vendredi 30 janvier 2015

Trois suicides par jour au Québec

La semaine prochaine sera l'occasion pour penser et dire: "T'es important-e pour nous. Le suicide n'est pas une option ", le thème de cette 25e Semaine nationale de prévention du suicide. En 2012, on relèvait 1102 suicides au Québec, soit une moyenne quotidienne de trois suicides.
 
Les intervenants soulignent que les conditions sont réunies pour une détérioration de la situation. L'insécurité économique, le chômage et  une détresse croissante sont des facteurs qui les inquiètent. Les ressources financières n'augmentent pas même si les appels de détresse croissent de 30 % à Suicide-Action Montréal, depuis trois ou quatre ans, selon sa directrice générale
 
Centraide du Grand Montréal n'atteint pas ses objectifs dans sa campagne annuelle de financement et ne peut être aussi généreuse pour les organismes communautaires préoccupés par la prévention du suicide. Le manque de ressources est palpable.
 
Dans notre région, le 5 février à 19 h, Nathalie Lagueux donnera sa conférence "Choisir la vie" en collaboration avec le Centre de prévention du suicide Pierre-de-Saurel au café-théâtre Les Beaux Instants. Une initiative pour aider les personnes intéressées à ce thème.
 
(Source: Le Devoir et le CPS Pierre-de-Saurel)

jeudi 29 janvier 2015

Criminels psychopathes: les punitions ne changent rien

Le cerveau des criminels psychopathes est réfractaire à la punition. Une nouvelle étude réalisée à l'Université de Montréal et au King's College de Londres montre que le gouvernement fédéral ne devrait pas augmenter les peines d'emprisonnement des criminels mais devrait plutôt tenter leur réadaptation.
 
Environ 20 % des criminels des pénitenciers canadiens sont des psychopathes. Ils ne se sentent pas responsables de leurs actes et récidivent plus que les autres. Trois études ont permis aux chercheurs de comparer la structure et l'activité du cerveau de criminels violents et psychopathes à celui de criminels avec trouble de la personnalité antisociale et d'hommes n'ayant commis de crime.
 
Les criminels psychopathes ne tirent pas de leçons des punitions, révèlent ces études . Tout comme les enfants qui présentent des problèmes de comportement et un manque d'empathie ne répondent pas non plus aux punitions de leurs parents ou de leurs enseignants, fait remarquer la psychologue Sheilagh Hodgins, professeure à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal à la journaliste Pauline Gravel dans Le Devoir  d'aujourd'hui.

Les enfants manquant d'empathie apprennent avec des récompenses. Les punitions ne seraient pas utiles pour corriger leurs troubles comportementaux, apprend-on en lisant cet article. La psychologue affirme qu' il faut intervenir dès l'enfance  pour avoir des chances d'améliorer les comportements sociaux.

Le Canada songe à punir davantage les criminels sérieux. L'emprisonnement à perpétuité signifiera-t-il rester en prison jusqu'à la mort  pour ces 4 % de nouveaux prisonniers arrivants annuellement dans les prisons fédérales pour des meurtres au premier degré? Déjà la loi actuelle permet de refuser les demandes de libération conditionnelle à des "délinquants dangereux".

Aussi la Charte des droits et libertés protège les Canadiens contre  tous traitements ou peines cruels et inusités.  Deviendrons-nous insensibles à la détresse ? Perdons-nous lentement l'empathie ?  Chacun peut se questionner.  Accepterions-nous plus facilement la cruauté à mesure qu'on assiste à des scènes de violence chaque jour sur nos écrans ?

2,6 millions de litres déversés indétectables ?

La MRC d'Autray  a demandé une première étude environnementale indépendante au Québec sur des possibles déversements pétroliers avec la venue de l'oléoduc controversé. Cette MRC regroupe les municipalités de Berthierville, Lanoraie, Lavaltrie, Saint-Gabriel-de-Brandon et d'autres. Les conclusions inquiètent.
 
Les systèmes de surveillance que TransCanada prévoit installer  pour détecter un déversement de pétrole lourd provenant du futur pipeline Énergie Est ne pourraient pas détecter une fuite dont le débit serait plus faible que 1,5 % du débit total de l'oléoduc, soit 2,6 millions de litres par jour.  Si le déversement se produisait dans un marais ou une tourbière, une pollution chronique est prévisible. Grave situation pour les terres que l'oléoduc traverserait.
 
L'étude propose que la MRC devrait exiger des clapets antiretour dans les sections en pente de l'oléoduc pour empêcher un reflux qui aggraverait un déversement en cas de rupture. La MRC prévoit utiliser cette étude lors d'une présentation devant l'Office national de l'énergie (ONE). Toutefois, l'ONE aura le dernier mot sur ce projet Énergie Est.
 
De plus, les diluants utilisés pour permettre au pétrole lourd de circuler dans l'oléoduc, de plus d'un mètre de diamètre, pensons-y,  demeurent un secret professionnel et ne seront pas dévoilés par la société TransCanada. Certains de ces diluants sont hautement toxiques. Lors de déversements, des diluants ont été identifiés comme étant la cause de problèmes de santé très graves. Mais l'information ne peut être obtenue. La liste des diluants qui circuleront avec ce pétrole provenant des sables bitumineux dans les énormes tuyaux parcourant de longs trajets  sous des terres agricoles et des cours d'eau demeure un secret commercial.
 
L'étude explique qu'il pourrait s'écouler plusieurs semaines avant de détecter une telle fuite de 2,6 millions de litres par jour. Elle recommande donc d'exiger un système de détection sous le seuil de 1,5 % pour diminuer les risques de si importants déversements détectés trop tard. Ces systèmes prévus sont pourtant ceux que la société pétrolière considèrent comme très sécuritaires. Le contribuable et le citoyen qui veut une eau saine reçoit de nouvelles raisons d'être inquiet.  D'autres études indépendantes pourront-elles le rassurer ?
 
