jeudi 31 octobre 2013

Notre assiette et les décisions des élus

Certaines municipalités proposent une politique alimentaire. Toronto fut la 1ere ville canadienne qui montre une vision pour changer le contenu de notre assiette. Depuis 20 ans, elle a établi une politique alimentaire municipale. L'accès à une nourriture saine, consciente de l'environnement et encourageant les aliments de proximité.
 
Un groupe de citoyens y ont sensibilisé les élus et ont vu largement: l'agriculture, la promotion de producteurs locaux, la présence de camion-restaurant qui offre un menu-santé, etc. Plusieurs acteurs se sont rassemblés: les restaurateurs, les transformateurs, les producteurs, pour offrir une gamme de produits meilleurs dans les installations de la municipalité et lors des fêtes populaires.
 
Au Québec, Amqui fut la première. Le maire Gaétan Ruest nous en parle, le 30 octobre, dans l'émission Bien dans son assiette  animée par Sophie-Andrée Blondin (talentueuse fille de l'excellent Robert Blondin, célèbre voix radio-canadienne)  sur les ondes de Ici Radio-Canada Première, du lundi au jeudi à 19 hres.
 
Amqui, donc, a établi une politique alimentaire municipale. Elle a interdit la vente de boissons énergisantes dans ses installations et cette initiative a inspiré une trentaine de villes.  C'est dans le pouvoir des municipalités de réglementer cet aspect de nos assiettes pour améliorer la qualité de vie des citoyens. Un mandat que la santé publique nous encourage, dans une récente lettre envoyée aux candidats à la mairie que j'ai reçue, à mettre en opération.
 
Françoise Ruby, journaliste et rédactrice de l'organisme Veille action  nous a aussi parlé, durant cette émission (qu'on peut réentendre sur le web) de son mandat de rassembler de l'information que les décideurs qui veulent passer à l'action peuvent consulter.  Encourager les saines habitudes de vie, promouvoir un menu-santé savoureux dans les installations municipales ou pour les collations du service de garde situé dans les locaux municipaux. Beaucoup d'initiatives sont à prévoir.
 
Je m'engage, en tant que future mairesse, si les contribuables le désirent, à promouvoir un tel changement dans nos décisions de gouvernance.
 
 


mardi 29 octobre 2013

Le rôle de citoyen selon Lise Payette

" Dans ce climat qui dégage une odeur de porcherie, peut-on encore parler d'exercer son droit démocratique de choisir ses représentants ? " écrivait Lise Payette le 7 juin dernier dans le quotidien Le Devoir. La commission Charbonneau ne cesse  de nous en fournir de grossiers exemples, de ces représentants qui n'ont pas fait du bon travail.
 
" Le gouvernement conservateur d'Ottawa pataugerait dans l'eau sale, le Sénat est un bar ouvert et la Ville de Toronto, la pure, sent aussi mauvais. Tous n'en mourront pas, mais tous sont atteints. C'est tellement évident que ça crève les yeux... Il faudra réparer cette société blessée et si souvent trahie que nous sommes. Il faudra creuser pour sauver du naufrage...Il faudra faire des choix, se donner des instruments nouveaux pour colmater les brèches laissées béantes par le raz de marée qui aura tout balayé ou presque sur son passage. Il faudra apprendre à nos enfants que tout n'est pas à vendre et que, surtout, tous les humains ne s'achètent pas.
 
Certains auront perdu leur superbe, mais d'autres auront retrouvé la fierté de vivre droit. Ce qui serait un bien beau cadeau à leur faire. Le rôle de citoyen honnête est exigeant, mais combien important , au bout du compte."
 
Se rendre aux urnes pour choisir une meilleure gouvernance municipale, voici un rôle important du citoyen, cette semaine.  Des élus sortants passeront à vos portes pour solliciter votre confiance. Certains se plaisent à raconter des calomnies ou des médisances aux sujets de leur adversaire. Ce n'est vraiment pas une bonne idée, disons-leur.  Diviser pour mieux régner est machiavélique. Une vieille recette de vieille politicaillerie.
 
Les citoyens sont plus réveillés et conscients des choses que cela.  Ils ne se laissent plus berner par des pancartes polluantes visuellement qui sont aucunement écoresponsables. Si en 4 ans de présence dans le conseil municipal, les citoyens ne connaissent pas le visage ni la valeur de leur élu sortant,  on est en notre devoir de se questionner sur ses réalisations durant ces années.
 
