vendredi 2 septembre 2016

Moins de bombes

Avant-hier, Textron, le dernier fabricant américain de bombes à sous-munitions (celles qui se transforment en mines antipersonnelles) a arrêté sa production. Les organisations de défense des droits de l'Homme tentent d'éliminer ces armes depuis longtemps. Un nouveau succès pour elles.
 
Difficiles à exporter, bannies par plusieurs pays, les livraisons américaines  à l'Arabie  saoudite suspendues depuis mai, ces bombes à mines antipersonnelles qui n'ont pas explosées sont susceptibles de se déclencher au moindre contact et deviennent donc meurtrières pour les civils pendant de nombreuses années.
 
Ces bombes contiennent des mini-bombes, par centaines, qui se répandaient sur un vaste périmètre, et n'explosent pas toujours immédiatement. Ce type d'armement est interdit depuis la convention internationale d'Oslo de 2008. Mais encore une quinzaine de pays continuent d'en produire. La Chine, la Russie et Israël font partie de ces producteurs de bombes à sous-munitions. Des ONG continuent de dénoncer l'utilisation de ces armes par les Saoudiens au Yémen.
 
Au moins, les productions américaines ont cessé.
(Source: Le Devoir, d'aujourd'hui )
 

mardi 16 août 2016

La commission débute ses travaux: PL106

Le projet de loi sur les hydrocarbures sera étudié cette semaine en commission parlementaire et on peut la suivre, en direct,  à la télévision au canal de l'Assemblée nationale du Québec. C'est la commission de l'agriculture, pêcheries, énergie et ressources naturelles.  Mais déjà plusieurs municipalités dénoncent le préjugé favorable du gouvernement Couillard envers l'exploitation des énergies fossiles. Est-ce la meilleure manière de lutter contre les changements climatiques ?
 
Un comité composé d'élus et de juristes a préparé une résolution d'opposition à ce projet de loi. Notons que ce projet est le premier sur les hydrocarbures dans l'histoire québécoises. Les municipalités ont reçu ce texte de la résolution d'opposition. Cette résolution déplore le retrait des compétences municipales sur les prélèvements d'eau effectués dans le cadre de l'exploration et de l'exploitation de pétrole et de gaz.
 
Les MRC verront leurs schémas d'aménagement et leur règlement de zonage ou de lotissement subordonnés à cette loi sur les hydrocarbures.  Les municipalités ne seront pas consultées, elles seront simplement informées des travaux d'exploitation et de production d'énergies fossiles.
 
Les législateurs prévoient, pour les entreprises, des droits importants. Informer le propriétaire du terrain  et la municipalité dans les 30 jours leur semblent acceptables à la suite de l'inscription du permis d'exploration au registre public.
 
Si le propriétaire du terrain privé ne s'entend pas avec l'entreprise et refuse un accord, l'entreprise peut  l'exproprier. Tout comme la Loi sur les mines du Québec le permet depuis la fin du XIX e siècle.
 
Plusieurs municipalités prennent conscience que l'acceptabilité sociale n'est pas acquise.
 
(Source: Le Devoir d'aujourd'hui)

dimanche 7 août 2016

Un espace de réflexion horizontal plein d'idées

Pour la première fois, le FSM s'animera dans un pays riche. Il y a de l'espoir. Pour changer le système, qui de mieux qu'un pays du G8 ? Si la population se mobilise à Montréal pour demander des initiatives concrètes en consommation plus responsable et en énergies propres, pour une économie sociale et solidaire, pour l'abolition des paradis fiscaux, les politiciens entendront, un jour, cette convergence civile qui avance.
 
Les simples citoyens sentent l'urgence d'agir. Il est temps que l'économie redevienne au service des gens et non plus qu'au service du capital. La contestation des étudiants au printemps 2012 a remis au jour la démocratie participative, horizontale, décentralisée.
 
Partout, les menaces continuent sur notre monde. La crise environnementale, les inégalités mondiales, les guerres permanentes, l'armement militaire et nucléaire. La lutte vers la justice continue avec constance et enthousiasme au fil des rencontres citoyennes. Par le partage avec d'autres citoyens du monde venus à notre rencontre, par l'échange des idées pour améliorer la société, un réseau mondial se consolide.
 
