dimanche 3 janvier 2021

L'idéal politique

L'idéal politique doit reposer sur des idéaux politiques relatifs à la vie des individus, et la finalité du politique devrait être de rendre leur vie aussi bonne que possible. Le problème du politique est d'organiser les relations qu'entretiennent les êtres humains de telle manière que chacun d'eux puisse, au cours de sa vie, avoir la plus grande quantité possible de ce qui est bon.

Mais il faut se demander: qu'est-ce qui est bon dans la vie d'un individu? On ne veut pas d'une uniformité qui rendrait tous les êtres humains semblables. On ne veut pas décider d'un modèle  dont on s'efforcerait de rapprocher tous et chacun. 

Un mauvais enseignant voudra imposer son opinion et faire en sorte que tous ses élèves donnent tous la même réponse sur un sujet dont on peut débattre. La personne en position d'autorité recherche cette uniformité chez ses subordonnées afin que leurs gestes soient faciles à prédire et jamais embarrassants. Ainsi, cette personne est portée à réprimer l'individualité et l'initiative quand c'est possible et se bat contre elles quand elle ne le peut pas.

On ne doit pas viser le même idéal pour tous, chacun a son idéal propre. Chacun a la possibilité de se développer vers quelque chose de bien ou de mal, chacun porte en soi le meilleur et le pire.

ll y a des biens dont la possession est individuelle et des biens qui peuvent être partagés en commun. Les biens matériels en général sont du premier type et cela vaut pour la plus grande part de la vie économique dans notre monde. La pulsion de possession incite à vouloir acquérir ou conserver ces biens qui ne peuvent être partagés.

Tous les biens relatifs aux choses de l'esprit ou de la pensée permettent d'être partagés avec les autres. La quantité à partager devient infinie. Si ils augmentent en un lieu, cela tend à en produire partout. La pulsion créatrice ou constructive incite à vouloir rendre disponibles les biens pour lesquels n'existent ni ce caractère privé ni cette possession individuelle.

Aurons-nous plus de pulsion de possession ou plus de pulsion créatrice pour l'année 2021 ?

(Source: Idéaux politiques de Bertrand Russell)

samedi 2 janvier 2021

Aucune raison économique pour que l'éducation ne soit pas accessible à tous gratuitement.

Pour rendre l'éducation supérieure plus abordable, c'est très facile: en le faisant, écrit Noam Chomsky dans Requiem pour le rêve américain. Quand on évalue la réussite scolaire, la Finlande arrive presqu'en tête de tous les classements. Combien paient-ils pour aller à l'université ? Rien.

L'Allemagne, un autre pays riche avec un système éducatif performant. Combien paient-ils pour aller à l'université?  Pratiquement rien.

Au Mexique, les salaires sont très bas, le pays est pauvre, et le système d'éducation est assez bon, écrit Chomsky. Combient paient-ils pour cela? Rien.

Les raisons pour que l'éducation ne soit pas accessible gratuitement à tous, ce sont des raisons sociales et politiques, écrit l'auteur. L'économie se porterait mieux si davantage de personnes avaient la possibilité de faire des études et de contribuer à la société. L'éducation supérieure peut offrir beaucoup plus à notre société.

Après avoir complété récemment, à l'Université Laval, un certificat en théologie, un autre en philosophie, je poursuis présentement un certificat en gérontologie. La population vieillit au Québec, pour mieux comprendre les défis qui nous attendent collectivement, je considère qu'il est important de mieux saisir le savoir que les experts ont découvert au cours des dernières années. Ces études me permettent d'ouvir de nouveaux horizons sur l'avenir qui nous attend tous, avec ou sans pandémie.



vendredi 1 janvier 2021

Le fédéral ne prend pas les mesures nécessaires pour atteindre ses objectifs

Pourra-t-on atteindre la "carboneutralité" d'ici 2050 comme le pays devrait le permettre ? Nous avons haussé nos émissions de gaz à effet de serre (GES) entre 2016 et 2018.  Le secteur du transport compte pour le quart du bilan du pays. L'industrie des énergies fossiles dépasse le poids du transport et émet deux fois plus de GES qu'en 1990. La production de GES a augmenté de 170 % au Canada durant cette période, selon les documents fédéraux.

Annoncer des objectifs sans prendre les mesures nécessaires ne permet pas d'atteindre les cibles prévues. Le gouvernement Trudeau promettait de réviser la cible de Stephen Harper pour 2030. Depuis 5 ans, les libéraux n'ont pas encore modifié cette cible.