(Source: Le Devoir)

Fractionnement du revenu de retraite: changement

Depuis 2007, certains revenus de retraite pouvaient être fractionnés dans un couple pour diminuer l'impôt, peu importe leur âge. En juin 2014, le gouvernement du Québec a modifié certains aspects du fractionnement.
 
Maintenant, le fractionnement du revenu de retraite entre conjoints pour une année d'imposition nécessite que l'auteur du fractionnement ait atteint 65 ans avant le 31 décembre, pour la déclaration de revenus provinciale.
 
Ainsi certaines personnes qui recevaient une prestation de retraite comme employé de la construction, tout en continuant d'être sur le marché du travail, sans avoir atteint l'âge de 65 ans, pouvaient fractionner une portion de ce revenu de retraite avec leur conjoint et ainsi diminuer  considérablement leur impôt. Pour les moins de 65 ans, cette possibilité disparaît.
 
Si l'auteur du fractionnement décède durant l'année, il devra avoit atteint l'âge de 65 ans à la date de son décès pour bénéficier du droit de fractionner le revenu de retraite avec son conjoint.
 
Cette modification causera des surprises à plusieurs personnes qui n'auront pas été informées suffisamment.

mercredi 28 janvier 2015

FADOQ Saint-Robert et le parc éolien

La société 9232-3674 Québec inc., entièrement responsable de l'administration totale du Parc éolien Pierre-de-Saurel,  et certains de ses administrateurs ont rencontré la population régionale qui voulait mieux s'informer sur ce projet de la MRC de Pierre-de-Saurel, au cours de trois récentes soirées.
 
On nous a alors informés que la FADOQ de Saint-Robert a déjà émis une résolution d'appui écrite favorable au projet de parc éolien Pierre-de-Saurel. Seule la FADOQ de Saint-Robert  aurait rédigé une telle résolution parmi les FADOQ de notre région.
 
On peut se demander sur quelles bases d'information cette organisation des aînés a pu se faire une telle tête. La commission d'enquête du BAPE n'a pas reçu de mémoire provenant de cette organisation.  Les administrateurs de cette FADOQ n'étaient pas présents aux séances des 20 et 21 mai et des 17 et 18 juin 2014 lors des audiences publiques sur l'environnement à Yamaska. De plus lors des trois récentes soirées d'information, encore bien peu de présence des aînés robertois. De même pour les élus qui auraient pu choisir d'être présents aussi.
 
A-t-on consulté les membres de la FADOQ Saint-Robert avant de prendre une telle décision d'appui  à un tel projet controversé ? Il semble bien que non. Était-ce une décision réfléchie et sage d'afficher une telle opinion englobant un groupe de membres non consultés ? J'en doute.
 
Alors que que le rapport du BAPE publié l'automne dernier écrit: "Les caractéristiques spécifiques de ce projet font en sorte que les retombées économiques, qui pour plusieurs constituent la raison d'être de ce projet, ne justifient pas les impacts appréhendés, plus particulièrement sur la santé et la qualité de vie des résidants, le paysage et la faune aviaire. " ( p.73 du rapport 310 du BAPE)
 
 

Abaisser les impôts des entreprises et les liquidités dorment

Au lieu de contribuer à la reprise économique, les entreprises restent assises sur une montagne de liquidités. L'ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, dès août 2012, a voulu convaincre ces entreprises de cesser ce conservatisme excessif. Le ministre des Finances, feu Jim Flaherty a aussi voulu inciter les entreprises à investir.
 
L'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) a dévoilé hier une note qui explique cette surépargne des entreprises non financières canadiennes. En 2013, 604 milliards étaient des liquidités non productives accumulées, soit 32 % du PIB canadien.
 
Par extrapolation, au Québec, 111,8 milliards, près du tiers du PIB, composent aussi une telle montagne de liquidités endormies, non investie dans l'économie ni versée aux actionnaires.
 
Les baisses d'impôt sur les revenus des entreprises sont identifiées comme le principal facteur à l'origine de la surépargne par l'économiste Jim Stanford.  Ces baisses d'impôt devaient stimuler l'investissement mais ce n'est pas ce qui s'est produit, selon les auteurs dans une note de recherche conjointe.
 
L'IRIS conclut dans ce document de 16 pages: "La politique qui prône qu'il faut abaisser les impôts des grandes entreprises pour leur accorder une marge de manoeuvre et ainsi les inciter à investir n'a plus aucune valeur à l'aune de la présente recherche."
 
 

Du lait en poudre pour les prisons fédérales

Afin d'économiser, le Service correctionnel du Canada centralise ses achats pour moderniser ses services d'alimentation. Depuis août dernier, les pénitenciers fédéraux de l'Ontario, du Québec et des Maritimes utiliseront du lait en poudre, tout comme ceux de l'Ouest.
 
Les prisonniers n'auront plus accès au lait frais. Les pénitenciers de Cowansville et de Drummondville, même s'ils sont situés près de fermes laitières, recevront leur poudre de lait de Winnipeg. Alors qu'une laiterie québécoise livrait 12 000 berlingots de lait chaque semaine à ces deux pénitenciers,  cette décision fédérale pourrait entraîner des pertes d'emplois au Québec.
 
Mais par  le choix d'acheter à Winnipeg, la poudre de lait voyagera longtemps et des coûts de transport et de pollution deviendront de nouvelles externalités non désirables.

(Source: Le Devoir)