jeudi 29 mai 2014

Vigneault et Mozart: fabuleuse musique sacrée

Le quatrième Festival Classica de Saint-Lambert a commencé hier avec la Messe du couronnement (K.317) de Mozart suivi, sans entracte, de la Grand messe de Gilles Vigneault. L'Orchestre symphonique de Longueuil, dirigé par le maestro Marc David, soutenu financièrement par la Ville de Longueuil, jouait  avec ces nombreux chanteurs à la  cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil. Première dans la région montréalaise.
 
Les solistes de réputation internationale étaient Pascale Beaudin, soprano, Claudine Ledoux, mezzo-soprano, Antoine Bélanger, ténor et Marc Boucher, baryton. De plus un choeur d'environ 40 personnes, à quatre voix mixtes, chantaient tantôt en latin, tantôt en langue autochtone et aussi en français. La musique de Bruno Fecteau et de Gilles Vigneault nous entraîne dans des airs parfois de rigondon amusants, parfois de choral à la manière de Bach. Heureux mélange musical sur un texte de Gilles crée d'abord à Québec puis à Rimouski.
 
Depuis plus de quarante ans que notre poète souhaitait écrire une messe.  Quand le Festival des musiques sacrées de Québec, appuyé par le Ministère de la culture du Québec, en a fait la commande en 2008, les compositeurs se sont mis à l'ouvrage. Trois semaines de travail au monastère des Pères Oblats du Cap de la Madeleine ont permis de créer, avec une musique de notre temps, des paroles remaniées, et de forger avec persévérance une magnifique musique.
 
La musique, c'est une forêt qui chante  nous rappelait hier le ministère des ressources naturelles et de la faune. Des membres de leur personnel offraient aux auditeurs du concert un arbre indigène de deux ans prêt à planter.  Alors depuis ce matin, deux Quercus macrocarpa ou chênes à gros fruits ou chênes bleus se développent  à Saint-Robert. En grandissant, ils deviendront refuges pour les oiseaux et quelques mammifères.
 
La nature est généreuse dans notre région. Profitons bien de ses beautés.
 
 
 

 

mercredi 28 mai 2014

Des chiens à colliers verts

Cette annonce a lancé une campagne de salubrité publique de Buenos Aires par le maire Macri. "Si vous faites partie des propriétaires de chiens qui ramassent les excréments de leur animal dans la rue, alors signalez-vous en lui mettant un collier vert ou une autre identification bien visible." Le journal argentin La Nacion écrivait que le résultat a été quasi immédiat. Ainsi "de très nombreuses photos de chiens à colliers verts ont envahi les réseaux sociaux"  suite à cette initiative. Une manière efficace de nettoyer les rues "par l'exemple, et non par la loi", assure Mauricio Macri.
 
Quand viendra-t-il le temps où, dans notre paysage rural robertois, les citoyens prendront intérêt à la salubrité publique ? Faudra-t-il utiliser les colliers verts pour nos propres citoyens, enfants ou adultes  ? Rions un peu mais seule l'éducation et la promotion citoyennes porteront des fruits concrets.
 
(Source: Courrier international, édition du 22 au 27 mai 2014)

mardi 27 mai 2014

De nouveaux élus aux dictionnaires

Le mot-clic, comme on l'appelle ici, sera remplacé facilement par "hashtag", l'egoportrait, par "selfie", on craindra la "cyberattaque", le "tag", la "viralité", on logue et on bogue, on fume la "e-cigarette" et on s'adonne au "vapotage", on recherchera la "zénitude", les "nonistes" continueront de faire suer les Landry et autres confrères, on tentera d'être "écoresponsable", on mangera des "antipasti" ou des "bruschetta", on continuera de "procrastiner", etc. Ainsi le Petit Larousse et le Petit Robert ajoutent, dès leur cru 2015,  150 mots nouveaux sur les 600 ou 800 qu'ils ont examinés, respectivement, sous toutes leurs coutures.
 
Ces nouveaux mots ont été dévoilés en France, jeudi dernier. "On intègre un mot quand il n'est plus une affaire d'experts, mais atteint le grand public", a expliqué Carine Girac-Marnier, directrice du département Dictionnaire et encyclopédie chez Larousse.
 
Nous nous habituerons à les écrire et à les considérer comme des mots de langue française même s'ils semblent une démonstration de l'anglais intrusif suscité par le web et les réseaux sociaux.
 
(Source: un article d'Isabelle Paré dans l'édition du Devoir du vendredi 23 mai 2014.)

dimanche 25 mai 2014

Un voyage papal sous le signe de la justice, de la paix et du dialogue

Aujourd'hui, jour de la fête nationale jordanienne, le pape François est arrivé à Bethléem, sur la "place de la Mangeoire"  pour célébrer une messe où 1 400 enfants ont véu leur Première communion. Exceptionnellement, les autorités israéliennes en Cisjordanie ont donné une autorisation d'entrée à 650 chrétiens palestiniens vivant à Gaza, pour vivre la messe avec le pape François.
 