Malgré que les groupes environnementaux répètent de réduire les GES, le gouvernement encourage les appuis:

  • abolition du processus d'évaluation environnementale jusqu'ici en vigueur au large de Terre-Neuve pour les forages en mer
  • en accord avec le début de la construction de tronçons du pipeline Keystone XL au Canada
  • autorisation de remplacer le pipeline Ligne 3 d'Enbridge
  • poursuite des travaux d'expansion de Trans Mountain
Ces trois oléoducs pourront transporter 2,48 millions de barils de pétrole des sables bitumineux chaque jour. Est-ce ainsi qu'on améliorera le sort de notre terre ?

Que fait-on, à Saint-Robert, pour améliorer le climat climatique ? Je ne retrace pas d'informations à ce sujet dans les procès-verbaux mensuels du conseil municipal.

(Source: Qu'attendre de 2021, article d'Alexandre Shields dans Le Devoir du 31 décembre)

jeudi 31 décembre 2020

J'aime Normand Baillargeon

L'auteur du Petit cours d'autodéfense intellectuelle m'invite à la réflexion depuis plusieurs années. Ce matin, son texte publié dans Le Devoir m'enchante.  Il raconte l'histoire de Frederick Douglass, états-unien né esclave,  devenu libérateur de ses frères et soeurs.

À huit ans, il est envoyé àa Baltimore dans une famille amie de ses propriétaires pour devenir le compagnon de jeu de leur enfant. Pendant que l'enfant va à l'école, Frederick commence à apprendre à lire avec la propriétaire. C'était illégal et dangereux, selon le mari propriétaire.

"L'esclave ne doit rien connaître d'autre que la volonté de son maître et comment lui obéir", explique le mari fâché. "Si tu apprends à lire à ce nègre, rien ne pourra plus le retenir. Plus jamais il ne pourra être un bon esclave. On ne pourrait plus le contrôler et il ne serait plus d'aucune valeur pour son maître. Quant à lui, l'éducation ne lui ferait aucun bien et ne pourrait lui apporter que beaucoup de souffrance: elle le rendrait malheureux et inconsolable."

Frederick comprend alors le pouvoir de l'homme blanc de maintenir l'homme noir en esclavage. Dès ce moment, il connaît le chemin qui conduit à la liberté. Il prend la résolution de continuer à apprendre à lire avec d'autres enfants revenant de l'école, en cachette. À 20 ans, il s'enfuit au Nord.

Il devient porte-parole en vue de la cause abolitionniste. La liberté prend de nouveaux chemins pour s'exprimer et s'exercer, écrit Baillargeon. Toutefois tous ces chemins passent par l'éducation. À 27 ans, il fuit en Angleterre et devient libre car des amis l'ont racheté à ses propriétaires.

"La liberté ne veut plus rien dire là où le droit d'exprimer ses pensées et ses opinions a cessé d'exister. De tous les droits, c'est celui-là que les tyrans craignent par-dessus tout. Et c'est lui le premier qu'ils souhaitent abolir", disait Frederick Douglass.

Normand Baillargeon pense que c'est un sujet qu'on gagnerait encore à méditer aujourd'hui. Pour lui, toute liberté commence par l'éducation. La lecture est un merveilleux moyen pour découvrir la liberté.

Comment se fait-il que nos élus ont fermé notre bibliothèque municipale au lieu d'en faire un lieu de rencontres pour tous ? L'ex-conseillère municipale, Patricia Salvas, la fille du maire, disait en séance publique, il y a plusieurs années,  qu'elle ferait fleurir ce service public. Eh bien je pense qu'elle a collaboré à tuer ces fleurs libératrices de l'humanité. Quel dommage, au lieu d'en faire un lieu de diffusion du savoir, on a rétréci progressivement le service en n'étant plus membre des bibliothèques publiques de la Montérégie qui permettait l'accès à des lectures numériques, des magazines variés, et à la musique de partout.

Pourquoi ne pas y avoir joint un centre culturel en l'animant ? Nous remarquerons que dans le budget municipal 2021 a disparu le poste Loisirs et culture. Quelle tristesse pour l'avenir de notre communauté.

mercredi 30 décembre 2020

Les livres accumulés iront où?

Lors de la séance mensuelle des élus municipaux de Saint-Robert du 7 décembre dernier, les élus ont décidé que les livres de l'ex-bibliothèque municipale de Saint-Robert sortiraient de ce lieu.

Les bénévoles Josée, Claude et Nathalie pourraient prendre des livres selon leur intérêt en remerciement de leurs services rendus.

