mardi 29 septembre 2015

PEPS: la CAQ demande de freiner ce projet éolien

Lors de la période des questions à l’Assemblée nationale, aujourd'hui, la porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière d’énergie et députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, a demandé au ministre Pierre Arcand de mettre un frein au développement de la filière éolienne, après qu’une pénalité financière de près de 500 000 $ ait été imposée au promoteur du parc éolien Pierre-De-Saurel en raison du retard de livraison des éoliennes.
 
« Pourquoi, pour le Parti libéral, le développement des régions passe nécessairement par des projets déficitaires? Les gestionnaires du parc éolien sont dans le flou le plus total depuis un an, puisque le gouvernement refuse de leur livrer un certificat d’autorisation. Résultat : une amende de 492 000 $, faisant grimper le coût total du projet à 70,6 millions de dollars, soit 1,7 million de plus que prévu initialement. Qu’est-ce que le gouvernement attend pour mettre un frein à l’éolien? Le parc éolien Pierre-De-Saurel n’est qu’un pâle reflet de la mauvaise gestion libérale dans le secteur énergétique. On sait que la filière éolienne ne rapporte absolument rien aux Québécois dans un contexte de surplus d’électricité, seulement des augmentations de tarifs d’électricité! Les Québécois se verront une fois de plus refiler une facture plus salée que prévu », a dénoncé Chantal Soucy.
 
La députée caquiste a rappelé au ministre de l’Énergie, Pierre Arcand, que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a déposé en novembre dernier un rapport fortement négatif sur ce projet de parc, qui imposera la construction d’éoliennes à Yamaska, à Saint-Aimé et à Saint-Robert. En plus de remettre en question la rentabilité du projet, le BAPE a clairement souligné que le site était mal choisi dû à la faiblesse des vents dans la région et que l’acceptabilité sociale n’était pas acquise.
 
« Le BAPE avait explicitement prévenu le gouvernement des risques, mais le gouvernement n’a pas pris ses responsabilités. On le sait que le Parti libéral entretient une histoire d’amour avec les éoliennes, mais il y a des limites quand un projet comme celui-ci ne tient tout simplement pas la route. Même le vent n’est pas au rendez-vous pour faire tourner les éoliennes! Jusqu’à quand le ministre de l’Énergie va-t-il se fermer volontairement les yeux? » a lancé Chantal Soucy.
 
Mme Soucy a également indiqué que le coût de l’énergie éolienne n’est clairement pas avantageux. Dans le cas du parc éolien Pierre-De-Saurel, Hydro-Québec paiera 14,1 sous du kilowattheure, en tenant compte de l’inflation. « Je tente de voir les avantages liés à ce projet, mais la vérité est qu’il n’y en a pas. En plus d’être inutile, il a été mal ficelé et mal conduit. Le ministre de l’Énergie doit mettre fin au suspense et reconnaître que la filière éolienne nécessite un coup d’arrêt », a conclu la députée de Saint-Hyacinthe.
 
(Source: CAQ)

"L'avenir du Québec, ce n'est pas les hydrocarbures", dit P. Couillard

Tout en répétant sa volonté de lutter contre les changements climatiques, Philippe Couillard ne se sent pas en contradiction d'ouvrir notre économie aux énergies fossiles en transformant le Québec en province productrice de pétrole et en territoire stratégique pour exporter le pétrole albertain.
 
Le 17 septembre, il annonçait vouloir réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 % d'ici 2030, par rapport aux émissions de 1990. On sait qu'il a un préjugé favorable envers des projets pétroliers en développement en Gaspésie, sur l'île d'Anticosti et dans le golfe du Saint-Laurent,on sait aussi qu'il continue de refuser d'évaluer les GES  émis par le pétrole des sables bitumineux qui coulera dans le pipeline Énergie Est.
 
Pour des municipalités, des scientifiques, des comités de citoyens inquiets, l'évaluation environnementale pour le projet de TransCanada, que prévoit tenir le Québec, déçoit. L'Institut Pembina évalue que 32 millions de tonnes de GES seront émises annuellement, soit une augmentation de sept millions de véhicules sur les routes québécoises.
 
Pourtant il nous dit que "L'avenir du Québec, ce n'est pas les hydrocarbures". Il répète qu' "un réchauffement de plus de deux degrés...changements cataclysmiques pour toute la planète...impacts sur l'eau, sur notre santé, sur notre nourriture et sur notre territoire". Donc l'information semble lui être connue. Mais pourquoi les actions ne coïncident pas avec la parole.
 
