mardi 30 juillet 2013

Un non-voyant robertois m'a édifiée

Hier soir, nous avons eu la chance de partager un repas et une soirée avec un aveugle originaire de Saint-Robert. Les rencontres précédentes dataient d'environ 40 ans, sans communication réelle, sauf parfois virtuelles.

Il nous a entretenus de sa vie d'homme, de travailleur, d'handicapé,  depuis les 40 dernières années, et ce qui m'a le plus saisie, c'est la relation d'amour qu'il a vécue avec une compagne durant plus de 20 ans. Aujourd'hui décédée, cette femme, nous a-t-il confié, l'a fait renaître.  L'amour qu'il a partagé avec elle, lorsqu'il en parlait, semblait illuminer ses yeux autant que son âme.

Beau à entendre et beau à voir.  On devrait lui offrir une tribune pour communiquer avec d'autres robertois cette grandeur de relation humaine.  L'amour qui dure, malgré un grand écart d'âge, un grand écart de capacité physique, et qui perdure au-delà de la mort.

Chapeau pour ce beau message. Cela redonne confiance envers les capacités de l'être humain à être généreux, bon, aimant et reconnaissant.  On aurait besoin, en ces moments troubles dans nos sociétés capitalistes sauvages, d'entendre plus souvent de tels témoignages.  Cela donne des ailes vers l'altruisme et les valeurs humaines rehaussées d'un cran.

dimanche 28 juillet 2013

La Roulotte de Paul Buissonneau à Saint-Gabriel-de-Brandon

Le jeudi 25 juillet, le quotidien Le Devoir nous annonçait que la Roulotte originale qui a diverti les jeunes montréalais entre 1953 et 1980 a été rénovée. Une seconde vie lui est offerte par la ville de Saint-Gabriel-de-Brandon qui souhaite développer  la culture au sein de son territoire.

Cette ville de Lanaudière a renippé cette pièce patrimoniale en y consacrant plus de 25 000 $. Picolo  est plus qu'heureux que cette vieille roulotte puisse servir à nouveau, et ce, au sein d'une petite municipalité qui a de la vision, dit-il au journaliste Fabien Deglise.

Le maire Gaétan Gravel raconte l'histoire de ce monument promu, il y a plus de 60 ans par Paul Buissonneau, qui a une maison dans cette région. Roulotte abandonnée dans un boisé depuis 3 ans, les élus ont décidé de la faire renaître.  240 heures de travail, lui redonner ses belles couleurs d'origine, mettre à jour son système d'essieux et de freinage, son pivot et ses ferrures en harmonie avec les réglementations du jour.

Michel Saint-Laurent, directeur général de la Ville, est fier de cette nouvelle roulotte refaite.  Elle a tant  vu s'épanouir les talents des Clémence Desrochers, Yvon Deschamps, Robert Charlebois, Marcel Sabourin, Jean-Louis Millette, Julien Poulin, Marie Eykel, ces grands artistes qui ont diverti notre nation pendant de nombreuses années.

La Roulotte part en tournée dans plusieurs villes de la région et présente Le tour du monde  en  80 jours de Jules Verne à un nouveau public. 

Le nouveau rôle de la Roulotte est géré par la troupe de théâtre Advienne que pourra. Maryse Drainville pilote ce dossier. 

Le maire considère que ces déboursés sont un investissement. Une manière de relancer l'économie locale.  Il est persuadé que la culture est un levier important  à leur disposition. Les élus ont décidé d'y croire.

Le directeur technique du projet, Daniel Quirion, se permet de rêver.  Il a dirigé une dizaine de jeunes pour ce travail d'été. Ils verront au bon fonctionnement et au déploiement de ce décor fabuleux, sur roues. Il rêve d'un festival annuel de théâtre de maisons de jeunes qui pourrait s'implanter à Saint-Gabriel-de-Brandon.

Mais le rêve n'aime-t-il pas se percher haut, chante Richard Séguin.  Je leur souhaite un vif succès.  Enfin, le théâtre au service des jeunes, curieux de culture et de création, et ce, dans une petite municipalité de province.

