mercredi 29 avril 2015

La région de Sorel: tournage du prochain film de Xavier Dolan

À la fin de mai, Xavier Dolan tournera une coproduction France-Québec, Juste la fin du monde,  adaptée de la pièce de Jean-Luc Lagarce qu'Anne Dorval lui a fait découvrir. Lors du tournage au Québec, la région de Sorel sera l'hôte du cinéaste ainsi que la région de Laval. 
 
Après avoir adapté en 2012 la pièce de théâtre de Michel Marc Bouchard, Tom à la ferme, voici que le cinéaste récidive. Des points communs se retracent entre ces deux univers. Sur le fond de huis clos familial à la campagne, un  urbain s'invitera au village et soulèvera des tensions. Cette coproduction nous fera réfléchir sur l'incommunicabilité entre des proches. Après douze ans d'éloignement, un écrivain sidéen vient voir sa famille pour leur annoncer sa mort qui approche.
 
L'actrice française bien connue, Marion Cotillard (la belle-soeur), accompagnera Léa Seydoux (la soeur), Vincent Cassel (le frère), Nathalie Baye (la mère) et Gaspar Ulliel (l'écrivain malade). Dolan est fier de pouvoir travailler avec ces acteurs qu'il voit "si extraordinaires, si créatifs".
 
Dolan tournera ensuite son premier film en anglais l'automne prochain, The Death and Live of John F. Donovan.
 
(Source: Odile Tremblay,Le Devoir, d'aujourd'hhui)
 

jeudi 16 avril 2015

Sommes-vous distraits ?

Ce matin, Michel David se demande, dans sa chronique dans Le Devoir, si notre premier ministre Couillard est distrait. Peut-on ignorer des faits qui sont connus et ont été révélés dans les médias nationaux  comme le reportage de l'émission Enquête? Les agisssements douteux des personnes qui siègent sur le même conseil d'administration peuvent-ils être ignorés du président du même conseil administratif ?
 
L'Autorité des marchés financiers (AMF) avait révoqué le permis de vente de produits financiers à l'administrateur Hans Black, mais le président du conseil d'administration, Philippe Couillard,  l'ignorait. Les amendes versées  par M. Black à l'AMF aussi. C'est ici que le chroniqueur Michel David parle que notre premier ministre n'avait pas de "très bonnes antennes". Était-il distrait lorsqu'il était au conseil d'administration de la compagnie Amorflix Life Sciences pendant ses années de retrait de la politique ?
 
Le réflexe éthique prend du temps à s'installer. Au-delà des indignations, aura-t-on plus de prudence pour maintenir la volonté exprimée au départ, gouverner avec transparence ? Au-delà des comportements légaux ou illégaux, pourrait-on penser que les gouvernants ont un sens éthique qui dépasse les cadres légaux et se rend un peu plus loin pour le bien des citoyens ? "Avoir su..." écrit Michel David, n'est jamais un argument très convaincant.
 
Devenir proactif ou lieu d'être réactif, après les faits connus et répandus, serait nettement préférable.  Et nous, sommes-nous aussi distraits ? Encourageons-nous, par notre silence, des comportements inacceptables ?
 
 

lundi 30 mars 2015

Une chanson, une région, un robertois

Le réalisateur de "L'espace d'une chanson" est un robertois d'origine. Louis-Roland Leduc réalise la nouvelle série d'émission de douze épisodes présentée à partir de vendredi le 3 avril prochain, à 19 h sur les ondes de Télé-Québec. On présente une région du Québec, une histoire, un territoire et on l'associe à une chanson bien connue qui parle de l'appartenance à son coin de pays.
 
La fierté, le sentiment d'être partie prenante de sa région, est présentée à partir d'une chanson, des gens du coin, des historiens, des images de famille ou de films d'archives. La chanson commande le fil de l'émission. Une demi-heure sur une chanson étoffée, démonstrative, qui nous raconte un coin du Québec avec ceux qui l'ont assez aimé pour créer une oeuvre pour le dire, le chanter et en répandre son histoire. Un temps télévisuel nostalgique pour expliquer l'attachement provoqué par un lieu et  ses gens et nuancer le tout dans une poésie mise en musique et qui voyage dans nos mémoires pour longtemps.
 
