lundi 11 octobre 2021

Le 11 octobre, la journée de la fille

Quand on sait que 132 millions de filles ne sont pas scolarisées à travers le monde actuellement, il y a lieu d'être indignés. Depuis 2012 existe cette journée pour sensibiliser le monde à l'importance de l'égalité entre les sexes. Encore aujourd'hui, les filles sont souvent non désirées comme enfant à naître, alors que les garçons sont davantage reconnus comme désirables comme enfant à naître. Je connais cela, mon père aussi souhaitait un fils lors de ma naissance. Des bras et plus de force physique pour les éventuels travaux sur la ferme familiale.

Cette année, cette journée veut sensibiliser les personnes à l'accès différent aux technologies de l'information pour les filles. Les filles sont moins présentes dans les emplois en technologie, c'est encore un "boy's club". Les appareils électroniques sont moins disponibles pour les filles dans plusieurs régions du monde. L'information est le nerf de la guerre, et souvent, les filles y ont moins accès.

La scolarisation des filles permet une avancée dans la liberté, socialement et économiquement. Dès que la scolarisation est faible, les choix deviennent réduits pour elles. Le mariage forcé, la pauvreté, la mauvaise connaissance de ses droits deviennent des réalités pour celles qui ne peuvent aller à l'école. Quel recul pour nos sociétés !

(Source: RDI aujourd'hui)

dimanche 10 octobre 2021

Concevoir le bonheur autrement que comme une marchandise

Au Québec, la consommation de psychostimulants, d'antidépresseurs et d'anxiolytiques continue d'être répandue. En 2017, 62 doses d'antidépresseurs étaient consommées en moyenne par habitant, soit 525 millions de comprimés, selon les données de la firme IQVIA.

L'autrice et enseignante en philosophie au collège de Valleyfield, Julie Roussil signe le Devoir de philo cette fin de semaine dans Le Devoir. Elle a observé une importante augmentation des diagnostics de troubles de l'anxiété alors que nous vivons dans une société où nos besoins essentiels sont assurés par nos régimes universels.

"La société d'hyperconsommation est contemporaine de la spiritualité, de l'anxiété de la dépression, des carences de l'estime de soi, de la peine de vivre," même si nos conditions matérielles s'améliorent, écrit-elle. Le marché a envahi tout notre quotidien et s'adapte aux changements. Le marché se renouvelle au rythme des nouveaux besoins qu'il peut même insuffler lui-même. 

Gilles Lipovetsky, essayiste français,  a écrit Le bonheur paradoxal en 2006. Il place son espoir dans un programme d'éducation permettant aux jeunes de concevoir leur bonheur autrement que comme une marchandise. Même si les nouveaux retraités, le bio, l'électrique et l'achat local sont de plus en plus répandus, la frugalité ou la décroissance n'intéressent que de petits groupuscules qui sont encore bien peu influents. Lipovetsky ne voit pas de sortie à l'horizon de l'hyperconsommation.

Saurons-nous devenir plus solidaire de notre humanité avec tous ceux qui tentent de diminuer la satisfaction immédiate de tous ses désirs, pour devenir plus conscient que notre exemple peut influencer la génération qui vient? N'y a-t-il pas corrélation entre l'hyperconsommation et la détresse qui s'abat sur tant de jeunes et de moins jeunes ?

Aujourd'hui, commémorons l'importance de soigner la sante psychologique de ceux que nous cotoyons dans notre quotidien, tout simplement.


samedi 9 octobre 2021

Maria Chapdelaine, à voir

Hier, je suis allée voir le dernier film de Sébastien Pilote avec ma famille. Il est maintenant disponible dans notre cinéma régional. Il faut en profiter. Cette adaptation du roman posthume de Louis Hémon (1913) est à voir sur grand écran. Les 11 et 12 septembre, ce film a été lancé au festival international du film deToronto. 