Ne faudrait-il pas s'inspirer de cet élan dans Lanaudière pour découvrir que l'asphaltage des routes, le ramassage des rebuts et les égoûts ne sont pas les seuls services qui sauront combler le coeur affamé des jeunes en devenir  de nos villages ruraux...





jeudi 18 juillet 2013

Rio Tinto abolit 250 emplois dans notre ville-centre

Dans l'édition du journal Le Devoir de ce matin, on confirme la crainte perceptible depuis mai dernier.  Hier, la société a annoncé la mise à pied de 250 postes à Sorel-Tracy.

Environ 50 cadres perdront définitivement leur emploi et environ 200 syndiqués seront mis à pied avec une possibilité d'être réembauchés si les événements économiques le suggèrent.

Même durant les récessions du début des années 1980 ou  de 1990, les mises à pied n'ont jamais été aussi élevées, selon le président syndical, monsieur Jacques Boissonneau.

Le président et chef de direction de Rio Tinto, monsieur Sam Walsh, souhaite réduire les coûts de 5 milliars durant les 2 ans qui viennent.

En achetant Alcan l'an passé, Rio Tinto a perdu 14 milliards de sa valeur durant la même année.  Cette perte devra être compensée à quelque part.  Les actionnaires semblent avoir toujours le bon bout du bâton.

Les gens de notre région qui perdront leur emploi auront encore des biens de consommation à acquérir et des hypothèques à payer, fort probablement.  Dommage qu'ainsi notre belle région subisse un si grand recul de forces vives et consommatrices, probablement, d'achats locaux.

Souhaitons qu'ils retrouvent un nouvel emploi qui saura satisfaire leur désir de mettre à profit leur compétence.

dimanche 7 juillet 2013

Soweto Gospel Choir: dans la cathédrale moderne de l'OSM


Hier, à la Maison symphonique de Montréal, la nouvelle résidence de l'Orchestre symphonique de Montréal, le festival international de Jazz de Montréal présentait un choeur sud-africain composé de 20 personnes sur scène qui avait tout pour éblouir le public.

Inaugurée le 7 septembre 2011, cette maison est impressionnante par sa grande beauté. Pouvant accueillir jusqu'à 2100 personnes, elle peut recevoir 120 musiciens et un choeur de 200 voix.

Chaque siège de l'auditorium bénéficie d'une expérience visuelle et sonore supérieure. Une acoustique exceptionnelle. Le bois de hêtre québécois a été choisi tant pour ses qualités acoustiques que visuelles et recouvre toutes les surfaces de l'auditorium.

Le Soweto Gospel Choir y a donné 2 représentations hier, à 13 h et à 19 h.  Formé depuis novembre 2002, il remportait dès 2003, un premier prix prestigieux des arts de la scène en Australie. le prix Helpmann. Et depuis, de multiples prix s'accumulent sur leur parcours musical.

Ils ont joué avec Céline Dion lors de sa tournée en Afrique du Sud. Ils ont parcouru la planète en chantant.

Le choeur a fondé sa propre fondation des orphelins du sida, Haven Vukani de Nkosi, afin d'aider les organismes qui reçoivent peu de financement. Ils ont déjà amassé plus de R4 millions.

Ils savaient danser des chorégraphies à faire saliver plusieurs danseurs.  Des prouesses physiques telles chez des chanteurs  à faire écarquiller les yeux. Des costumes somptueux, des corps qui bougent dans une aisance, qu'on dira africaine, naturelle, sans tabou.

Les harmonies vocales époustouflantes. Des textures musicales à faire rêver. Un éblouissement. Inimitable de qualité, de coordination, de beauté, quoi.

2 percussionnistes, un claviériste, plusieurs chanteurs devenaient tantôt danseur, tantôt instrumentiste.  Un partage de la scène tout en douceur, on se passe le microphone de main en main, comme une belle équipe sportive se passe le ballon, dans un but unique: faire plaisir à son public, servir la musique, servir la Beauté.

Un répertoire de choix, religieux ou national, certaines chansons américaines ou souvent entendues en Jamaique...  Plus d'une heure 40 minutes, sans intermission, tout du long dans l'effervescence de l'humanité chantante.