Une série à regarder. Fred Pellerin présentera La Mauricie; Louis-Jean Cormier, la Côte-Nord; Tex Lecor, les Basses-Laurentides. On découvrira mieux la Gaspésie des soeurs Boulay; le Montréal de Bernard Adamus; l'Estrie de Clémence DesRochers, etc.
 
Cette émission nous éloignera de plusieurs insignifiances présentées à la même heure à Ti-Mé Show.
 
 

vendredi 27 mars 2015

Le vieillissement et l'austérité

Le budget présenté hier par Carlos Leitao reflète bien la volonté du Conseil du trésor. En juin dernier, le budget de la santé devait augmenter de 2,7 % pour l'année 2015-2016. Hier, on a plutôt annoncé que l'augmentation serait de 1,4 %, soit environ 50 % des prévisions précédentes.
 
La population vieillit, les médecins devront soigner plus de patients avec le projet de loi 20 et pourtant les dépenses publiques en santé n'augmenteront que si peu. Les médecins auront une augmentation de revenus. Les soins pourront-ils suivre la cadence  de cette austérité dans les dépenses en santé ?
 
On met le système de santé à la diète. Veut-on suggérer aux aînés malades et  financièrement à l'aise de se tourner vers la médecine privée ? C'est comme une invitation à y penser de plus en plus. Le système de santé publique sera ainsi moins sollicité...
 
En même temps, l'âge pour recevoir le crédit d'impôt pour personnes âgées ne sera accessible graduellement qu'à l'âge de 70 ans, au lieu de 65 ans maintenant. Le pouvoir gris en prendra conscience lentement, mais, les conséqences de la diminution de l'état régulateur des inégalités seront perceptibles au fur et à mesure que le temps passera.

mercredi 11 mars 2015

Le conseiller Yvon Bibeau et le bâillon

Le conseiller municipal de Sorel-Tracy, Yvon Bibeau, a exprimé sa volonté que la population soit consultée lors d'un référendum pour mesurer l'acceptabilité sociale du projet éolien Pierre-de-Saurel. Lors de la séance publique télévisée du conseil municipal de mars, il a considéré, qu'en l'absence d'un référendum, la confiance envers les institutions est menacée.
 
Le référendum recommandé par le bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) n'est pas la voie envisagée actuellement par les promoteurs. Le ministre Heurtel examine cet aspect de l'acceptabilité sociale depuis quelques mois et devrait faire une recommandation aux promoteurs à ce sujet. Recommandation toujours attendue, semble-t-il, selon l'article d'hier de Julie Lambert dans Les 2 Rives.
 
La recommandation du BAPE que le parc éolien devrait se soumettre volontairement aux dispositions de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels pour faire une reddition de comptes plus transparente n'apparaît pas une recommandation que les promoteurs désirent suivre. Ils ne se sont pas engagés  à suivre cette recommandation, lors des séances d'information, malgré la question apportée à leur attention. Fournir, sur leur site web, toutes les informations qu'ils jugeront pertinentes leur apparaît suffisant. La transparence sera déficiente ainsi que la reddition des comptes. On aura plutôt tendance à  révéler les bons coups du vent mais on taira facilement les accrocs que mère nature pourra faire subir au projet.
 
La population n'obtiendra les informations que si les promoteurs considèrent que leur pertinence est avantageuse d'être transmise à tous. Les informations seront filtrées tout comme une efficace agence de communications publiques le recommanderait. Ce refus de suivre la recommandation du BAPE éloigne le projet d'une transparence et d'une reddition de comptes souhaitables.

Julie Lambert et le parc éolien

Dans l'article paru dans Les 2 Rives d'hier, la journaliste Julie Lambert écrit que le parc éolien Pierre-de-Saurel a des coûts estimés à 67 milliions de dollars. Sur le site web officiel du parc éolien, on peut lire que les coûts de construction sont plutôt estimés à 68,9 millions de dollars. Cette dernière information est aussi celle que les membres du conseil d'administration du parc éolien ont répété lors des séances d'information de janvier dernier.
 