Un film de beauté, de silences, de contemplation. Le directeur photo, Michel La Veaux, nous offre des images qui épousent bien les saisons. Un peu comme un peintre, les éclairages sont très étudiés. La lumière abondante selon la position du soleil dans les clairières, le peu de lumière dans les intérieurs des habitations de ce début du XXe siècle, les visages caressés par une lumière si intéressante, j'ai beaucoup savouré la lumière telle que travaillée par ces artisans du cinéma québécois.

La musique de Philippe Brault était aussi admirable. Les cordes de la harpe, du violon, de l'alto, du violoncelle, de la contrebasse ainsique que des guitares ont réussi à créer une harmonie éloquente de sentiments, d'atmosphères divers. Le choix de Sara Montpetit pour incarner une jeune Maria démontre aussi une fidélité au roman. Charismatique, tout en retrait, ses yeux souvent très discrets et parfois si bavards. Sébastien Ricard, le père de Maria, est aussi exceptionnel. Défricheur, ambitieux, pensant que sa femme ne peut mourir, car elle est "encore utile", selon la psychologie virile de ce temps-là.

La veillée du temps des fêtes avec gigue et violoneux nous rappelle les reel irlandais que nous avons tous déjà fredonnés. Des prétendants de Maria: Émile Schneider en François Paradis, Antoine Olivier Pilon en Eutrope, le voisin agriculteur qui a réussi à accumuler des réussistes et  est prêt à se marier, campent bien leur personnage et sont crédibles.

Le réalisateur Sébastien Pilote a grandi au Saguenay et veut ici rendre hommage à son peuple qui a rendu cette région si hospitalière maintenant. Il disait à René Homier-Roy récemment dans une entrevue que ce film est 'un huis clos à ciel ouvert". Réellement. Courez vite le savourer.


jeudi 7 octobre 2021

"Le moment de la honte"

Hier, le pape François a exprimé sa honte suite à la publication d'un rapport accablant sur la pédocriminalité au sein de l'Église de France. Le président français, Emmanuel Macron, dit qu'il y a "un besoin de vérité et de réparation". François a dit au Vatican hier: 'Je désire exprimer aux victime ma tristesse, ma douleur pour les traumatismes subis et aussi ma honte, notre honte, ma honte pour une trop longue incapacité de l'Église à les mettre au centre de ses préoccupations", pendant l'audience hebdomadaire générale.

Durant l'été 1978, j'avais assisté avec mon mari à un tel genre d'audience générale, la dernière du pape Paul VI à l'époque, avant sa retraite estivale et sa mort. Impressionnante audience papale. On ne peut oublier un tel événement, après y avoir assisté une fois. Le silence, la joie exprimée, le sentiment d'unité dans une grande assemblée de croyants.  Et le pape en avant qui nous parle comme s'il s'adressait à nous personnellement.

Bref, c'est hier, que François 1er a dit: "C'est le moment de la honte". Quatre fois, expression d'une honte sentie avec insistance. Il a aussi évoqué "une épreuve dure, mais salutaire". Il a appelé "les catholiques français à prendre leurs responsabilités pour que l'Église soit une maison sûre pour tous".

Macron a "salué l'esprit de responsabilité de l'Église française, qui a décidé de regarder ce sujet en face comme l'avaient fait d'autres Églises à travers l'Europe en particulier". "Je souhaite que ce travail puisse se poursuivre dans la lucidité et l'apaisement. Notre société en a besoin. Il y a un besoin de vérité et de réparation", a-t-il dit devant la presse en marge d'un sommet européen en Slovénie.

Mardi, une commission indépendante sur les violences dans l'Église catholique de France a publié les conclusions accablantes de son enquête: 216 000 enfants et adolescents ont été victimes de clercs et de religieux catholiques depuis 1950. Le nombre monte à 330 000 si on ajoute les personnes agressées par des laïcs travaillant dans les institutions de l'Église, comme les enseignants, les surveillants, cadres de mouvements de la jeunesse, etc.

Ce rapport soulève des questions même au Québec, comme ailleurs dans le monde. 