Quel bel exemple d'appartenance et de fierté nous ont-ils démontré sur cette magnifique scène montréalaise.  Un exemple de fraternité universelle dans leur invitation à danser et à fredonner avec eux, dans leur finale.

De très beaux et bons moments à placer dans nos conserves de bonheur en réserve pour les jours plus tristes comme ces jours de tragédie au Lac Mégantic. Soyons solidaires, nous aussi, avec ces québécois et envoyons-leur nos pensées solidaires fraternelles.


samedi 6 juillet 2013

Les asperges de Saint-Aimé: 60 restaurateurs privilégient la Sublime Asperge

Dans l'édition du 19 juin dernier, la journaliste Annie Bourque publie, dans la Terre de chez nous, un éloquent article sur l'entreprise de Nicole Saint-Jean qui réussit sa 14e saison de culture.

4 travailleurs mexicains y travaillent depuis le début de mai. Près de 4 000 livres d'asperges y sont recueillies parfois en une seule journée.  Normale, la cadence est de 1 tonne par jour. Plus de 50 000 llivres d'asperges y seront cueilies durant la saison 2013. Une terre noire, riche en humus fournit un goût plus sucré aux asperges, dira madame Saint-Jean.

Pour chaque visiteur qui le souhaite, elle offrira un bout d'asperge fraîchement cueillie à goûter.  Sublime est le bon terme à utiliser. Pour y être allée chaque printemps depuis quelques années, je sais ce qu'est ce bon goût de fraîcheur nullement égalé dans les supermarchés.

Elle fournit des recettes faciles à réaliser pour qui le demande.  Elle a gagné un à un les restaurateurs en les incitant à changer de fournisseurs pour découvrir le bon goût de ses sublimes asperges. 2 fois par semaine, elle livre à ses clients restaurateurs le bon goût frais de notre région. Le chef Mathieu Cloutier a glissé, dans son plus récent livre, un chapitre sur cette Sublime Asperge. A l'émission Cap sur l'été,  Marc-André Joyal a présenté une recette utilisant les sublimes asperges.

Le public aussi achète directement de la productrice de 56 ans, anciennement productrice de cornichons. Son mari Simon Lavallée et elle sont conscients de vivre leurs plus belles années de production.  Un champ d'asperges dure environ 20 ans.

Certaines fins de semaine, près de 1 000 personnes se déplacent pour visiter le site de la Sublime Asperge.  En même temps, ils visitent aussi les Serres Villiard du séduisant  et jeune horticulteur Pierre-Luc,  les Fromages Latino de Saint-Aimé ou la fromagerie Le Bédouin qui offre des fromages polyethiques à Saint-Robert, sur la route 239.

Des entrepreneurs de chez-nous, travaillant au bien-manger collectif.   Des entreprises à encourager et à favoriser dans leur développement.  Des éclaireurs audacieux qui embellissent notre patrimoine culturel alimentaire.  Privilégions-les lors de nos décisions de consommation.  La proximité, l'achat local ne seront plus des concepts abstraits car ils prendront racine dans nos habitudes de vie.

Des poules heureuses à Saint-Ours, un entrepreneur audacieux: Serge Lefebvre

Dans l'édition du 26 juin 2013 de La Terre de chez nous, sous la plume de Martine Giguère,  on apprend, qu'à la Ferme des Patriotes de Saint-Ours, on élève 40 000 pondeuses sous régie biologique réparties dans 8 poulaillers et 2 sites de production.

En toute liberté, les poules de monsieur Serge Lefebvre se promènent. De mai à septembre, elles se baladent même à l'extérieur, dans des parcs engazonnés dès l'âge de 26 semaines.

Depuis 1999, d'un début avec 2 500 pondeuses sur un site à l'Ange-Gardien, monsieur Lefebvre sent l'attrait des consommateurs pour ce type d'oeufs biologiques.

L'éleveur se déplace en Allemagne et y visite la plus grande exposition bio mondiale. Ce voyage confirme sa mission. Il augmente ses poules bio à 7 500 têtes.