Pourquoi informer ainsi la population sans même revoir les données de base, tels que les importants coûts de contruction ?
 
La vitesse moyenne du vent a été évaluée, pendant deux mois,  à 6,73 mètres par seconde selon les récentes mesures de vent préliminaires présentées par les promoteurs.  Mais on omet d'expliquer, que depuis 1953 jusqu'à aujourd'hui, cette valeur n'a encore jamais été atteinte, selon l'analyse des statistiques réalisée par monsieur  Pierre Desmarais.  De plus apprend-on que la vitesse moyenne du vent, sur 5 ans, ne dépasserait  pas 5,2 mètres par seconde.
 
De plus, la moyenne annuelle de la vitesse du vent ne dépasserait  pas 5,56 mètres par seconde, et ce depuis plus de 50 ans. Il faut aussi savoir que l'analyse des moyennes mensuelles compilées démontrent que ce sont janvier, février et mars où le vent souffle le plus. Le mois d'août serait le mois le moins venteux selon une analyse des vents depuis 1953 compilée par cet analyse. Peut-on tirer des conclusions à partir des mois les plus venteux ou être plus prudent  et envisager l'horizon à plus long terme ?
 
Les promoteurs espèrent que les données préliminaires recueillies aideront au financement du projet. Un emprunt de plus de 51 millions de dollars doit être conclu avant le début de la construction prévu en juin 2015. Les négociations sont pourtant en cours avec quatre institutions financières selon les propos de messieurs Denis Boisvert, directeur général de la MRC Pierre-de-Saurel et Marcel Fafard, porte-parole du projet, entendus lors des audiences publiques sur l'environnement tenues en mai 2014. En janvier 2015, les négociations se continuaient encore, nous a-t-on dit lors des séances d'information publiques.
 
Monsieur Fafard disait aussi en mai 2014 que seuls les infrastructures et les équipements du parc éolien seraient offerts à titre de garantie du prêt. Peut-on croire que de tels équipements pourraient satisfaire le prêteur ? Quelle institution financière se contentera de cela pour garantir un prêt d'une telle ampleur de plus de 51 millions de dollars ? On peut facilement en douter.
 
Le rapport du BAPE rappelle au lecteur que l'institution financière pourrait exiger que le prêt soit assorti de garanties sur la créance résultant du contrat d'approvisionnement. Ainsi  les sommes à percevoir d'Hydro-Québec Distribution pourraient être demandées en garantie de l'emprunt. Quand le sujet a été abordé lors d'une séance publique d'information, les promoteurs n'ont pas infirmé cette possibilité. Pourtant cette information n'est pas véhiculée dans nos journaux locaux.
 
En attendant les approbations finales de la CPTAQ et du conseil des ministres, le temps passe et les retards deviennent prévisibles. Quand on sait que le parc éolien doit être complété et en marche au 1er décembre prochain, que sa construction doit commencer en juin pour éviter des retards coûteux, on comprend l'empressement des promoteurs d'obtenir les approbations le plus rapidement possible.

mardi 10 mars 2015

Le vent gonfle encore la facture d'électricité

Depuis 2004, les tarifs ont augmenté de plus de 30 %, selon l'analyse de l'Union des consommateurs.  Environ 2,1 % sur les 2,9 % d'augmentation autorisée pour le 1er avril prochain proviendrait des nouveaux approvisionnements, majoritairement de la mise en service des parcs éoliens, selon la Régie de l'énergie.
 
Hydro-Québec versera un dividende record de 2,5 milliards à Québec sur un bénéfice en hausse de 15 % comparativement à 2013. Une manière de plus de rencontrer les exigences d'un budget équilibré tant souhaité par le gouvernement.
 
Le président Thierry Vandal avait affirmé le 26 février qu' "Hydro ne fait pas d'argent lorsqu'elle achète de l'énergie éolienne" mais qu'elle est obligée d'acheter de l'énergie éolienne.
 
(Source: Le Devoir)