vendredi 9 août 2019

Nos forêts produisent plus de dioxyde de carbone

Le rapport du GIEC nous informait que la déforestation cause une importante fraction des émissions de gaz à effet de serre. Même si le phénomène est presque absent au Canada, ici ce sont les incendies et les maladies qui ravagent les forêts.  Nous avons du mal à contrôler les incendies et les insectes qui causent de plus en plus de dommages à cause des changements climatiques, selon Évelyne Thiffault, professeur de foresterie à l'Université Laval.

Quand ils poussent, les arbres emmagasinent le carbone. Quand ils décomposent, ils libèrent le carbone. Une forêt qu'on laisse repousser a un impact presque nul sur les émissions de GES, à long terme.

Depuis 2002, à cause des incendies et des insectes ravageurs, les forêts canadiennes sont globalement émettrices de carbone. En 2016, les émissions totales canadiennes de carbone étaient d'environ 700 mégatonnes, les forêts canadiennes en ont libéré 78 mégatonnes, soit plus de 11 %. 

Le GIEC nous informe aussi que la surface des milieux humides a diminué de 70 % par rapport à 1970. Il faut arrêter de détruire les milieux humides, même s'il y en a beaucoup dans le nord de notre pays. C'est dans ces milieux que la matière organique s'accumule siècle après siècle pour former de grands réservoirs de carbone, comme une éponge salvatrice. 

Pourtant dans le sud de notre pays, un grand nombre des tourbières ont été vidées, et l'espace qu'elles occupaient a été transformé. Le problème des changements climatiques s'aggrave si on perd, brûle ou draine ces milieux humides. L'équivalent du tiers du carbone de l'atmosphère serait contenu dans ces tourbières nécessaires à cet effet d'éponge.

(Source: article de Alexis Riopel, dans Le Devoir,  d'aujourd'hui)

jeudi 8 août 2019

Le roitelet du village, comme écrivait Lise Payette, abuse-t-il ?

Apprécierait-il qu'un concitoyen utilise son terrain privé pour faire la promotion de ses propres activités commerciales personnelles ? Je pense que non.

Apprécierait-il qu'un concitoyen ne respecte pas les articles d'une entente bilatérale ni la signature qu'il a faite au bas d'une convention acceptée par les deux parties, sans en aviser l'autre partie ? Je pense que non.

Accepterait-il qu'un concitoyen circule dans une zone limitée à 50 km/heure sans respecter cette limite pour mieux faire profiter ses propres activités commerciales personnelles de courte durée ? Je pense que non.

Accepterait-il qu'un concitoyen fasse de la publicité trompeuse en annonçant un invité reconnu et rassembleur lors de ses activités commerciales personnelles au lieu de publier le nom véritable de celui qui célèbrera l'événement ? Je pense que non.

Accepterait-il qu'un concitoyen hausse sa rémunération de plus de 30 % durant l'an courant alors que ce dernier utiliserait les installations publiques communautaires durant neuf années sans aucune augmentation de sa participation financière, comme si l'inflation pouvait être lue avec deux poids, deux mesures ? Je pense que non.

Accepterait-il qu'une entente établie, avec un ancien conseil administratif qui a été changé, entre deux parties soit modifiée unilatéralement par l'une des parties sans discussion avec l'autre partie ? Je pense que non.

Si vous pensez reconnaître ce roitelet, je ne vous le fais pas dire ni nommer. Mais il faut réfléchir aux abus de pouvoir potentiels qu'un tel individu pourrait continuer de se permettre si personne n'est informé. Il faut dénoncer les abus de pouvoir et les conflits d'intérêts pour conserver notre démocratie.

Alors qu'un journaliste sorelois avait comparé ce roitelet avec le Gilles Vaillancourt de Laval, faut-il tout permettre à ces personnages même s'ils sont bien appréciés par ceux qui profitent des privilèges qu'il leur octroie ? Je pense que non.

samedi 3 août 2019

La population croît au Québec selon l'ISQ

La Presse Canadienne nous annonce, par l'entremise du Devoir, que nous étions 8,4 millions d'habitants au Québec en 2018. En 2030, nous devrions être 9 millions. Un bond est prévu à près de 10 millions en 2066.  L'Institut de la statistique du Québec  (ISQ) a fait de telles projections pour dans près de 50 ans. La croissance de la population sera ralentie mais il n'y aurait pas de déclin de sa population totale. 

À compter de 2030, l'augmentation de la population serait due à l'immigration car le nombre de décès devrait alors surpasser le nombre des naissances. Le rapport démographique le plus récent de jeudi dernier scrute les naissances, les décès et l'immigration pour établir ces chiffres. 

mardi 16 juillet 2019

Le vol de données chez Desjardins: demeurer client

Il faut demeurer client chez Desjardins si le client veut être automatiquement protégé en cas de vol d'identité. Ce matin, un article de Guillaume Bourgault-Côté nous informe que la protection étendue est établie, sans limite de temps,  dorénavant, pour tous les membres de Desjardins, victimes de la fuite de données ou non, et cela aussi longtemps que le membre restera client de l'institution.

Cette offre est gratuite et vient en complément des services de surveillance de la firme privée Equifax. Cette société donne le service d'alertage sur les opérations frauduleuses. Desjardins n'a pas ce service dans son système interne. Il faut continuer de s'inscrire à Equifax, selon le chef de la direction de Desjardins.

Trois axes au plan a été dévoilé hier. La protection sans plafond des actifs détenus chez Desjardins est déjà connue, toute opération non autorisée sera remboursée. S'ajoute une "assistance restauration en cas de vol d'identité", et un "accompagnement personnalisé effectué par des avocats", un réel accompagnement, a affirmé Guy Cormier, le chef de la direction de Desjardins.

