lundi 23 août 2021

Des employés municipaux quittent leur fonction à Saint-Robert

Lors de la séance régulière de juillet du conseil municipal, nous apprenions que Véronique Baeriswyl avait remis sa démission en juin en tant que secrétaire administrative au bureau municipal de Saint-Robert. Embauchée en février 2018, cette robertoise du rang Saint-Thomas, a servi ses concitoyens jusqu'à son congé de maternité puis a repris son poste au printemps  après avoir donné naissance à son quatrième enfant.

Lors de la séance régulière d'août du conseil municipal, nous apprenons que Vickie Larouche, la responsable des loisirs à Saint-Robert, revenant récemment d'un congé de maternité, a aussi remis sa démission et organisait sa dernière activité le 20 août dans notre municipalité.

Un roulement de personnel avec des fonctions importantes au coeur de notre fonction publique ne facilitera pas les actions ni les communications entre la direction municipale et les contribuables de Saint-Robert. Je souhaite que les personnes qui reprendront les postes désaffectés s'engagent auprès des Robertoises et des Robertoises avec tout leur dynamisme et leur confiance en l'avenir de notre milieu rural.

Véronique avait été qualifiée d' "énergétique"(sic), lors de la séance publique du conseil municipal annonçant son embauche, par la directrice générale de notre municipalité. Je souhaite que sa remplaçante soit plutôt énergique, ce sera déjà suffisant...


vendredi 20 août 2021

Le camp de jour de Saint-Robert et le respect des lieux privés

Lundi le 16 août, les enfants sous la supervision du camp de jour sont allés dîner sur le parvis et le terrain de l'église. Ils y ont laissé des rebuts de leur repas sur le sol. Pourtant, ils étaient accompagnés de leur moniteur. Comment est-ce possible que le service de garde de ce camp de jour permette un tel laisser-aller ?

Ce service de camp de jour, habituellement déficitaire, est partiellement financé par les contribuables de Saint-Robert. Il y aurait place à l'amélioration. Il y a des parcs publics à Saint-Robert, dont l'un tout près de l'église, le parc A.-Pelletier, qui aurait pu accueillir le groupe d'enfants pour le dîner, avec tables et sièges. Préférablement aux marches du parvis de l'église, le parc dispose d'une poubelle publique pour recueillir les déchets de lunch d'enfants.

Nous sommes allés récupérés les rebuts et en avons disposé dans notre poubelle familiale. Dorénavant, le service de moniteur embauché par la direction municipale devrait connaître les bonnes pratiques de respect des lieux privés et devrait utiliser les espaces publics quand cela est nécessaire. Si le lieu du parc des loisirs était occupé par les conséquences du festival western de monsieur le maire, terminé deux jours auparavant, il y avait lieu de demeurer propre et de ramasser les rebuts au lieu de les laisser s'éparpiller sur le terrain entourant l'église.

C'est un avertissement pour s'encourager à conserver nos espaces propres dans notre village rural.

jeudi 12 août 2021

Le maire de Saint-Robert aura 70 ans dans moins de 100 jours

Le journaliste Alexandre Brouillard du journal  Les 2 rives écrit dans l'édition du mardi 10 août que le maire de Saint-Robert est âgé de 68 ans. Les vérifications n'ont probablement été faites trop rapidement, car le maire de Saint-Robert aura 70 ans en novembre 2021. 

Il cite monsieur le maire qui fait erreur sur son propre âge ainsi : "Lorsque j'ai eu 65 ans, j'ai laissé l'emploi que j'occupais dans l'entreprise de mon fils. Maintenant, trois ans plus tard,..." Pourtant, monsieur le maire devrait savoir que s'il a quitté son emploi en novembre 2016, soit en novembre 2016, cela fera bientôt 5 ans qu'il a quitté son emploi. Sa mémoire, comme celle de chacun, semble oublié même son âge. Étonnant pour un homme d'affaires qui sait compter...