Le gouvernement continue de payer de larges portions des factures d'exploration pour aider les grandes compagnies qui forent au Québec. Donc nous continuons d'investir, collectivement, par nos fonds publics dans des technologies déjà désuètes. Même d'importants investisseurs, à travers le monde, désinvestissent dans la filière pétrolière et gazière. Pourquoi pas nous ?
 
Sommes-nous si en retard  dans notre conscience collective du bien public de notre humanité ?  Même le pape François nous demande d'être moins cupide et de penser à l'avenir de notre maison commune, la planète. Mais il est vrai que notre nombril devient si gros quand on ne regarde que lui.
 
(Source:  Le Devoir,  édition du 18 septembre)
 

Les ministres: leur appétit creuse un trou dans les finances publiques ?

Le Conseil des ministres peut s'accorder 60 000 $ annuellement pour manger lors des réunions du cabinet. Ce budget est pour calmer la faim du premier ministre et de 26 ministres durant les séances tenues généralement tous les mercredis à 11 h. On a donc budgeté près de 1 500 $ par séance. 
 
Durant l'exercice 2014-2015, le gouvernement Couillard s'est réuni 56 fois, dont 41 rencontres ont nécessité l'appel d'un traiteur. Le coût: 37 927,67 $. En moyenne, chaque membre du gouvernement a coûté 1 404 $ en petits plats gratuits, soit plus de 34 $ du goûter.
 
En quatre ans, entre avril 2014 et octobre 2018, au rythme des budgets actuels, jusqu'à 270 000 $ de fonds publics serviront aux casse-croûte consommés autour de la table du Conseil des ministres.
 
On peut se demander si nos gouvernants sont conscients de l'austérité rencontrée par de nombreuses familles démunies quand ils savourent "ces expériences gastronomiques"
 
(Source: Le Devoir, édition du 28 septembre)

lundi 28 septembre 2015

Les élus exigent de nouvelles normes de protection de l'eau

Le congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) a débattu sur le pacte fiscal la semaine dernière, durant trois jours, à Québec. Des élus de Saint-Robert, Gilles Salvas, Gilles Latour, Véronique Salvas et Patricia Salvas représentaient notre conseil municipal. Les élus ont, de plus,  discuté sur la protection des sources d'eau potable en lien avec la recherche, l'exploration, l'exploitation et le transport des hydrocarbures.  En plus de défendre l'eau potable, ils ont aussi  compris que leur capacité d'adopter des règlements pour protéger leur territoire et leur environnement devait être défendu sans risquer d'être poursuivis par des compagnies privées insatisfaites. Cet appui a été voté à plus de 75 % des élus présents.
 
Ils ont aussi demandé au gouvernement d'accorder aux municipalités une dérogation pour pouvoir imposer des normes plus sévères, car les normes actuelles sont insuffisantes et dangereuses pour la qualité de l'eau. L'appui des comités de citoyens qui luttent dans leur communauté contre le passage du pipeline Énergie Est et l'exploitation pétrolière a été solidaire. Des représentants de comités de citoyens ont soutenu leurs élus dans cette lutte.
 
Actuellement 279 municipalités, présentes dans 73 MRC et Agglomération et représentant plus d'un million de résidants réclament cette dérogation au  Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection publié le 30 juillet 2014 et entré en vigueur le  14 août de la même année. La mairesse de Saint-Edmontd-de-Grantham est porte-parole des municipalités qui réclament la dérogation au sein du conseil d'administration de la FQM.
 
La FQM a lancé un appel solennel à l'ensemble des municipalités québécoises afin qu'elles soutiennent activement et concrètement la lutte menée par la municipalité du Canton de Ristigouche-Partie-Sud-Est pour la défense des compétences municipales, le développement pérenne du territoire, la protection de l'environnement et l'intégrité des sources d'eau potable. Cette petite municipalité est poursuivie pour 1,5 million de dollars par la compagnie Gastem pour avoir adopté un règlement pour préserver l'intégrité des sources d'eau potable.
 
La FQM a aussi adopté une autre résolution: elle appuie les municipalités qui réclament actuellement une dérogation au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection et elle invite l'ensemble des municipalités québécoises à se joindre à cette démarche collective de protection des sources d'eau potable.
 
 
(Source: Richard Langelier  juriste et sociologue,  membre du comité de citoyen de Saint-Bonaventure)

Nous buvons moins de lait

Entre 1995 et 2014, la consommation moyenne de lait par canadien a diminué de 18 %, selon une agence fédérale. Le yogourt plaît  trois fois plus et la crème, doublement, durant cette même période. Le beurre (de 2,76 kilogrammes  annuel à 2,84 kg) et le fromage (de 13,61 kg à 13,8 kg) aurait presque stagné.
 