Nous traverserons ce désert, nous nous retrouverons le 4 novembre, fiers de ce que nous serons devenus, plus forts, plus avertis qu'avant, ayant enfin découvert notre rôle de citoyen, à la manière suggérée par Lise Payette  dans sa  courte chronique de juin 2013.

lundi 28 octobre 2013

"La corruption est un choix dicté par la facilité, la peur ou l'appât du gain"

Voici ce que disait le juge sud-africain Richard Goldstone, 74 ans, procureur au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et à celui pour le Rwanda à la journaliste Diane Berard de l'hebdomadaire Les affaires  du 26 janvier 2013.
 
Il présidait la commission d'enquête sur la corruption dans le programme "Pétrole contre nourriture" des Nations Unies, où 2 500 entreprises ont payé des pots-de-vin au gouvernement irakien pour décrocher des contrats.
  
Pour briser le système corrompu, il explique qu'il faut d'abord reconnaître son existence. Les dérives morales commencent d'abord au sommet. Il faut  aussi disposer d'un système de contrôle et de vérification. Tant que les entreprises ne feront pas savoir à leur personnel qu'elles ne toléreront aucune forme de corruption, que le code de conduite est connu ainsi que les sanctions aussi, qu'un tel comportement  sera officiellement décrié, il n'y aura pas d'amélioration, explique-t-il.
 
Ainsi il suggère qu'une entreprise sollicitée pour un pot-de-vin publie un communiqué de presse pour révéler cette tentative d'extorsion à tous. Aussi pour mettre en garde les autres entreprises contre cette pratique malhonnête, c'est l'action à poser.
 
Il ne s'habitue pas au côté sombre des humains. Il en est toujours surpris, révèle-t-il à la journaliste. En outre, il n'y a rien qui différencie les fournisseurs qui payent des pots-de-vin pour obtenir des contrats de ceux qui ne le font pas. Il lui est impossible de tracer le portrait-robot de l'entreprise qui joue le jeu de la corruption de celle qui réussìt à résister.
 
S'informer, c'est s'engager.
 


Les Québécois acceptent trop souvent l'inacceptable

Gilles Duceppe, dans un article publié dans le Journal de Montréal le 7 janvier 2013 nous rappelle que, pour une nation dont la devise est Je me souviens,  nous avons parfois des comportements curieux.

Il nous rappelle qu'il a toujours dit qu'il est erroné de blâmer les autres pour les problèmes auxquels nous faisons face. Il rajoute: Cela ne veut pas dire de nous abstenir de critiquer les décisions...au contraire.  Cela signifie  de prendre acte qu'un gouvernement ( municipal, provincial ou fédéral) agit avant tout en fonction des intérêts de la majorité...Cessons donc de blâmer les autres et soyons assez fiers pour agir en majorité que nous sommes, en tout respect des minorités vivant au Québec.
 
S'exprimer comme majorité, dire ce que nous considérons juste, solidaire et équitable pour notre communauté. Un devoir de citoyen. Parler aux élus.
 
En tant que future mairesse, je m'engage à organiser des rencontres mensuelles informelles avec les robertois et les robertoises  dans le restaurant local de l'aéroport de Sorel-Tracy pour entendre les opinions, les suggestions et les commentaires des citoyens. Plusieurs maires en Montérégie tiennent ce genre de rencontre informelle. Et leurs citoyens apprécient, nous ont-ils informés lors d'une récente formation auquelle je participais.
 

Un maire comme Séraphin ou comme Marilyn: Stéphane Laporte en parle

Le Québec a deux modèles de maire. D'abord le plus ancien, l'aïeul de tous les premiers magistrats des villes et villages du Québec: Séraphin. ...Il avait amassé  une fortune en exploitant les pauvres gens. ...Il contrôlait sa bourgade. ...Cette oeuvre romanesque fut le feuilleton le plus populaire de la province (durant 14 ans) ...durant la belle jeunesse de la plupart de nos élus actuels...Séraphin a servi de modèle à plusieurs âmes fragiles qui ont vu, dans le métier de maire, une bonne façon de faire la passe.
 
L'autre maire faisant partie de l'imaginaire populaire est Marilyn, l'héroïne de Lise Payette, au début des années 90. De femme de ménage, la blonde Marilyn (la comédienne Louisette Dussault) avait atteint le statut de mairesse de sa ville.
 
Tout le contraire de Séraphin, elle était une mairesse intègre, consciencieuse, serviable, aidant ses électeurs avec toute l'attention d'une mère. Si Séraphin a eu plusieurs disciples, les rejetons de Marilyn se font rares. Les personnages bons ne marquent pas autant les mémoires que les personnages fourbes.
 