Il a dîné avec cinq familles pauvres palestiniennes, 20 personnes en tout,  (au lieu d'avec les cardinaux, évêques ou politiciens), à la maison franciscaine d'accueil des pèlerins. Il est ensuite passé par la grotte de la Nativité abritée par la basilique. Durant l'après-midi, il rencontrera les enfants.
 
En début de soirée, il recevra le patriarche oecuménique de Constantinople à la Délégation apostolique pour signer une déclaration conjointe. Ensuite ils se rendront au Saint-Sépulcre pour une prière publique au lieu de la résurrection de Jésus avec des représentatns d'autres confessions chrétiennes. Ils prendront leur souper  au siège du patriarcat latin de Jérusalem. Demain, le pape François visitera  le patriarche grec orthodoxe de Jérusalem .
 
Le pape demande à la communauté internationale de soutenir la Jordanie qui accueille les réfugiés syriens et irakiens. Il demande aussi de prier pour la conversion de "ces pauvres gens criminels " qui "donnent à tous ceux qui sont en conflit, les armes pour continuer le conflit". Il demande aussi à tous de s'unir à sa prière pour la paix afin que "prévalent la raison et la modération".

Source: journal électronique Zenit

samedi 24 mai 2014

Des fous qui nous édifient

Avec la pièce de théâtre jouée présentement au Café-théâtre Les Beaux Instants par la compagnie de  Théâtre La Doublure, Abilifaïe Leponaix, j'ai découvert quatre schizophrènes qui m'ont aidée à mieux réfléchir à notre condition humaine. Par leur détresse, leur fragilité, leur simplicité, Martial Lalancette, le metteur en scène, a été touché.
 
L'auteur Jean-Christoph Dollé s'est inspiré de quelques paroles glanées par une psychologue lors d'un stage en milieu psychiatrique pour créer un monde inconnu par la plupart d'entre nous. Un monde de souffrances insoutenables et d'extrême lucidité en même temps, découvert lors d'un passage au festival d'Avignon en 2010 et qu'une équipe d'amoureux des mots a décidé de nous partager.
 
Le miroir, c'est le regard qu'on voit dans les yeux des autres, disait approximativement Ketty interprétée par Marie-Pierre Robidoux ou "Fais que je tire la chaîne de la toilette. Pour faire taire les voix. " ou " Si le monde acceptait, on n'aurait pas besoin de lutter. Parce que ces luttes-là, c'est une souffrance pour nous autres, j'vous jure."
 
"J'aimerais bien ça que quelqu'un me dise c'est quoi ça exactement être folle", disait Soizic interprétée par Kim Barsalo. Ou Antoine, dans la peau de William Smolla, qui s'interroge sur sa place au milieu de la société: "Nous-autres, on est au tout début de la chaîne, on est le plancton. Pis le plancton, où est-ce qu'on le planque-t-on ? Dans les Asiles. Ou Maxence, interprété par Marc Faucher dans: " Moé, je suis pas ministre de la culture pourtant j'ai des champignons partout."
 
Un univers tantôt dramatique tantôt comique, entrecoupé de courts vidéos et d'intermèdes musicaux improvisés par le guitariste Stéphane Tellier avec des thèmes appuyant chaque personnage.  Une soirée qui nous permet d'avance dans notre compréhension de l'être humain, non formaté comme la majorité, mais dont les phrases portent. On nous répète aussi que les câlins et les petits je t'aime  sont essentiels à l'épanouissement du petit de l'homme.
 
Seul le décor laissait un peu à désirer et la manipulation des accessoires pouvait agacer le spectateur, me semble-t-il. Mais les interprètes avaient su s'approprier les tics des malades, leur comportement insécure et craintif tout en nous offrant à voir des gestes de solidarité et d'entraide. Une belle soirée. Il reste une représentation ce soir, profitez-en.

jeudi 22 mai 2014

Quinze pommetiers en fleurs: beauté à Saint-Robert

Qu'il y ait du soleil ou que le ciel soit gris, il y a une beauté naturelle à observer au coeur de notre village. Sur le terrain de l'église paroissiale, quinze pommetiers fleurissent actuellement et sont de toute beauté. Cela vaut le détour car cette floraison dure peu de temps et le vent dispersera rapidement les pétales sur le sol d'ici quelques jours.
 
J'invite les robertois à faire un petit tour soit en marchant, soit en pédalant pour visiter cette nature encore une fois très généreuse de nous offrir tant de beauté sans que nous ayons beaucoup d'entretien à y faire.
 
