lundi 30 octobre 2017

Le vote par anticipation: 2 fois plus important qu'à Montréal

Avec un taux de participation de plus de 13 %, le vote par anticipation à Saint-Robert a été plus de deux fois plus important que celui de Montréal, en ce 29 octobre. Montréal a obtenu une hausse du taux de participation à 6,54 % en 2017 lors du vote par anticipation. Il était de 5,58 % en 2013.

Lors des dernières élections municipales de 2013, le taux de participation au scrutin montréalais avait été de 43,3 %. Celui de Saint-Robert avait été plus de 64 %. Notre démocratie robertoise est plus vivante que celle de Montréal et que celle de la moyenne québécoise avec un taux de participation moyen de 47 %.

Hier, quelque 900 municipalités aux quatre coins de la province ont tenu un vote par anticipation.  Néanmoins, près de la moitié des municipalités se retrouvent avec une mairesse ou un maire élu par acclamation, elles n'avaient qu'un seul candidat à la mairie.

Que ce serait intéressant de surpasser encore la moyenne québécoise par notre taux de participation lors du scrutin du 5 novembre prochain.

Entre 10h et 20h, réservons un temps pour exprimer notre décision de gouvernance souhaitable, lors du dimanche 5 novembre prochain.

mercredi 25 octobre 2017

Retrouver un aspect communautaire à Saint-Robert

Depuis que nos aînés quittent notre municipalité pour s'approcher des services de santé et des services sociaux de la région centrale de Sorel-Tracy, depuis qu'ils s'installent dans les résidences d'aînés avec services qui leur conviennent mieux, l'aspect communautaire diminue au sein de notre communauté de  Robertois (es). C'est un constat d'une recherche lue à notre bibliothèque portant sur ce sujet dans notre municipalité comparée aux autres de la MRC Pierre-de Saurel.

Le perron d'église ne rassemble plus. Le magasin général n'attire plus avec ses friandises, le dimanche après la messe paroissiale. Comment recréer le sens de notre communauté ? Une fois l'été et une fois l'hiver, les fêtes rassembleuses ne permettent pas de relier réellement les gens entre eux. Le divertissement divertit. Le pain et les jeux ne réussissent pas à combler le cœur humain par une solidarité qui serait bienvenue au sein de notre municipalité. Les café-collation pour discuter avec les électeurs sont rares ici.

Notre démocratie est gérée généralement par consensus. Comme si tout le monde pensait de la même manière chez nous. L'opposition n'ose pas se faire entendre. Le mépris est perceptible ou la réception de mise en demeure de juristes payés par nos impôts fonciers menaçant la liberté d'expression fait peur aux citoyens moins à l'aise dans la communication orale ou parlée. L'intimidation n'est pas qu'une affaire de cour d'école.

Aller écouter les monologues du maire ne rassemble pas non plus les contribuables lors des séances publiques régulières du conseil municipal.  Le Patelin ne transmet pas non plus une transparence ouverte sur des informations dont les citoyens auraient besoin pour mieux comprendre et bien suivre les choix de notre gouvernance décidée seulement  par les élus. Les contribuables ont besoin d'être mieux informés pour mieux juger des actions ou des omissions des élus au cours de l'année. 

Quand je pose des questions lors de séances publiques, je reçois souvent des réponses imprécises ou erronées. Pourquoi la transparence est si difficile ? Est-ce l'incompétence ou l'ignorance qui fournit de telles informations sur les lois qui régissent les municipalités ?

Le projet de loi 106 et ses règlements ont retiré des droits aux municipalités. Le projet de loi 122 et les règlements à venir retirent des droits aux citoyens. Pourquoi notre population en est si peu informée ? Ce sont des lois qui ont un grand impact sur notre gouvernance municipale. Sans une action éclairée des  citoyens, les décisions de nos élus risquent de ne pas répondre aux besoins réels de notre communauté.

Personne n'a plus de temps à donner. Même le maire actuel nous a exprimé sa grande déception, lors de la séance d'octobre. En 2018, la totalité des salaires des élus sera imposable. Seulement les 2/3 étaient imposables auparavant.


Les foyers qui ne reçoivent pas les journaux virtuels locaux comme Sorel-Tracy Magazine, par exemple, sont mal informés. La direction municipale a censuré des textes qui lui sont soumis. Est-il normal que seuls les foyers branchés au web connaissent un peu ce qui se passe dans leur gouvernement de proximité ?

