vendredi 31 janvier 2014

Patrimoine religieux: réflexion du 29 janvier 2014


Mercredi dernier, les personnes intéressées par le sort de notre patrimoine religieux se réunissaient dans l’église de Saint-Gérard-Majella  à l’invitation du CLD et de la MRC Pierre-de-Saurel. Une journée de réflexion sur l’avenir de ce patrimoine était animée par de nombreuses allocutions de divers acteurs du domaine.

Une ethnologue, docteure Diane Joly de Longueuil, est venue nous entretenir sur la participation citoyenne nécessaire pour un agir significatif sur l’avenir du patrimoine religieux. Ce processus d’engagement personnel serait obligatoire pour permettre d’influencer les choix des décideurs. Cette participation citoyenne n’est pas nouvelle, elle était déjà présente dès 1875 alors que Lord Dufferin, représentant du roi, a voulu influencer la décision de maintenir ou détruire les fortifications à Québec.

Une loi pour protéger le patrimoine existe depuis 1922. Souvent les personnes de la localité même qui possède un important patrimoine ne connaissent pas suffisamment l’histoire de leur propre patrimoine. Elle nous a livré divers projets de mise en valeur qui ont été des succès : l’église montréalaise de Sainte-Brigide-de-Kildare, l’église Saint-Charles-Boromée de Vanier en Ontario, le presbytère de l’Acadie, des croix de chemin à Saint-Pamphile et à Saint-Alexandre. Elle nous a aussi présenté un échec : l’église de Notre-Dame de la Paix à Verdun.

Caroline Cloutier, coordonnatrice à la politique culturelle à la MRC et Mathieu Pontbriand, historien, nous ont présenté un portrait de la situation connue dans notre région.

Puis une table ronde sur les enjeux entourant la conservation et la mise en valeur du patrimoine religieux a été soutenue par Diane Bouchard, directrice au développement touristique, Benoît Côté, notre curé,  Jacques Crépeau, de la Société d’histoire de Saint-David, et Marc Mineau, de la Corporation soreloise du patrimoine régional.

Violaine Héon nous a communiqué le succès de Divins détours de Shawinigan, un trajet touristique et gastronomique qui permet de rassembler les forces du milieu dans un but commun de sauvegarder leur patrimoine religieux.

L’organiste de la paroisse Sainte-Anne-de-Sorel, Philippe Bélanger, nous a expliqué l’importance du patrimoine des orgues, leur valeur musicale, culturelle et patrimoniale.

Denis Boucher, du Conseil du Patrimoine religieux du Québec, nous a offert un regard sur le changement d’usage dans un contexte patrimonial. Pierre Crépeau, de Salaberry-de-Valleyfield, nous a présenté ce changement d’usage dans un milieu urbain. Nancy Shaink nous a offert une présentation des visites guidées qu’elle organise dans les cimetières à Victoriaville pour mieux faire voir l’art des monuments funéraires.

Tout un survol pour accélérer la sensibilisation des citoyens en relation avec le patrimoine religieux de nos localités immédiates, leur avenir, leur sauvegarde ou leur changement d’usage. Réflexion à poursuivre…

Du lait de vaches Bufflonnes: transformé en yogourt ici

Alors que Saputo utilise déjà le lait des 120 vaches de boucherie qui donnent du lait des Élevages Buffalo Maciocia de Saint-Charles-sur-Richelieu pour fabriquer le mozzarella très apprécié par la communauté italienne, en forte saison,  la Fromagerie Polyethnique de Saint-Robert permettra à cet élevage unique au Québec d'écouler sa production en dehors de la forte saison en le transformant en yogourt.
 
Le journaliste Pierre-Yvon Bégin dans l'édition du 29 janvier 2014 de La Terre de chez nous nous explique qu'on en proposera possiblement même une variété au sirop d'érable. Suivraient des yogourts aux fruits et en petit format,  y précise-t-on. Ce lait est plus riche que le lait de brebis mais une vache Bufflonne produit tout de même trois fois de lait moins qu'une vache Holstein moyenne.
 
Les Bufflonnes "représentent quand même 15 % de la production mondiale de lait."  En Italie, dans la région de Campanie, le journaliste nous rappelle qu'il s'y trouve un troupeau de 100 000 vaches Bufflonnes, pour produire le lait servant à fabriquer le célèbre mozzarella depuis des siècles.
 
L'élevage de Saint-Charles-sur-Richelieu, de Mario Maciocia,  vient de recevoir une subvention de 300 000 $ pour la transformation de ce lait de vaches Bufflonnes québécoises.

jeudi 30 janvier 2014

Jacques Languirand retourne dans ses terres profondes

J'aime le travail de cet amoureux des ondes radiophoniques depuis très longtemps. Il a tenu le micro durant 43 ans au sommet de la célèbre émission Par 4 chemins. Samedi prochain sera sa dernière animation dans le cadre de ce marathon de persévérance radio-canadien.
 