D'autre part, dans le parc municipal adjacent, le parc A.-Pelletier, il est déplorable d'y voir les plates-bandes si négligées dans leur entretien. Les herbes indésirables s'y développent et y fleurissent et captivent rapidement le champ visuel et nous porte à oublier de regarder les quelques arbustes et arbres qui peinent à s'y faire valoir. Pourquoi si peu d'intérêt dans l'entretien de notre parc au coeur même du village?
 
Même en ramassant presque quotidiennement les déchets qu'on y retrouve sur le sol, durant mes promenades avec mon chien Rouki,  je n'arrive pas  à y retrouver un lieu propre et digne des citoyens de notre village. Pourquoi laisser tomber tans de rebuts sur le sol ? Il y a pourtant une poubelle disponible pour les y jeter. Je ne comprends pas le peu de soins portés au bien public. Un simple geste de conscience appliquée serait si bienvenu.

mercredi 21 mai 2014

Nos éoliennes sont-elles, oui ou non, dans le corridor migratoire des oiseaux ?

Lors de la rencontre du 23 avril dernier  avec le conseiller en communications du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) à Yamaska, monsieur Alexandre Corcoran-Tardif, la question avait été soulevée par monsieur Fernand Gignac, de Sorel-Tracy, celui qui marche seul face au vent, comme l'écrivait Jocelyn Daneau le 16 avril dernier dans son billet au Sorel-Tracy Magazine. Les personnes disponibles pour informer la population ce soir-là, messieurs Denis Boisvert, directeur général de la MRC Pierre-de-Saurel et Marcel Fafard, porte-parole du promoteur, entre autres, nous avaient informés que les éoliennes du parc Pierre-de-Saurel n'étaient pas dans un corridor migratoire des oiseaux et que les bernaches et les oies blanches sauraient apprendre un comportement d'évitement et contourneraient les pâles des éoliennes. Ce soir-là, de nombreux oiseaux circulaient au-dessus de la salle Léo-Théroux, retenue pour cette séance publique. Paradoxale parade printanière.
 
Hier soir, lors de la première partie de la Commission d'enquête du BAPE, toujours à Yamaska, demandée par l'ex-ministre Yves-François Blanchet le 13 avril dernier, sous la présidence de Louis Dériger, la question a été à nouveau posée par madame Martine Champagne du rang Saint-Thomas de Saint-Robert.  Messieurs Messely et Drouin, représentants des ministères québécois concernés, ont confirmé que les éoliennes seraient actuellement dans un corridor migratoire d'oiseaux et que les analyses d'impact n'ont pas été conclues jusqu'à maintenant. Après une recherche ciblée, monsieur Drouin nous reviendra avec des éléments de réponses pertinents prochainement, disait-il hier soir. Monsieur Messely nous a aussi informés qu'il y a eu quelques suivis déposés antérieurement au BAPE.À Baie-des-Sables, les données indiquent que ce sont surtout les chauves-souris qui sont touchées. Dépendant des espèces, si menacées ou non, on considérera ce qui peut être fait pour modifier les activités de fonctionnement soit en ralentissant ou en arrêtant les pales comme mesures d'atténuation. Toutefois, on nous révèle qu'il n'y avait que 2,8 oiseaux par année qui avaient été tués à l'endroit cité plus haut. 
 
De plus, hier, notre maire robertois, monsieur Salvas, nous a aussi informés que les distances réglementaires des maisons, originalement à 500 m minimum de l'établissement de toute éolienne, ont été relevées à 700 m pour le bénéfice des résidents risquant d'être touchés par ce projet. Il a aussi confirmé que le conseil d'administration de la société qui gère ce projet verra à  diminuer l'impact sur les chemins à vocation agricole. Il a répété qu'il n'y avait pas de contestation à Saint-Robert sur ce projet éolien. L'acceptation était unanime pour le meilleur gain économique de la municipalité.
 
Toutefois, hier soir, madame Champagne a déposé une pétition contenant 21 signatures de plusieurs propritétaires fonciers du rang Saint-Thomas qui demandent des informations supplémentaires pour mieux saisir les impacts du projet des éoliennes sur leur environnement paisible, choisi surtout pour le calme si précieux d'un rang à vocation majoritairement agricole.
 
Les questions du public se poursuivront cet après-midi dès 13h30 au même endroit et les personnes présentes entendront les réponses fournies par les personnes-ressources, tant des ministères concernés que des promoteurs régionaux de notre MRC Pierre-de-Saurel. Probablement que les réponses attendues hier soir qui exigeaient des recheches plus approfondies obtiendront réponses cet après-midi. Nous écouterons attentivement.