"David est certes petit, mais il est quand même fort" disait Anne-Céline Guyon, porte-parole de Stop Oléoduc, à la journaliste Hélène Roulot-Ganzman dans l'édition du Devoir d'hier.  Les gens qui s'opposent au développement des hydrocarbures demandent que cesse notre dépendance aux énergies fossiles. La conception d'une transition énergétique n'apparaît pas dans cette voie de produire ici d'autres gaz et pétrole de schiste. Le regroupement Vigilance Hydrocarbures du Québec (RVHQ) étudie et informe les citoyens de plus de 130 municipalités. Depuis 2007, des bénévoles parcourent le Québec pour conscientiser les citoyens des enjeux énergétiques. Par son site web, le RVHQ fournit beaucoup d'information pour sensibiliser la population.  Rendons-nous-y pour découvrir le travail accompli depuis la campagne: "vous n'entrerez pas chez-nous".
 
Les multinationales veulent faire de plus en plus d'argent sans se soucier de comment sera redistribué cet argent aux populations locales.  Les citoyens devront se mobiliser pour faire valoir leurs intérêts. Pourtant, des solutions de rechange existent pour cesser de détruire notre planète. 
 
(Source: cahier spécial sur le FSM du Devoir de ce week-end)

mercredi 3 août 2016

Des organismes écrivent une lettre au premier ministre Couillard

Le gouvernement ouvre la porte au développement de la filière polluante des hydrocarbures  avec son projet de loi 106 déposé le 7 juin dernier. Tout un contraste avec une volonté exprimée à Paris lors du COP 21 de diminuer les gaz à effet de serre et de participer activement à la réduction du réchauffement climatique d'ici et d'ailleurs
 
Une cinquantaine de groupes de citoyens et environnementaux demandent de retirer le projet de loi sur les hydrocarbures du document intitulé Loi concernant la mise en oeuvre de la Politique énergétique 2030 et modifiant diverses dispositions législatives. Ce projet de loi 106 permet aux entreprises titulaires de licences des droits d'accès et d'expropriation qui passeront avant les droits des citoyens qui sont propriétaires de la surface du sol. Notre sous-sol leur appartiendrait totalement et les privilèges leur seront grandement accordés.
 
Les schémas d'aménagement, les règlements de zonage, les règles des municipalités sur les puisements d'eau seront subordonnés aux volontés des entreprises pétrolières et gazières. Le Front commum pour la transition énergétique estime que le chapitre sur les hycrocarbures est à contre-courant du mouvement mondial actuel. Tirer profit de projets d'exploitation pétrolière et gazière est illusoire et utopique quand le coût de production est plus du double du prix du marché.
 
Le moratoire sur le gaz de schiste et sur la fracturation hydraulique, que plusieurs citoyens pensaient être un souhait de notre gouvernement suite à la campagne des citoyens de la Vallée du Saint-Laurent: "Vous n'entrerez pas chez nous", n'est pas prêt d'apparaître quand on découvre ce projet de loi 106 qui semble composé pour plaire aux multinationales.
 
Du 16 au 19 août, en plein été, sans trop de présence des médias et de citoyens attentifs, ce projet de loi 106 sera l'objet de consultations en commission parlementaire. Le ministre Arcand explique, à RDI Economie, un projet de loi qui diffère souvent du texte qu'on peut lire sur leur site. Comme si ses connaissances du projet étaient bien partielles ou comme s'il souhaitait nous tromper. Mais de nombreux citoyens sont informés et considèrent que l'eau et la santé sont plus importants que l'enrichissement rapide de quelques actionnaires.
 
S'informer, c'est s'engager. Même Pétrolia retarde ses forages en Anticosti. Les fonds nécessaires ne sont pas encore débloqués.
 
(Source: Le Devoir)

mercredi 27 juillet 2016

On investit dans le fer pendant le dumping d'acier chinois

Alors que la Chine fait du dumping d'acier sur les marchés internationaux, qu'elle écoule sa production excédentaire sur les marchés à un prix inférieur à son prix coûtant, l'Association canadienne des producteurs d'acier n'apprécie pas. La valeur de l'acier, alliage de fer et de carbone, diminue depuis deux ans, passant de 100 $ à 55 $. Mais c'est pas grave que le cours du fer soit bas, Québec a décidé d'y investir 175 millions à Schefferville.
 
Le ministre Arcand est confiant. Le Plan Nord réussira. Le port de Sept-Îles sera utile.  Les actifs ferroviaires et portuaires du secteur Pointe-Noire que la Société du Plan Nord vient d'acheter de Cliffs Natural Ressources pour près de 67 millions de dollars servira. Un premier chargement de 16 000 tonnes de minerai de fer est arrivé à Pointe-Noire et sera expédié en septembre.
 