Il nous partage le fruit de ses lectures, nous lit quelques extraits des meilleures pages d'un auteur qu'il nous suggère de mieux connaître. Il nous transmet son enthousiasme du plaisir d'améliorer notre conscience. Curieux profondément, il nous aide à apprendre et compte sur notre intelligence pour le suivre à travers toutes sortes de sentiers de la connaissance.
 
Biologie, écologie, philosophie, spiritualité, psychologie, ethnologie, sciences politiques, mathématiques, sciences de la nature, tous les sujets semblent l'intéresser et il réussit à nous donner le goût de le suivre dans cette aventure des connaissances.
 
À 82 ans, il prend la décision de quitter ce rôle d'éveilleur d'intérêt. "Je retourne dans mes terres profondes, dans le labyrinthe de ma mémoire" a-t-il livré à François Lévesque dans l'édition Le Devoir de ce matin. Homme de théâtre, d'enseignement autant du théâtre que de la communication, son amie, la journaliste Josée Blanchette, se rappelle "qu'il a parlé d'écologie avant que ce soit à la mode."
 
Il a touché à tellement de sujets au cours de sa longue carrière, qu'il aura besoin de nombreuses années encore pour se promener dans tous les chemins de sa propre mémoire. Amoureux de la culture, son oeuvre principale fut de nous transmettre le désir de connaître, le désir de chercher, le plaisir de découvrir une nouvelle notion, un nouvel angle d'approche. Il a su nous allumer, nous faire voyager dans nos imaginaires.
 
Son rire était célèbre, certains savaient le reproduire. Nous nous souviendrons aussi de son immense intérêt pour l'Autre. Connaître pour mieux comprendre. Pour ne plus avoir peur.

mardi 28 janvier 2014

Journée pour causer santé mentale

Malgré que le gouvernement de Québec ait annulé en 2013 la campagne  annuelle de sensibilisation à la santé mentale, le MSSS (ministère de la Santé et des Services sociaux) prévoit qu'elle sera reportée au printemps 2014 pour coïncider avec le lancement du nouveau plan d'action en santé mentale, selon l'édition du Devoir de ce matin. Un forum se tiendrait d'ailleurs aujourd'hui à ce sujet.
 
Mais, ne nous inquiétons pas: l'entreprise privée s'occupe de prendre le relais. À la télévision, nous pouvons voir ces temps-ci des campagnes  publicitaires par une société de télécommunications qui cause pour la cause. Des artistes comme la chanteuse Mara Tremblay, qui a déjà dévoilé son problème de bipolarité, ou le chanteur Stefie Shock nous rappellent l'importance de promouvoir la santé mentale. Évidemment la société annonceuse nous renvoie au site d'une association bénévole commanditée par une société qui commercialise un antidépresseur populaire, l'entreprise Lundbeck, nous explique l'article d' Amélie Daoust-Boisvert de ce matin.
 
Le journal nous renseigne aussi sur le fait que le MSSS a réduit en 2013 de près de 30 % les sommes de campagnes de prévention par rapport à  2011.
 
Pourtant, la journaliste nous fait, d'autre part,  remarquer que d'autres problématiques réussissent à obtenir un budget relativement constant. Ainsi la vaccination contre la grippe et la prévention des dépendances chez les jeunes ont été des champs d'action de prévention mieux considérés  par le MSSS.
 
Un article utile pour nous permettre de mieux saisir les priorités de nos décideurs.
 
 

samedi 25 janvier 2014

Des voix et leurs fans, d'ici à New York: succès à Carnegie Hall


Pour le 70e anniversaire de l’auteur-compositeur gallois, docteur en musique,  Karl Jenkins, des chœurs du monde entier connaissant bien son œuvre se sont réunis pour célébrer sa musique. Le chœur Sorel-Tracy, minutieusement préparé par la directrice de chœur Josée Laforest et la pianiste-accompagnatrice Francis Huletsky, a su s’intégrer aux autres chœurs provenant  de Buenos Aires, de Saskatchewan et de plusieurs autres régions pour faire vibrer la mythique salle de l’auditorium Isaac Stern du Carnegie Hall. Quelques excellents solistes faisaient aussi partie du concert.