Vouloir être mairesse, ce n'est pas une question de salaires ni de privilèges particuliers. C'est une question de services pour sa collectivité. C'est vouloir démocratiser le pouvoir. C'est une possibilité de relier les gens entre eux. C'est terminer l'ère des maires-rois qui centralisent tous les pouvoirs, selon l'expression du candidat Martin Malo de Sainte-Marcelline-de-Kildare. C'est laisser de la place pour l'expression du citoyen. Contrairement à ce que disait le maire actuel au printemps 2013, il n'est pas dangereux d'entendre des voix qui pensent différemment  des élus. Je pense que c'est dans le dialogue que s'établissent des relations intéressantes pour chacun. Je ne vois pas de danger dans la libre expression respectueuse de l'autre.

J'espère tellement une participation record lors des prochaines élections municipales. Si le statu quo plaît, nous le saurons. Si un nouveau choix de gouvernance plus transparente et plus intègre plaît davantage, nous le saurons aussi. La population choisira. La démocratie s'exprimera. Les élus seront à l'image des choix des électeurs. 

(Inspiré d'un article de Guillaume Bourgault-Côté du Devoir  du week-end dernier.)







mardi 24 octobre 2017

Le temple du livre à Saint-Robert est-il utile ?

Comme candidate à la mairie de Saint-Robert, j'aimerais sensibiliser les personnes qui aiment la lecture et les personnes qui souhaitent un élargissement de la clientèle à notre bibliothèque municipale, qu'il est temps de valoriser ce service public chez nous.

Depuis que les élus ont annulé le lien avec les bibliothèques publiques de la Montérégie, le service n'est plus le même depuis décembre 2013. Malgré la dépôt de la pétition signée par plusieurs citoyens que j'avais initiée en mars 2013, les élus ont interrompu ce service culturel de si haute qualité. Les nombreux accès offerts par notre association avec le réseau public d'alors pendant presque 25 ans nous permettaient de s'abreuver à de nombreuses ressources par les services Web de ce vaste réseau. Des livres en ligne, des revues, de la musique, des magazines, des journaux, tellement d'information et de plaisir nous étaient alors disponibles.

Les échanges de livres avec d'autres bibliothèques municipales, des échanges de pratiquement 800 livres par trimestre nous arrivaient et repartaient pour nourrir d'autres milieux et leur bibliothèque publique. Quel plaisir lors de l'arrivée des caisses de nouveaux livres pour découvrir de nouveaux auteurs et de nouveaux titres.

Actuellement aucune loi n'encadre les villes afin qu'elles offrent un service précis, tant de places assises, un minimum de livres... L'excellence en bibliothèque n'est pas normée. Madame Chantale Brodeur, présidente de l'Association des 160 bibliothèques publiques du Québec (ABPQ), déplore que cet établissement littéraire, même s'il est le plus fréquenté parmi les institutions culturelles, soit dépendant de la vision des administrations municipales et de la diplomatie du jeu électoral entre l'arbre et l'écorce.

Les élus sont-ils convaincus de l'importance de la bibliothèque municipale ? Ce n'est pas seulement la disponibilité des livres, c'est aussi des possibilités de conférences, des postes de visionnement, etc. C'est un troisième lieu, selon Ray Oldenburg, professeur de sociologie à l'université de Pensacola, en Floride. Après la maison et le bureau ou l'école, la bibliothèque peut être un lieu rassembleur et accessible à tous.

Selon l'ABPQ, la bibliothèque publique reçoit 27 millions de visiteurs. Les statistiques de 2015 la place devant les cinémas (20 millions), les musées (14 millions) et les salles de spectacles (6 millions). La bibliothèque publique de Saint-Robert doit redevenir l'institution culturelle la mieux fréquentée de notre territoire. 

Le temple du livre mérite une meilleure attention des élus municipaux. D'autres municipalités ont réussi, nous le pouvons aussi.

Source: article de Jérôme Delgado du Devoir d'aujourd'hui

samedi 21 octobre 2017

Payer des formations à des élues qui ne se représentent plus

Les conseillères municipales  de Saint-Robert sortantes Patricia Salvas et Véronique Salvas terminent  leur mandat cet automne. Elles ont décidé de ne pas se représenter aux élections de ce 5 novembre prochain. Dans les jours suivant  le 6  octobre dernier, le candidat remplaçant la conseillère Véronique Salvas a été élu sans opposition. Le candidat qui succédera à Patricia Salvas sera élu le 5 novembre et sera assermenté dans les jours suivants le jour du scrutin.