Pour augmenter la biosécurité, il déplace sa production à Saint-Charles-sur-Richelieu car le site de l'Ange-Gardien est à proximité d'élevages de poules conventionnelles. La construction de 4 poulaillers de 5 000 poules, en plus d'une meunerie bio complète l'entreprise installée sur une terrain d'environ 30 hectares.

Puis une terre d'environ 100  hectares le charme à Saint-Ours. Serge Lefebvre y aménage un 2e site de productioin et y construit 4 nouveaux poulaillers de 5 000 poules,  de 2007 à 2010.

Certifiée biologique, la nourriture de ses poules est primordiale dans le succès de l'aventure.  Sa ferme l'approvisionne à hauteur de 40 %, le reste est acquis sur le marché des grains biologiques. La graine de lin de l'ouest canadien est coûteuse. La main-d'oeuvre est plus coûteuse que dans l'élevage conventionnel.  Les oeufs sont pondus hors du nid, qu'il faut ramasser au sol ou sur les lattes. Un ouvrier est nécessaire pour chaque groupe de 2 poulaillers alors qu'en élevage traditionnel, un employé peut s'occuper de 12 poulaillers. Chaque poule biologique  nécessite un espace vital de 260,6 pouces carrés alors que la poule traditionnelle n'en a besoin que de 116,25.

Leur poulailler occupe un espace de 912 mètres carrés chacun, soit  près de 9 120 pieds carrés.  Le pourcentage des oeufs bio produits au Québec est de 1,5 % alors qu'il est de 8,22 % en Colombie-Britannique. On a du chemin encore à parcourir.

Des aires extérieures de jeu des poules sont surmontées d'une couverture sur le jardin, à l'abri du vent, les arbres y poussent avec naturel.  Quelle belle vie pour nos poules régionales, entreprise remarquée de monsieur Serge Lefebvre.

Par l'histoire révélée de ce pionnier québécois, on comprendra beaucoup mieux pouquoi les prix des oeufs biologiques sont différents de celui des oeufs conventionnels.

Il nous suffira maintenant, instruits de ces donnés, de conscientiser nos amis de cette valeur ajoutée, car 50 % de la production y est certifiée  bio oméga-3.

Bon succès à un entrepreneur audacieux de notre région.

Bogies du métro de Montréal et Alstom de Sorel-Tracy

Hier, une nouvelle usine de fabrication de bogies a été inaugurée à Sorel-Tracy en présence des journalistes, ce que nous révèlaient, hier matin à 7h40, la Première Chaîne de Radio-Canada et, ce matin,  le journal Le Devoir.

Plus de 900 bogies destinés au métro montréalais seront assemblés dans notre région. Le consortium Bombardier-Alstom détient un contrat de 1,200,000,000.00 $ accordé par la Société de transport de Montréal (STM). Ce consortium devra fournir 468 nouvelles voitures de métro, car la plus récente en fonctionnement actuel a été acquise en 1973. Besoin de renouveler la flotte pour maintenir un service de qualité.

L'usine de Sorel-Tracy sera équipée maintenant pour satisfaire d'autres demandes provenant d'autres sociétés de transport de l'Amérique qui s'ajouteront à la commande actuelle, pensent les employés d'Alstom.

Ainsi par ce nouvel ajout, l'atteinte du seuil de 60 % de contenu canadien fixé par la STM sera réalisé. Les bogies assemblés ici seront ensuite transférés à l'usine de Bombardier de La Pocatière, ils y seront montés aux voitures, après que les moteurs conçus dans une usine d'Alstom  américaine leur seront greffés.

Alstom fournira aussi, par ces divers sites de travail incluant le site montréalais, des systèmes de traction, de contrôle de train, de communication, d'information aux passagers et de vidéo-surveillance des nouvelles voitures du métro montréalais.

On se souvient, qu'en 2006, ce contrat avait été accordé à Bombardier.  Alstom avait pourtant fabriqué la première génération de voitures du métro de Montréal. Ils ont contesté en cour et, en 2010, le contrat a été octroyé au consortium formé des deux sociétés, Bombardier-Alstom.

Les prévisions annonçaient une embauche de 50 nouveaux employés.  Ce ne peut qu'ëtre souhaité pour l'économie régionale.