imprudente découle peut-être de la double allégeance du maire de Saint-Robert. Il est à la fois le maire de la municipalité et propriétaire de l'entreprise exploitant l'activité du festival western, utilisatrice des services et les terrains municipaux. "À qui profite le crime?", entend-on communément.

Le festival western a, de plus, utilisé le terrain de l'église pour faire la promotion du festival en y installant une affiche promotionnelle pendant la durée du festival. Le terrain de l'église est un terrain privé dont l'assemblée de la fabrique en administre l'utilisation au nom des paroissiens de Saint-Robert. Le maire n'a pas demandé, et encore moins obtenu d'autorisation du conseil de la Fabrique pour en faire un usage commercial pour  son festival privé à but lucratif.

S'informer, c'est un prérequis à la réflexion.

mercredi 25 août 2021

"La plupart des gens préfèrent ne pas utiliser leur cerveau, c'est ainsi plus facile de les manipuler"

Cet aphorisme, cité par Gaspard Koenig, dans Le Point, du 18 juillet, me porte à penser aux décisions que nous prendrons cet automne. Les émotions et les démagogies réussiront-elles à nous interrompre dans notre action pour mieux comprendre le réel, pour mieux scruter ce qui sera possible demain, pour mieux propager l'espoir d'un monde plus libre pour nos enfants et nos petits-enfants?

Saurons-nous défendre la réconciliation, la justice et la sécurité autour de nous ? J'aimerais que les citoyens puissent se prononcer sur les projets que concoctent les décideurs. Au lieu d'informer quand les dés sont jetés, pourquoi n'est-il pas possible d'établir un dialogue avant que tout soit ficelé, pour un soi-disant bien-être commun ? Comment établir, sans consultation de la base, ce qui déterminera et facilitera le bien-être de ses concitoyens ?

À force de dicter la route à suivre pour tous, le dictateur s'éloigne de la route que ses semblables souhaiteraient suivre. Il conduit, coûte que coûte, à sa manière, déterminant lui-même qu'elle sera la meilleure. Mais pour qui ? Le mutisme de son entourage encourage le meneur à ne pas s'interroger, ni se questionner sur ses choix. Prétendant que son choix est le meilleur, sans consulter autour de lui, il décide. Ce n'est pas de cette manière que le meilleur surviendra. Le jeu de pouvoir, conscient ou non, ne permet pas facilement aux autres acteurs de se responsabiliser.

Ne laissons pas les autres décrypter notre histoire. Chacun a besoin d'exister. Chacun a besoin de signes de reconnaissance. Ne nous laissons pas manipuler par les démagogues qui, en flattant les préjugés du plus grand nombre, savent accroître leur popularité et conserver le pouvoir.

S'informer, c'est aussi une manière de se responsabiliser.



mardi 24 août 2021

Les énergies fossiles éloignent des assureurs

Au cours des trois dernières années, 23 compagnies d'assurances importantes ont adopté des politiques qui limitent ou mettent fin à leur protection pour les entreprises qui travaillent dans le secteur du charbon. Elles veulent diminuer leur engagement envers le secteur des combustibles fossiles. La menace des changements climatiques les préoccupent depuis quelques années.  Neuf compagnies ont agi de manière semblable pour les entreprises actives dans les sables bitumineux canadiens.  

Selon le bureau d'assurance du Canada, le coût annuel moyen des réclamations pour les dommages matériels ou les pertes dus à des conditions météorologiques extrêmes a plus que quadruplé au cours de la dernière décennie. Ce  coût a déjà atteind 2,4 milliards de dollars en 2020.

Un rapport des Nations unies publié au début d'août indique que le réchauffement atteindrait 1,5 degré Celsius dans les années 2030. Plus d'inondations, plus d'incendies et plus de vagues de chaleur nous attendent.

Les assureurs mettent de la pression sur les gouvernements, mondialement, pour qu'ils prennent plus de mesures contre les changements climatiques. Une poignée d'importants assureurs ont annoncé ne plus s'engager avec le projet Trans Mountain auquel les fonds publics ont contribué grandement. Ainsi, les assureurs ne veulent pas ternir leur réputation, et s'engagent dans un changement réel dans le secteur des énergies pétrolières et gazières.

(Source: article d'Amanda Stephenson de la Presse Canadienne, publié dans Le Devoir d'hier.)