Pourtant les élus ont voté de rembourser les frais de formation encourus lors du congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) auquel elles ont participé. Ce week-end à Québec commençant le 28 septembre dernier a entraîné des frais de 958 $ pour dame Patricia et 930 $ pour dame Véronique. 

Alors que leur service auprès de la population comme élues était pratiquement terminé, je m'interroge sur la pertinence que les contribuables paient pour un tel week-end de congrès de la FQM à Québec. 

Si c'était dans le but de les récompenser de leur service pour les dernières années passées au conseil municipal, n'avaient-elles pas déjà perçu un salaire comme élue dont 1/3 n'était pas imposable ?

La pertinence de suivre des sessions d'information à la fin d'un mandat qu'elles ne désiraient pas renouveler me semble sujet à questionnement.

mercredi 18 octobre 2017

Les 2 Rives: Julie Lambert n'a pas bien compris mon message

Alors que la journaliste Julie Lambert écrit, dans l'édition du 17 octobre du journal Les 2Rives, que je veux créer un dialogue convivial entre les membres du conseil, ce n'est pas exact.

Ce que j'avais écrit c'est plutôt que je veux créer un dialogue convivial avec la population. J'apprécie quand les membres du conseil municipal communiquent avec un matériel utilisable par un public non spécialisé. Le jargon administratif municipal ne plaira jamais au citoyen qui ignore ce jargon.

Je donne un exemple: les élus nous parlent d'une modification dans un règlement déjà adopté. Ils nous parlent alors dans un jargon avec des lettres et des numéros, sans nous expliquer en mots clairement compréhensibles pour les citoyens non spécialisés en vocabulaire propre au domaine municipal.

Cette manière de communiquer à la population n'augmentera certainement pas l'intérêt du citoyen à assister aux séances publiques. Il faut parler avec les mots que tout le monde pourra comprendre pour pouvoir bien suivre ce qui se déroule au sein de l'assemblée publique ouverte à toute la population.

La tour d'ivoire des élus, aucun citoyen n'apprécie cela. Les élus doivent travailler avec leurs citoyens, non pas dans un silo. Écouter et entendre ce que la population souhaite pour améliorer leur qualité de vie, c'est aussi cela le devoir de l'élu.

Des citoyens me disaient lors de nos rencontres préélectorales qu'ils se sentent méprisés quand les élus ou l'administration municipale ne les écoutent pas. C'est aussi cela le respect des électeurs et/ou des citoyens de Saint-Robert.  Un digne respect de la personne demeure le critère le plus fort de l'action municipale.


lundi 16 octobre 2017

Sait-on que la municipalité de Saint-Robert a eu un jugement de cour: coupable à 25 %

Lorsque j'ai obtenu le droit de lire et analyser les états financiers vérifiés de la municipalité, après une demande d'accès à l'information, pour les années 2013 à 2016, j'ai appris que des propriétaires du rang Bellevue avaient réclamé des sommes pour travaux mal réalisés par la municipalité. Ainsi en juin 2016, les citoyens s'étaient adressés à la cour des petites créances, lieu de réclamation de  15 000 $ maximum sans d'importants frais juridiques.  Les deux propriétaires des 225 et 227 rang Bellevue réclamaient ensemble un montant de 30 000 $ (selon ce qui a été révélé lors de la séance publique du 2 octobre dernier).

Ce même jour, on a informé les personnes assistant à la séance publique, que le jugement de la cour des petites créances a condamné la municipalité pour 25 % de responsabilité. Ainsi la municipalité devra verser 4 188,45 $ à chaque propriétaire au total pour chaque demandeur.

Curieux tout de même qu'il faille lire la note du vérificateur  externe dans les  états financiers de la municipalité pour être au courant de cette poursuite judiciaire.  Je préférerai toujours la transparence, même quand on commet des erreurs. Une erreur d'interprétation de la loi est possible, on peut apprendre de cette erreur et  ne pas la répéter,  pourquoi sembler camoufler au lieu d'informer.

Je persiste à croire que Le Patelin  informe trop peu. Trop souvent l'information est redondante. J'assiste souvent aux assemblées publiques, je lis les procès-verbaux des séances publiques, mais ceux qui ne peuvent agir ainsi car trop occupés ou peu intéressés, ne savent pas vraiment ce qui se trame dans ce gouvernement de proximité, notre administration publique municipale.