Ou bien veut-on faire croire aux citoyens de la MRC Pierre-de Saurel qu'il est plus jeune que la réalité ? Ce ne peut qu'être une erreur, peut-être de la transcription du verbatim de l'entrevue ou de la plume du journaliste. Pourtant, le maire lui-même indique sa date de naissance dans le livre commémorant les 150 ans de la paroisse de Saint-Robert. 

mardi 10 août 2021

"C'est à nous de leur dire que c'est correct de rêver"

 Voilà le message important que nous laisse la vue du film "Le clan Vinland".  Un professeur différent des autres, qui veut laisser une marque sur ses élèves , vit sa carrière comme une vocation. Il veut permettre, à ses jeunes des années 1950 étudiant dans un collège de garçons de Charlevoix, de rêver à mieux, de se développer par la curiosité des autres mondes, en dehors des cadres préétablis par la hiérarchie dominante.

Ce film est maintenant dans notre cinéma régional sorelois à Tracy. Un bon film à partager en famille, pour apprendre notre histoire québécoise des années 50 et le début des revendications des employés qui font la grève dans l'industrie de l'amiante d'Asbestos. Cette oeuvre cinématographique a déjà gagné trois prix Iris lors des galas de Cinéma Québec, dont l'acteur Sébastien Ricard, le remarquable professeur frère Jean, pour la  meilleure interprétation masculine.

Ce film permet de valoriser le travail des enseignants dans une époque où ils en ont bien besoin et où ils le méritent particulièrement, suite à ce vécu difficile pendant les périodes de la COVID-19 actuelles.

"Le courage c'est d'avoir peur mais d'y aller pareil", disait-il à ses élèves avant de se produire en public lors d'une présentation théâtrale. Qui n'a pas besoin de se faire répéter cette maxime aussi souvent que nécessaire durant son parcours scolaire, avant un exposé oral, un examen, avant la rédaction d'un texte qui sera évalué, avant les étapes rituelles de passage...

Ce scénario a été écrit à six mains dont celles du professeur émérite Normand Baillargeon qui écrit ses réflexions de pédagogue dans Le Devoir régulièrement. Monsieur Baillargeon réfléchit sur ce que doit être l'éducation de notre jeunesse et sait bien partager ses idées par des monographies et des essais instructifs. Pour lui, l'éducation et l'instruction ne sont pas d'abord nécessaires pour se trouver un emploi ou un travail rémunérateur mais pour s'outiller à devenir un meilleur citoyen libre, vivant avec les autres comme il voudrait que les autres vivent avec lui.


lundi 9 août 2021

L'abattoir Exceldor veut détruire de riches terres agricoles à Saint-Hyacinthe

 En 2019, la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) a refusé la demande d'exclure 26 hectares de terres de grande qualité pour l'expansion d'un parc industriel à Saint-Hyacinthe. La MRC des Maskoutains insiste en 2020 sur une dizaine d'hectares pour relocaliser et agrandir l'abattoir d'Exceldor de Saint-Damase, situé à 13 km. La CPTAQ émet en juin 2020 une orientation préléminaire de refus et rappelle les motivations du refus de l'année précédente.

Suite à une modification de la demande, la même MRC demande alors plutôt une autorisation pour un usage non agricole sur des terres demeurant toujours en zone agricole. Le 16 juin 2021, la CPTAQ envisage maintenant d'autoriser l'implantation de cet abattoir en zone agricole sur 10 hectares. Cela ressemble à "un cheval de Troie", écrit Claire Binet, géographe, ex-analyste CPTAQ, MAPAQ, UPA et Agriculture Cananda, au nom de plusieurs autres signataires, dans l'édition du Devoir d'aujourd'hui.

Les documents consultés par les signataires indiquent que Exceldor prévoit une autre croissance de sa capacité dans le futur et que la ville de Saint-Hyacinthe a d'autres projets industriels.

En 2020, le premier ministre Legault avait déploré l'attitude de la CPTAQ, il suggérait que les élus locaux puissent parler davantage pour "dézoner" des terres agricoles.  Reviendrons-nous aux années 1970, quand les "maires développeurs" dilapidaient les meilleures terres agricoles du Québec. Quand Legault indique une telle voie, les commissaires sont-ils libres, ou pris entre leur devoir et leur carrière ?