(Source: article de Ljubomir Milasin et Gildas Le Roux, dans Le Devoir d'aujourd'hui.)

mercredi 6 octobre 2021

Les responsabilités de Saint-Robert

Maintenant, il ne suffit plus de faire la distribution de l'eau, d'offrir des services d'égouts, de ramasser les déchets et d'assurer la sécurité de ses citoyens pour bien remplir ses responsabilités, quand on est une municipalité de plus de 1 800 habitants comm la nôtre.

Les élus doivent aussi être présents pour développer l'économie sur leur territoire tout en  développant des services sociaux et culturels. Améliorer le transport en commun, lutter contre la pauvreté, favoriser la diminution des inégalités sociales, améliorer l'accès à la propriété, augmenter la qualité de l'environnement, offrir et encourager des activités culturelles nouvelles et de loisir. Les élus doivent avoir en tête d'augmenter la qualité de vie de leurs résidents.

Les routes sont belles à Saint-Robert. Toutefois, l'asphaltage des voies de circulation automobile n'est pas tout. Même la fille du maire sortant, conseillère à l'époque, révélait lors d'une entrevue télévisée dans un interview de Jocelyn Daneau, que l'asphaltage des routes ne remplit pas toutes les responsabilités d'une municipalité. Évidemment, son père est un spécialiste de l'asphalte, il en a fait une carrière pendant de nombreuses années.

Des clôtures aussi, c'est essentiel. Ainsi, pour éviter le vandanlisme autour de la nouvelle génératrice installée au bureau municipal de Saint-Robert, une nouvelle clôture a été installée cet  été. L'entreprise du fils du maire sortant a été le seul entrepreneur à manifester de l'intérêt pour réaliser ce projet municipal. Quelle coïncidence! 

En même temps, son entreprise a aussi installé 17 sacs de  lattes d'intimité à la clôture métallique existante autour du terrain du garage municipal, pour retirer du regard, a-t-on précisé lors de la séance du conseil municipal du 5 juillet, les surplus de matériaux municipaux: tuyaux de ciment, ponceaux, etc., tous des objets assez inesthétiques. Le tout pour 4 947,25 $ plus taxes. 

Pour le transport durable, Saint-Robert fait peu. Peu de personnes se déplacent à vélo ou à pied. L'élargissement de la voie semble encourager des vitesses excessives pour plusieurs automobilistes, jugées dangereuses par des aînés et des parents d'enfats. Et vitesse trop élevée, pas seulement de la part de jeunes, contrairement à ce que souligne souvent le maire sortant en séance du conseil municipal. Toutefois, plus d'usagers utilisent le transport collectif amélioré par autobus, c'est un point très positif, pour les déplacements vers d'autres municipalités ou vers la ville-centre.

Toutefois, les élus doivent devenir plus conscients que les résidents n'ont pas acheté une maison seulement pour son confort. Ils désirent un milieu de vie répondant à leurs besoins de maintenant et de demain.

Pour offrir le meilleur, il faut écouter les suggestions des citoyens et les mettre en pratique. Les belles paroles ne suffisent plus. Il faut agir dès maintenant et choisir en novembre des élus qui proposent des améliorations pour une qualité de vie toujours en croissance.

(Source: opinion de Louise Grégoire-Racicot du 12 novembre 2019 dans Les 2 Rives.)


mardi 5 octobre 2021

Le budget de la municipalité de Saint-Robert

 En 2021, le budget de la municipalité a été augmenté de plus de 38 % par rapport à celui de 2020. En 2021,  le taux de taxation a augmenté de 5 % pour chaque 100 $ d'évaluation. Une augmentation supérieure au taux d'inflation annuel selon l'indice des prix à la consommation d'alors.

En 2022, un nouveau barème d'évaluation sera utilisé, selon la valeur des actifs en juillet 2020. On se rappelle que, durant la pandémie, les valeurs des habitations tant urbaines que rurales ont nettement augmenté. Ainsi la base d'évaluation pour l'année 2022 sera assurément plus élevée que celles de 2019, 2020 et 2021.