S'informer pour s'impliquer. S'informer pour ne pas accepter des réponses erratiques. Je pose des questions lors de ces sessions de conseil, souvent, les réponses sont approximatives ou tout simplement erronées. Pourquoi tous ces mystères ? Le contribuable mérite des réponses claires à ses questions. Si la réponse demande une recherche, je préfère qu'on réponde, je ferai la recherche et je vous reviendrai avec une réponse juste.

Malheureusement, ce n'est pas souvent le cas lors de ces séances publiques parfois farfelues.


samedi 14 octobre 2017

Si nous votions plus nombreux à Saint-Robert ?

Près de 1470 personnes sont invitées à voter le 5 novembre prochain pour élire un premier magistrat (maire ou mairesse) et un conseiller au poste no 1, à Saint-Robert.


Le 11 octobre dernier, la présidente d'élection rencontrait les candidats à ces postes pour les informer des procédures électorales et la réglementation, des bonnes pratiques, des obligations et responsabilités des candidats, etc.

Il était regrettable de remarquer qu'un candidat au poste de conseiller ne se soit pas présenté à cette rencontre d'information. Peu informé et expérimenté car n'assistant pas aux séances régulières du conseil municipal, je m'interroge sur ses capacités à bien comprendre son engagement de candidat. Il fera face au candidat Jacques Bacon au poste de conseiller. Monsieur Bacon est déjà impliqué dans la communauté et habitué d'assister aux séances publiques de la MRC Pierre-De Saurel et celles de notre municipalité locale et d'y poser des questions aux élus présents.

Alors que les municipalités sont des lieux de décisions de proximité, la désaffection électorale est paradoxale. Alors que notre milieu de vie devrait nous préoccuper en premier lieu, le vote du 5 novembre prochain devrait intéresser les citoyens et les payeurs de taxes.
  • Comment seront dépensées les taxes que nous payons ? 
  • Serviront-elles pour couvrir des besoins collectifs ou des besoins bénéficiant à quelques personnes privilégiées ?

  • Les contrats seront-ils octroyés à des amis des élus, de gré à gré, parce qu'ils sont sous la barre des 100 000 $, nouvelle base autorisée et fixée par le projet de loi 122 du gouvernement Couillard, publié le 15 juin 2017?
  • Est-ce une apathie, une crise de confiance envers nos institutions démocratiques?

  • Est-ce une conséquence des nombreux témoignages d'élus, de fonctionnaires, d'entrepreneurs, tous agents de collusion et/ou de corruption lors de la Commission Charbonneau ?
Pourtant plusieurs passerelles de collaboration apparaissent comme modèles d'engagement. Des mouvements de citoyens se réapproprient des espaces publics dans certaines municipalités. Des données ouvertes et une transparence envers les citoyens sont revendiquées de plus en plus. L'économie sociale s'installe et trouve des solutions à des défis globaux.

Le climat, les inégalités, la prospérité touchent de toute manière chaque citoyen payeur de taxes ou non. Pour garantir un développement durable et équitable de notre territoire, il est important que la participation citoyenne s'accentue. Laisser les autres décider à notre place n'est pas un signal d'une personne responsable de son avenir et de celui des siens. La codécision est maintenant possible avec les élus dans un dialogue constructif et respectueux des idées de tous. Un renouveau, un espace de délibération inédit entre les élections permettrait d'échanger au sujet de l'intérêt collectif.  C'est maintenant nécessaire.

Après 7 mandats consécutifs du maire actuel, ses propositions sont usées. Les paroles qui ne sont pas suivies d'actions pour les transposer en réalités, cela suffit. Ses meilleures solutions, il a eu amplement le temps de les proposer et de les réaliser. Il est temps de penser autrement. Il est temps d'accueillir d'autres initiatives. Il est temps de s'éveiller à d'autres avenues que les infrastructures. Une municipalité a des compétences dans plusieurs objets. Assumons nos responsabilités comme citoyen et exigeons plus de démocratie dans notre municipalité. La transparence et l'information doivent s'améliorer.

Quand on est fier de nos actions, on ne craint pas de les faire connaître. Pourquoi tant d'opacité ? Le maire actuel disait en assemblée publique qu'il était dangereux de lire mon blogue. Ah oui ! Pourtant ce que j'écris dans ces billets, je pourrais tout aussi bien les dire devant n'importe  quel juriste. Ma probité est reconnue. Mes clients savent le reconnaître depuis plus de 30 ans. Le bien et le vrai font partie de mes valeurs personnelles depuis l'enfance.

(Source d'inspiration: un article de Véronique Fournier, directrice du Centre d'écologie urbaine de Montréal, dans Le Devoir d'aujourd'hui)