Leur interprétation du Stabat Mater, magnifique œuvre en 12 mouvements, d’une durée d’environ une  heure, présentée en deuxième partie du concert,  a nécessité de nombreux mois de travail assidu. Un texte, tantôt en latin, tantôt en arabe, tantôt en anglais, tantôt en araméen, tantôt en grec, a su traduire toute la douleur de la vierge et mère, aimante et souffrante, qui prend son apothéose dans le Paradisi gloria  avec sa magistrale finale de l’Amen. Alleluia.

Avant eux, en première partie, d’autres chœurs avaient interprété The Bards of Wales en première américaine. Aussi un extrait Benedictus de The Armed Man : A Mass for Peace a été interprété dans cette première partie du concert. Cet extrait qu’on peut traduire librement par : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, Hosanna au plus haut des cieux a été dirigé par le compositeur lui-même. Une sublime prière musicale chantée divinement.

Le concert a été dirigé, pour les deux longues œuvres, par le chef Jonathan Griffith, cofondateur et directeur artistique des Distinguished Concerts International New York (DCINY) qui ont su rapproché des milliers de musiciens et chanteurs en les faisant connaître dans divers grandes salles des États-Unis.

Un autocar rempli de fans de notre région a accompagné notre groupe sorelois pour leur manifester notre soutien et pour leur manifester notre fierté d’avoir su persévérer dans ce long apprentissage d’une œuvre si colossale et si exigeante. Les applaudissements nourris d’une salle de  2 800 sièges ont sûrement su réconforter les efforts de tous ces musiciens.

Chanter dans cette salle légendaire qui a fêté son centième anniversaire en 1991 n’est pas banal. Tout près de Central Park, comprenant deux autres  salles de spectacles, meublée avec un luxe consommé, cette salle a reçu les plus grands artistes du monde fixant la norme pour l’excellence dans la musique. Autant Gustav Mahler que Marias Callas, Bob Dylan ou Liza Minelli , chacun y a laissé une marque et une tradition d’excellence. La plus célèbre salle de concert du monde, affiche-t-on sur le site de la maison.

Bientôt, le 3 février prochain, Yannick Nézet-Séguin s’y produira avec l’Orchestre de Philadelphie.

Ce concert avait lieu un jour férié, le 20 janvier, soit le jour commémorant Dr. Martin Luther King, Jr. (1929-1968). La veille, dimanche le 19, j’ai eu la chance d’aller assister à une célébration liturgique au Kelly Temple Church of God in Christ, à Harlem, et y entendre des choriste Gospel remarquablement enthousiastes.

New York s’est nettement améliorée avec les années. La propreté dans les rues, l’absence de violence gratuite dans les rues, marquent un progrès appréciable depuis notre dernière escapade en ces terres. Nous avons eu aussi la chance, cette fois-ci, de parcourir le tour complet de l’île de Manhattan en suivant Hudson River, East River et Harlem River dans une mini-croisière de 190 minutes, que je recommande à tous ceux que l’histoire et l’architecture newyorkaise intéressent.

Un séjour que nous n’aurions probablement pas envisagé sans  la présence stimulante et talentueuse du chœur Sorel-Tracy participant à un si grand événement musical américain.

jeudi 16 janvier 2014

"Un débat mal parti: le pétrole québécois."


Le biologiste Sylvain Archambault, consultant pour la Société pour la nature et les parcs, critique les signataires du Manifeste pour tirer profit collectivement de notre pétrole, dont notre ancien premier ministre Bernard Landry, Joseph Facal et Monique Jérôme Forget. Les fanatiques de l’exploitation pétrolière au Québec raconteraient des faussetés en parlant des revenus potentiels provenant des ressources fossiles. On ne sait même pas encore si le sous-sol de notre belle province contient le désirable gisement d’or noir rentable.

« Le débat est très mal parti. On fabule beaucoup, on se crée le fantasme que nous sommes assis sur une mine d’or noir… C’est farfelu. » Lorsqu’ils discutent  de permettre rapidement de forer pour explorer au cœur du golfe du Saint-Laurent, « ces affirmations créent un sentiment d’urgence basé sur des faussetés qui viennent biaiser le débat. » Les permis ont été accordés depuis plusieurs années pour explorer cette zone, mais aucun forage n’a été mené jusqu’à maintenant dans le milieu marin car « le potentiel est extrêmement hypothétique. Jusqu’à maintenant, pas une goutte de pétrole n’a été tirée d’Old Harry. »

Aussi le journaliste Alexandre Shields, dans l’édition du 13 janvier du Devoir, nous explique qu’aucune ressource pétrolière n’a jusqu’ici été découverte sur l’île d’Anticosti, malgré 30 ans d’exploration. Pour avoir une idée plus précise, il faudra faire de la fracturation avec des forages horizontaux et le potentiel demeure encore théorique.