Alors il sera possible de diminuer le taux de taxation, étant donné qu'il sera appliqué sur une évaluation municipale globale plus élevée.  

En 2021, il y a eu une augmentation de 33 % de la taxe pour l'aqueduc par logement. La taxe pour la sûreté du Québec a augmentéé de 7 % par bâtiment. Seuls la taxe pour les matières résiduelles et le coût du mètre cube d'eau utilisé par ménage sont demeurés constants entre 2020 et 2021.

Souvenons-nous qu'en 2019, le maire avait haussé sa rémunération de plus de 33 %. Pourrons-nous alléger le fardeau fiscal des citoyens de Saint-Robert ?

Même si l'inflation est plus élevée en 2021 qu'en 2020, il n'y a à partir en peur. L'ajout de l'évaluation foncière pourra probablement couvrir l'inflation annuelle lors de la préparation du budget 2022, qui sera préparé en décembre 2021 pour l'année 2022, avec les nouveaux élus lors de l'élection du 7 novembre prochain. Il est important de faire entendre sa voix lors de cette action démocratique essentielle.

Le budget est un exercice important. Il traduit le choix des élus. Il indique le choix d'aller de l'avant avec telle philosophie de gestion, la décision de faire plus ou moins intervenir les finances publiques, du genre d'interventions sociales ou culturelles à privilégier, de l'aide au développement économique, vers une transition durable, verte et efficiente.

Ensuite il importe que chaque contribuable questionne ses élus pour bien comprendre les tenants et les aboutissants des dépenses prévues. Le contenu du budget est déterminé par les élus. La seule participation du contribuable, pour dire son mot, est le jour du scrutin. Le moment décisif d'élire les membres du prochain conseil. À suivre...

(Source: opinion du 15 décembre 2020 de Louise Grégoire-Racicot, dans Les 2 Rives.)


lundi 4 octobre 2021

Le rôle essentiel du citoyen

Afin d'améliorer le milieu de vie et sa qualité au sein de notre municipalité, les électeurs ont un rôle essentiel à jouer. Payer les taxes municipales qui nous sont adressées ne suffit plus. Chacun doit plutôt se renseigner en lisant d'abord les procès-verbaux des séances mensuelles du conseil municipal diffusés sur le site web de la municipalité.

Et mieux, assister aux assemblées publiques. Tant de villes à travers le monde n'offrent pas une telle possibilité et tant de citoyens seraient intéressés à connaître ce qui se passe réellement lors de la prise de  décisions des élus, ce qui aura un impact sur la qualité de leur vie.

Évidemment, quand elles ne durent que moins de 30 minutes bien souvent, et qu'elles ne sont pas dynamiques, quand les conseillers municipaux n'expriment aucune idée ni commentaire, seuls le maire et la directrice générale s'expriment. Parfois des acronymes sont utilisés et sont peu connus par les contribuables, sans que les élus daignent expliquer en vulgarisant l'information.

Des décisions sont prises mais peu d'informations ne sont fournies, en amont, sur les orientations et les priorités de nos élus. Disposant de si peu d'information au sujet de la vie municipale, soit lors des réunions publiques, soit dans le journal municipal mensuel Le Patelin, les Robertois font confiance aux rumeurs et au ouï-dire.

Répéter les mêmes infos dans le journal municipal n'apporte pas toujours les infos les plus pertinentes. Évidemment, cela permet aux citoyens d'avoir un rappel mensuel des informations les plus importantes, les plus stables et répétitives, sans avoir à téléphoner au bureau muncipal pour connaître les journées de ramassage des rebuts et les horaires des services.

Toutefois chacun pourrait conserver les informations les plus importantes qui ne se modifient pas au cours d'une longue période. Ce moyen de communication pourrait être utilisé pour informer davantage tous les concitoyens de la municipalité.

L'orientation devrait être: s'améliorer avec vous, s'améliorer pour vous.