Le risque est important en ces temps difficiles pour cette industrie mondiale. La demande est faible, la volatilité des fluctuations des taux de change est iportante et la surcapacité de production mondiale de l'industrie de l'acier est reconnue. Ce projet de mine de fer à enfournement direct  de Tata Steel Minerals Canada, estimé à 1,5 milliard, fera passer la production de deux à 6 millions de tonnes de minerai de fer par année, d'ici 2020.
 
"Le gouvernement prend un risque" selon un associé du cabinet de services-conseils MNP et spécialiste du secteur minier. Mais le gouvernement, c'est l'argent de nos impôts et taxes qu'il investit à risque dans cette mine de minerai de fer détenue majoritairement  par une société indienne.
 
(Source: Le Devoir d'aujourd'hui)

Encore plus de 200 000 litres de pétrole déversés

L'équivalent de deux wagons-citernes ont été déversés dans la rivière Saskatchewan Nord mercredi dernier. La pétrolière Husky Energy a attendu 14 heures avant d'avertir le gouvernement provincial de Régina que son oléoduc avait une fuite. Les citoyens de deux municipalités (49 000 habitants) ne puisent plus leur eau dans la rivière. D'autres commununautés devront faire bouillir leur eau pendant des semaines, voire des mois. Le nettoyage est compliqué car le pétrole a plongé sous la surface de l'eau.
 
Prince Albert a fermé son usine de traitement des eaux lundi. Pour conserver les eaux, plusieurs interdictions d'arroser ont été adoptées.  Husky Energy a coupé la circulation d'hydrocarbures et installe des barrages pour limiter les dégâts. Seulement la moitié du volume de pétrole déversé serait recueillie jusqu'à maintenant.
 
Le premier ministre propétrole de cette province, Brad Wall, ne comprenait pas, il y a peu de temps, que la Communauté métropolitaine de Montréal refusait de laisser le pipeline d'Energie Est passer sur son territoire.
 
Ce déversement en Saskatchewan devrait faire réfléchir le gouvernement Couillard et ses ministres Arcand et Heurtel qui continuent de subventionner les sociétés pétrolières et gazières pour explorer les ressources d'hydrocarbures dans nos sous-sols québécois.
 
Les citoyens informés n'appuient pas cette menace au Québec. Le récent projet de loi québécois 106 est inquiétant. Il semble rédigé pour répondre aux demandes des sociétés pétrolières et gazières.  Il retirerait les droits de sécurité juridique aux citoyens et aux municipalités.
 
La loi permettrait de quadriller notre territoire de pipelines qui raccorderaient les gaz de schiste et le pétrole de schiste de nos sous-sols, soutirés en fractionnant la roche profonde pour recueillir les hydrocarbures des fissures  naturelles ou créées par leurs liquides injectés. Sans que nous puissions leur dire que "chez nous, c'est chez nous".  Ils auront le droit de nous exproprier selon leur volonté mercantile. Le sous-sol, un bien commun de l'Etat, a été bradé pour quelques 10 sous l'hectare à des petites sociétés contrôlées  souvent par des amis du pouvoir. Leur droit de s'enrichir, pour les 1 %, passe avant notre droit de bénéficier d'une eau potable de qualité. Comme si l'or noir au service du 1 % de la population vaut plus que l'eau potable  nécessaire à la vie de tous.
 
(Source: Le Devoir d'hier et d'aujourd'hui)
 
 
 


lundi 25 juillet 2016

On retirera les vieux wagons 6 mois plus tôt que prévu

Les vieux wagons-citernes DOT-111 qui transportent le pétrole brut sur les chemins de fer canadiens seront retirés six mois plus tôt, soit dès le 1er novembre prochain. On se souvient qu'ils avaient été peu résistants aux impacts lors de la tragédie de Lac-Mégantic. En 2015, 146 000 chargements de pétrole brut ont circulé sur les voies ferrées canadiennes. L'industrie était réticente à effectuer ce changement à cause des coûts importants de remplacement. 
 
Les nouveaux TC-117 sont faits d'un acier plus épais et ont des boucliers protecteurs et une couche de protection thermique. Ils pourront mieux résister à une perforation, selon le ministre fédéral des transports, Marc Garneau.
 
Les citoyens de la municipalité de Lac-Mégantic s'impatientent. Ils veulent une voie de contournement pour éviter que le chemin de fer ne continue de traverser leur ville. Une étude préliminaire propose une voie de contournement de 12 kilomètres, au coût de 115 millions. Une autre étape de l'étude évaluera les impacts environnementaux et identifiera les propriétaires qui pourraient être expropriés.
 
Source: Le Devoir du 25 juillet