Les épisodes originaux de Séraphin durant 14 saisons, Marilyn, durant 3 saisons. Ça ressemble aux mandats des maires, les plus corrompus se maintiennent plus longtemps au pouvoir que les idéalistes, écrivait Stéphane Laporte dans le quotidien La Presse du 1er décembre 2012.
 
Il rajoute aussi: pourtant des femmes et des hommes de ménage, c'est ce que ça va prendre pour  nettoyer 200 ans de gestion à la Séraphin. Le maire est à l'image de sa communauté... Quel sera le nouveau profil du maire québécois ? Plus Marilyn que Séraphin, écrivait-il alors.
 
Le maire d'une ville ne doit se prendre que pour ce qu'il est: le serviteur des citoyens... un exécutant,..sans oublier que la ville ne lui appartient pas, que c'est lui qui appartient à la cité.
 
Stéphane Laporte écrit finalement: Dépêchons-nous de trouver cette nouvelle race de dirigeants.

Un recours collectif pour les inconvénients du chantier d'éoliennes

Excédés  par les inconvénients d'un chantier d'éoliennes, des résidants de la MRC de l'Érable intentent contre le promoteur un recours collectif déposé devant la Cour supérieure du Québec, le 31 octobre 2012  écrivait Thierry Larivière dans l'hebdomadaire La terre de chez-nous dans son édition du 14 novembre 2012.
 
 
Les requérants estiment que le promoteur du projet ne respecte pas les citoyens situés près des travaux. La circulation intense de camions, les bruits, les chemins bloqués temporairement, la crainte des effets de fils à haute tension, les chemins d'accès jugés trop larges, le gravier excédentaire mal placé, les problèmes d'érosion font partie des  insatisfactions relevées dans les témoignages recueillis par le journaliste.
 
La perte de valeur de leur propriété pour certains résidants suscite des questionnements dans cette région. Toutefois, ceux qui reçoivent des éoliennes sur leurs terres sont satisfaits des montants reçus en relation avec leur entente signée de gré à gré avec le promoteur. Un autre producteur agricole a répondu aux questions du journaliste mais a préféré que son nom ne soit pas cité dans l'article, car il  a un conflit avec des familles environnantes. Il pense que ce n'est que de la "jalousie" de la part de ceux qui ne profitent pas du chantier ou des futures redevances.
 
Nous verrons, à la fin de l'audition au bureau de l'audience publique sur l'environnement (BAPE), comment le projet éolien de notre MRC Pierre-de-Saurel se développera. C'est à suivre.
 


La ville doit justifier chaque sou dépensé

La ville n'est pas une "business" et les citoyens ne sont pas des clients. Une telle vision dénote un manque de jugement politique et une incompréhension de la chose éthique. La ville est une administration publique qui doit rendre des comptes et justifier chaque sou dépensé. Les citoyens ne sont pas des clients mais des contribuables qui paient des taxes. Et qui votent.
 
La ville offre des services. Quand le système se détraque, quand la fraude s'installe, ce sont les citoyens qui paient la note.
 
Michèle Ouimet nous expose ces propos dans la Presse, édition du 6 décembre dernier. Quand j'ai demandé, en séance publique du conseil municipal, comment Saint-Robert pouvait établir un contrôle sur la collusion, puisqu'un élu sortant m'avait expliqué que la collusion ne peut être enrayée à Saint-Robert, voici la réponse de la direction municipale: moi, j'ai fait signé un formulaire où chaque fournisseur déclare qu'il ne fait pas de collusion.
 
Et vlan, une réponse rapide, courte, mais insatisfaisante, à mon avis. Michèle Ouimet nous explique que le ministre Sylvain Gaudreault avait frotté les oreilles de l'ancien maire Applebaum le 5 décembre dernier,  et exigé que les contrôles retirés  soient rétablis par le directeur général  à Montréal. Ce dernier avait relâché les contrôles pour accélérer le processus de décision, pour la sacro-sainte efficacité, écrit-elle aussi. La transparence nécessite plus de travail, il est vrai. Mais comme le souligne madame Ouimet, nous ne sommes pas au privé, mais au public. C'est le prix à payer. Il ne faut jamais oublier que les municipalités sont des créatures du gouvernement provincial.
 
Le ministre Sylvain Gaudreault sait probablement  un peu de quoi il parle. Il a même enseigné à notre fille lors de ses études au cegep de Jonquière au début des années 2000. Un professeur qu'elle a reconnu comme dévoué et compétent sur les connaissances de divers  systèmes politiques qu'il s'est efforcé de communiquer comme tout bon enseignant sait le faire.