Une page complète de publicité dans le journal Le Devoir de ce matin annonce aussi que dans le cadre de la restauration d'identité, un remboursement pouvant aller jusqu'à 50 000 $ pour des frais engagés tels que les frais de notaire et d'avocat, et autres dépenses peuvent être réclamés.


vendredi 5 juillet 2019

Le glyphosate est banni en Autriche

Le 2 juillet, le Parlement autrichien a interdit totalement le glyphosate sur le territoire du pays. L'Autriche est le premier pays de l'Union européenne (UE) à bannir cet herbide par le "principe de précaution". Il a aussi approuvé d'autres mesures de protection de l'environnement ce jour-là: au plus tard en  2021, les sacs en plastique seront bannis sur l'ensemble du territoire national et l'interdiction de privatiser les ressources en eau va être inscrite dans la Constitution. "La propriété publique de l'approvisionnement en eau potable est dans l'intérêt du bien-être et de la santé de la population" sera inscrite dans la loi fondamentale du pays.

En Autriche, 24 % de la surface agricole est utilisée pour l'agriculture biologique, la part la plus élevée des pays de l'UE. L'organisation Greenpeace a salué ce vote "historique" et a appelé l'exécutif européen à le respecter. 

Depuis 2015, cet herbicide est classé "probablement cancérigène" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Depuis que le brevet détenu par Monsanto est tombé dans le domaine public en 2000, plusieurs marques utilisent le glyphosate. Le plus connu, le Roundup, appartient à la société allemande de la chimie Bayer. 

Santé Canada a pourtant renouvelé l'autorisation de cet herbicide en 2017 jusqu'en 2032. Après avoir reçu des avis d'opposition, l'organisme réglementaire fédéral a examiné à nouveau la certification et est arrivé aux mêmes conclusions en janvier 2019.

Deux fois condamné aux États-Unis, Monsanto a été jugé par des jurys populaires en août 2018 et en mars 2019 à San Francisco. Cet herbicide a été considéré responsable des cancers de deux personnes. Monsanto n'avait pas pris les mesures nécessaires pour avertir les utilisateurs des risques potentiels.

(Source: article de Sophie Makris, à Vienne, de l'Agence France-Presse, dans Le Devoir du 3 juillet)

Deux gazières veulent relancer les projets dans la vallée du Saint-Laurent

Depuis 10 ans, des entreprises veulent promouvoir des projets dans le gaz de schiste. Les citoyens des municipalités de la vallée du Saint-Laurent se sont mobilisés depuis 2008 et leur ont dit: Vous n'entrerez pas chez nous en signant des pétitions qui ont été déposées à l'Assemblée nationale. En vertu de la réglementation actuelle, il est interdit au Québec de réaliser des forages avec fracturation dans le schiste, soit la formation géologique des basses terres du Saint-Laurent qui présentaient un potentiel en gaz de schiste.

Les entreprises Questerre et Utica viennent d'inscrire de nouveaux lobbyistes au registre québécois pour amener le gouvernement à adopter "une technologie propre appliquée à la production gazière fondée sur l'hydroélectricité, qui est à faible intensité de gaz à effet de serre, de rejets liquides, à faible niveau de décibels et d'utilisation d'eau potable".

Michael Binnion, président de l'Association de l'énergie du Québec, le nouveau nom de l'Association pétrolière et gazière du Québec, disait récemment que Questerre, dont il est le président, étudiait "de nouvelles technologies" d'exploitation gazière. Cette entreprise albertaine n'a pas répondu au journaliste Alexandre Shields quand ce dernier lui demandait si elle avait l'intention de réaliser un ou des forages avec fracturation.

Demain, l'entreprise Utica Resources convie les citoyens à une journée portes ouvertes pour présenter son projet de développement dans la région de Saint-Janvier-de-Joly, au sud-ouest de Québec.  Elle veut y lancer un projet de "réservoir de gaz naturel conventionnel". Elle a aussi inscrit trois lobbyistes-conseils récemment au registre québécois en plus des trois qu'elle avait déjà inscrit auparavant. Ils ont un mandat de démarcher "auprès des ministères afin d'obtenir l'ensemble des autorisations requises pour un projet éventuel de forage exploratoire dans les basses terres du Saint-Laurent".

Les groupes écologistes et les comités de citoyens du Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec, dont je suis la responsable bénévole des finances depuis 2013, dénoncent ces projets. Ils s'opposent aux "manoeuvres" des entreprises gazières, "qui persistent à vouloir développer la filière gazière malgré l'urgence climatique".

(Source: Le Devoir, vendredi 5 juillet)

mercredi 3 juillet 2019

Une loi "antifessée"

La France, le 56e état après le Kosovo, 40 après la Suède, a définitivement adopté une loi interdisant la fessée et toutes les autres formes de "violences éducatives ordinaires" hier. Les châtiments corporels sont totalement prohibés selon l' "Initiative  mondiale pour mettre un terme à tous les châtiments  corporels sur les enfants", une organisation non gouvernementale ayant son siège social à Londres. 

Dès 1979, la Suède avait légiféré sur ce sujet.  Lors des mariages, on lit cet article que "l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques". La portée demeure toutefois symbolique car elle ne prévoit pas de nouvelles sanctions pénales.

Au Québec, où en sommes-nous ? J'entends encore de nombreuses violences psychologiques envers les enfants. Les violences physiques sont plus cachées et demeurent souvent des secrets de famille.. .mais il est encore bien facile d'en observer quand l'impatience et la fatigue inhibent l'entendement des adultes qui oublient alors leur responsabilité parentale et sociale.

Hélas, il y a encore beaucoup de sensibilisation à propager. La France nous servira-t-elle de modèle ?

(Source: l'Agence France-Presse, dans Le Devoir de ce matin)