Durant la dernière année, le québécois moyen a baissé sa consommation de lait de 1 %. Mais il a augmenté sa demande de 2 % en yogourt, de 3 % en beurre et de près de 7 % en lait au chocolat.
 
Les quotas de production du lait au Québec ont augmenté de 4 millions de litres de 2013 à 2014. En vertu du système de la gestion de l'offre, la  production doit être équivalente à la consommation.
 
Les transformateurs sont tout de même confiants et  s'adaptent en misant davantage sur la valeur ajoutée. On offre davantage de nouvelles  saveurs de lait et de fromage. Les cafés glacés, les frappés aux fruits sont devenus plus populaires auprès des consommateurs.
 
(Source: Le journal Les Affaires,  19 septembre)
 
 
 
 

vendredi 25 septembre 2015

Le débat d'hier nous a-t-il mieux éclairé ?

Plusieurs questions préparées par les journalistes Patrice Roy  (Radio-Canada) et Yves Boisvert (La Presse) ont été entendues par les chefs des 5 partis politiques lors du premier débat en langue française de cette campagne électorale. Mais combien ont été réellement répondues ? Très peu.  Il me semble que chaque chef a préféré nous répéter son discours déjà entendu, encore  martelé en quelques phrases  répétitives. Comme si l'électeur ne pouvait pas entendre et comprendre des compléments d'information, des nuances, des discussions constructives sur d'autres aspects que ceux qui reviennent toujours devant.
 
Des attaques, des accusations, des cacaphonies quand plusieurs chefs parlent en silo, en même temps, des mises en doute du réalisme de certaines promesses, des reproches, tout ce tapage ne permettait pas de mieux s'informer, d'aller plus loin. J'avais l'impression de réentendre les clips des bulletins de nouvelles. J'aurais aimé en apprendre davantage.
 
Je ne comprends pas qu'il n'y ait pas un mécanisme qui empêche deux ou même trois personnes de parler en même temps.  Même en classe d'école primaire, on apprend à parler un à la fois. Le spectateur ne retire rien de ces longues secondes de bruit dérangeant.
 
Est-ce suffisant pour diminuer le cynisme et augmenter la participation aux élections du 19 octobre ? Quand un électeur sur deux ne se déplace pas pour voter, il faut probablement changer l'approche. Parler à l'électeur comme à une personne intelligente, cesser les phrases très préparées à l'avance par des spécialistes en communication, parler avec sincérité, avec coeur  et délaisser la routine de tournée. Pourquoi ne pas manifester un réel intérêt envers les  besoins exprimés par la population et démontrer ce que chaque chef entend faire comme contribution pour y arriver ? L'économie  seule ne suffit pas.

55 %: hausse du salaire du député

Les citoyens se plaignent que les soins de santé et les services en éducation sont de plus en plus compressés car le gouvernement du Québec n'aurait pas d'argent. Les personnes les plus vulnérables, autant les enfants, les pauvres, les détenus, les immigrants que les aînés, faute d'investissement, voient les services offerts diminuer graduellement. Le rapport de la protectrice du citoyen a pourtant mis récemment en garde le ministère de la Santé et des Services sociaux. Mme Raymmonde Saint-Germain se dit "sceptique" quant à la volonté du ministère de régler cette situation, de continuer à diminuer les dépenses.
 
Pourtant le gouvernement Couillard veut adopter un projet de loi qui permettra de hausser de 88 000 $ à 136 000 $ le salaire du député dès la prochaine législature en 2019. Mais dés la sanction de la loi, l'indemnité de transition pour un élu qui démissionne en cours de mandat sera abolie. Déjà plusieurs élus ont quitté l'Assemblée Nationale et ont orienté leur service ailleurs, depuis 2015 et ont pu bénéficié de cette indemnité de transition. La population est choquée en pensant aussi  au coût des élections partielles  qui surviennent à moins de 6 mois de la démission de l'élu qui avait mérité pourtant leur confiance lors de la récente élection provinciale.
 
En période d'austérité et de négociations collectives, il y aura des grincements de dents. Alors que le rapport signé en 2013 par l'ex-juge Claire L'Heureux-Dubé proposait plusieurs recommandations, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, veut l'appliquer dans son intégralité :"C'est un tout. Vous ne pouvez pas commencer à faire un choix " .
 
Pourtant on se rappelle que plusieurs autres rapports sont discutés au sein des parlementaires  et que des parts sont retenues alors que d'autres sont rejetées. Celui traitant de la rémunération des députés ne semble pas comme les autres. L'intégralité ici serait nécessaire...