Les membres de la Commission sont nommés par le Conseil des ministres plutôt que par l'Assemblée nationale. Peuvent-ils prendre des décisions à l'encontre de la volonté gouvernementale ?

Notre autonomie alimentaire est un enjeu actuellement. Nos décideurs sont-ils déconnectés de la société subissant des problèmes d'approvisionnement durant la pandémie ? Alors que notre société s'oriente vers une filière alimentaire plus humaine, plus soucieuse de la santé, d'environnement et d'acceptabilité sociale, de circuit court, de moins de produits chimiques pour faire pousser nos fruits et légumes consommés quotidiennement, il faudra que la CPTAQ puisse résister aux tendances prédatrices de l' "agrobusiness" envers le territoire agricole.

S'informer, c'est s'engager à mieux agir.



vendredi 6 août 2021

Le télétravail pour les couples les mieux nantis

 Selon une compilation des données de Statistique Canada d'avril 2020 à juin 2021, dans les 10 % des travailleurs les mieux nantis, 45 % des couples formés de deux salariés de cette catégorie nantie sont des situations où les deux conjoints travaillaient à domicile.  Ce taux est neuf fois plus élevé que le taux de 5 % chez les couples les plus pauvres.

Les travailleurs du secteur de la finance, des assurances, des services professionnels, scientifiques et techniques ont été à 70 % des télétravailleurs. Ceux de l'industrie de l'information et de l'industrie culturelle ont été à 65 % des télétravailleurs. Dans les administrations publiques, la proportion a été de 56 %.

Les hommes et les jeunes ont été moins nombreux à travailler à domicile, ils étaient surreprésentés dans le commerce de détail et les services d'hébergement et de restauration. En outre, dans ces secteurs, le travail à domicile est rare.

Les personnes d'origine chinoise ont travaillé davantage de leur domicile: 43 % des hommes et 49 % des femmes de cette origine ethnique. Ils travaillent davantage dans les secteurs où la grande majorité des emplois peuvent être exercés à domicile.

(Source: article de Jean-Philippe Denoncourt, de la Presse Canadienne publié dans Le Devoir du 5 août)  

jeudi 5 août 2021

Avec Trudeau, 10,7 milliards de $ aident les sociétés pétrolières et gazières en 2020

 En plus d'avoir investi 4,75 milliards de dollars dans le projet du pipeline TransMontain en 2018, le gouvernement fédéral continue d'agir contrairement à ses promesses. Alors qu'il promettait la fin des subventions pour aider la prolifération des combustibles fossiles, il continue d'aider, par son agence Exportation et développement Canada (EDC), à un niveau supérieur à l'aide fournie par Harper à cette même industrie pétrolière et gazière.

En 2020, EDC a facilité les affaires des gazières et pétrolières pour 8,1 milliards de dollars. En moyenne, sous Trudeau, l'aide fédérale est de près de 10,7 milliards de dollars par année pour cette industrie polluante. En 2009, lors d'une rencontre du G20, le fédéral s'engageait à éliminer les subventions inefficaces aux industries fossiles. Cette promesse a été répétée en 2015.

Le bureau du vérificateur général du Canada a demandé en 2019 au gouvernement de définir une "subvention inefficace". Le ministère des Finances a refusé cette recommandation. EDC ne rend pas publiques les informations concernant la répartition de certains fonds ni la façon dont ils sont utilisés,  ni les conditions des prêts ou des garanties de prêts. Selon Vanessa Corkal, de l'Institut international du développement durable (IISD), ces fonds publics servent à rendre possibles des projets "qui n'iraient pas de l'avant autrement". 

Les contribuables canadiens assument encore le risque. Selon les calculs de l'IISD, le Canada est le pays du G20 qui subventionne le plus lourdement l'industrie pétrolière en raison des actions d'EDC.

La ministre du Commerce international, Mary Ng, a demandé à EDC de jouer un rôle plus important dans la lutte contre les changements climatiques dans l'engagement libéral de mettre un prix sur le carbone et de planter deux milliards d'arbres.

(Source: l'article de Boris Proulx, dans Le Devoir d'aujourd'hui)