Mais les autres livres, à qui iront-ils ? Ce bien collectif accumulé au cours des trente dernières années sera remis à quelle communauté. Évidemment, les élus ont souligné que les livres jeunesse seraient conservés pour le service de garde scolaire organisé par la municipalité. Mais les livres d'adultes: romans, essais, biographies, bandes dessinées, qui en profitera ?

Les élus ont discuté de dons ou de vente. Mais les citoyens n'ont pas été invités dans le bulletin mensuel de janvier 2021 à en prendre possession. J'ai pourtant vu dans d'autres bibliothèques municipales des offres ponctuelles pour vendre à bas prix de grands ensembles de livres qui devenaient disponibles pour les citoyens longueillois, par exemple, deux fois par année.

Du ridicule prix de 4 livres pour 1 $, beaucoup de citoyens se pressaient pour cueillir de la matière à apprendre, à réfléchir, à ouvrir leur horizon sur de nouvelles connaissances.

Je regrette que nos élus n'aient pas pensé d'offrir d'abord les livres acquis par les taxes des citoyens aux citoyens désireux de s'en procurer à très bas prix ou même à leur offrir en dons avant de les offrir à des organisations extérieures de la municipalité.

Pendant la pandémie et le confinement partiel, le temps de lecture est plus disponible car les déplacements sont découragés par la santé publique. Partout au Québec, les livres numériques ont été davantage empruntés, selon Catherine Lalonde, dans l'édition d'hier du quotidien Le Devoir.

mardi 29 décembre 2020

Le gouvernement Legault n'entend pas ses experts et enfouit plus de déchets

Je suis désolée d'apprendre que les dépotoirs sont autorisés à enfouir plus de déchets par le gouvernement. Malgré l'avis du 21 septembre des experts du ministère de l'Environnement qui recommandaient de limiter la demande  à 10 millions de tonnes pour 10 ans, le gouvernement Legault donne, le 9 décembre 2020,  l'autorisation à l'entreprise exploitant le dépotoir de Sainte-Sophie d'enfouir 18,6 millions de tonnes de déchets supplémentaires. Ceci leur permettra de doubler la quantité, déjà d'environ 20 millions de tonnes de déchets domestiques.

Depuis septembre, deux autres projets d'expansion importants ont aussi reçu l'autorisation gouvernementale. Deux dépotoirs exploités par une filiale d'une entreprise américaine reçoivent plus du quart de tous les déchets de la province.

Ainsi à Saint-Nicéphore, près de Drummondville, Benoit Charette, le ministre de l'Environnement,  a autorisé l'enfouissement pendant 10 ans, à raison de 430 000 tonnes par année, suite à leur demande. Même si la société américaine utilisatrice de ce dépotoir, Waste Management, poursuit la ville de Drummondville pour pouvoir agrandir le "lieu d'enfouissement technique" de Saint-Nicéphore en demandant des modifications au règlement de zonage. Faut le faire. 

Le site d'enfouissement de Lachenaie:t son promoteur veut y enfouir 8,8 millions de tonnes de déchets supplémentaires en sept ans. Un rapport du BAPE est attendu en janvier.

(Source: Le Devoir d'aujourd'hui, dans un texte d'Alexandre Shields.)


vendredi 25 décembre 2020

L'espoir du peuple de Dieu

 "Le peuple qui marchait dans les ténèbres vit une grande lumière." Une lumière qui est l'espoir du peuple de Dieu. Une lumière qui est l'espoir du peuple de Dieu. Une lumière qui est le fondement de sa foi, de sa fidélité à Dieu. Lumière recueillie par les mains maternelles de Marie, par la tendresse de Joseph, par la rapidité des bergers à accourir. Ils se font porteurs de l'espérance de tout un peuple.

Tous deux ont porté en eu le fardeau en cette triste nuit où toutes les portes étaient fermées. Ils ont cru que cet enfant était l'espoir et ils l'ont veillé dans l'adversité. L'enfant est l'espoir que nous portons au milieu de la désolation et de la destruction, des portes fermées. Bâtir, tel doit être le but de nos efforts et de notre action. Veiller sur nos vieux, l'espoir d'un peuple parce qu'ils représentent la sagesse, sur nos enfants, écrasés par cette civilisation du consensus qui nivelle par le bas et leur ôte la foi.

Aujourd'hui, nous ne comprenons pas grand-chose, et nous ne savons pas non plus comment continuer. Mais nous entendons: "Levez-vous et marchez sur le chemin de l'espoir."

(Se mettre au service des autres, voilà le vrai pouvoir, pape François, son homélie de Noël, 2001)