L’ingénieur en géologie Marc Durand répète qu’il doute qu’on puisse être rentable si on ne peut qu’extraire entre 1 % et 2 % de la ressource en place, par les forages de puits, tout comme au Dakota. (Le Devoir, 10 janvier 2014)

Du côté de la Gaspésie, un projet entrevoit une phase d’exploitation. Une société veut obtenir l’autorisation de forer un nouveau puits pour confirmer le potentiel d’extraire du pétrole à Gaspé. Mais les risques environnementaux sont souvent très peu considérés,  la manière "responsable" d’exploiter  en milieu marin est encore à trouver. Même le rapport d’évaluation environnemental stratégique sur le golfe souligne « plusieurs lacunes ».

Sylvain Archambault nous met en garde en nous rappelant "que la responsabilité financière des pétrolières en cas de déversement se limite à 30 millions de dollars". Pensons qu’un déversement de mazout lourd survenu dans la baie de Sept-Îles  d’environ 5 000 litres, en septembre 2013, a coûté des frais de nettoyage dépassant 20 millions de dollars pour environ 5 tonnes de mazout. Et « on parle d’un milieu beaucoup plus facile à contrôler qu’en plein cœur du golfe. »  Il  nous rappelle aussi que BP avait  déversé 565 000 tonnes au Mexique  et occasionné  un coût de nettoyage et indemnisation qui se chiffre en milliards de dollars. Les impacts environnementaux à long terme n’ont pas encore été évalués de façon convaincante.

Notre comité de citoyens  de Saint-Robert, Saint-Aimé et Massueville  contre la fracturation hydraulique continue de s’informer et de participer à des assemblées d’information et demeure vigilant. Le gaz de schiste obtenu par la fracturation demeure encore un risque pour la protection de l’eau potable pour nous et pour  les générations futures. Le regroupement interrégional des gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL) poursuit ses initiatives car S’informer, c’est s’engager.

(Source : Le Devoir, 8, 10 et 13 janvier 2014)

L'argent est numéro un, et l'intégrité n'est même pas sur la carte

Voilà ce que déclarait le chanteur ontarien Neil Young lors de sa récente attaque verbale du dimanche 12 janvier 2014  à l'endroit du gouvernement conservateur fédéral et ses lourdes décisions relativement aux sables bitumineux albertains. Le chanteur a donné le signe du départ de sa contribution lors de 4 concerts  pour soutenir les autochtones combattant le développement de cette source d'énergie. Selon lui, nos leaders canadiens tuent les peuples des Premières Nations et leur sang sera sur les mains du Canada moderne. (Le Devoir, 13 janvier 2014)
 
Orwell écrivait dans son livre 1984: "L'ignorance des uns fait la force des autres." Le gouvernement Harper ferme des bibliothèques scientifiques de Pêches et Océans Canada et les ouvrages qu'elles contiennent. Même le quotidien français Le Monde en fait écho. Depuis plus de 100 ans, des données étaient recueillies et précieusement conservées. Suivant leur logique d'une faible fréquentation, le ministère trouve inéquitable "pour les contribuables de payer pour des bibliothèques que très peu de gens utilisent." Mais ces ressources spécialisées servaient d'abord les besoins d'information pour les scientifiques du gouvernement fédéral. Une expertise unique élaguée comme un obstacle pour mieux atteindre un objectif économique.
 
Pour un large principe d'économie réalisable, fermera-t-on la bibliothèque du Parlement? écrivait Jean-Patrick Toussaint, le chef des projets scientifiques de la Fondation David Suzuki dans une récente lettre au journal Le Devoir.
 
A Saint-Robert, alors que notre bibliothèque municipale recevait, depuis 1984 jusqu'au 31 décembre dernier, au moins 3 échanges annuels d'environ 800 livres chacun, soit 2 400 unités disponibles annuellement, en plus de l'accès aux prêts inter-bibliothèques à travers la Montérégie, tout en bénéficiant de notre collection locale acquise depuis son inauguration, le citoyen avait accès à un grand nombre de sources pour diminuer son ignorance. 
 
Lors de l'assemblée  spéciale du 9 décembre dernier, nos élus ont autorisé Patricia Salvas à acquérir des documents pour 1 000 $ afin d' augmenter notre collection locale. Les critères de sélection, la diversité des choix , quelles seront les motivations des choix de ce montant accordé pour cette première acquisition de notre bibliothèque municipale locale depuis la fin de son adhésion au Réseau Biblio des bibliothèques publiques de la Montérégie ?
 
Espérons que les nouvelles acquisitions permettront de faire diminuer notre ignorance collective tout en apportant divertissement et plaisir de la lecture aux usagers de notre essentiel service municipal.