lundi 14 septembre 2015

492 000 $ de pénalité de retard au PEPS mais profit constant ?

Le Parc éolien Pierre-De-Saurel (PEPS) vient d'admettre qu'il devra payer une pénalité de 492 000 $ car la mise en service des éoliennes  est maintenant prévue pour décembre 2016 (soit un an plus tard que l'entente déjà signée). Le 4 septembre dernier, le directeur général de PEPS, monsieur Frédéric Trembaly, ne pouvait encore parler de retard, selon le journal Les 2 rives.  Dès le 10 septembre, PEPS a confirmé que le retard est réel. Le projet évalue son coût à la hausse, encore une fois.
 
Cette pénalité est "si petite" que le profit estimé demeure toujours à 48 M $.  Une chance que ce projet est un projet 100 % communautaire, car je ne connais pas d'entrepreneur qui considère qu'une telle pénalité est peu significative.
 
Et les rapports mensuels de vent de juin, juillet et août ne sont pas encore disponibles sur le site officiel de PEPS. Est-ce parce, qu'historiquement, ce sont des mois peu venteux, bien en dessous des moyennes annuelles nécessaires et attendues pour remplir la commande d'Hydro-Québec ? Pourquoi la mise à jour de ces rapports mensuels est interrompue depuis mai 2015, coïncidant aux données printanières, généralement plus favorables que celles de l'été ? Simple hasard ?
 
Aussi le fameux décret ministériel autorisant à commencer les travaux n'arrive pas aussi vite que PEPS le voudrait bien. Toutefois le directeur général estime qu' "ils sont à la rédaction du décret",  lors du point de presse du 9 septembre et rapporté le lendemain sur le journal Sorel-Tracy magazine par Stéphane Martin. Sur la photo jointe à ce dernier article, le préfet de la MRC, Claude Pothier, apparaît songeur avec les yeux baissés...et le directeur général semble triste.
 
Cependant il ne faudrait pas confondre ses désirs avec la réalité. Dans l'édition du 4 septembre, le journal régional, sous la plume de Julie Lambert,  écrivait que le porte-parole du ministère, Clément Falardeau, mentionnait que "l'analyse environnementale est en cours. Nous ferons part des résultats lorsqu'elle sera terminée. Nous n'avons pas fixé de date. Il faut prendre le temps de faire l'analyse. "
 
En attendant, pendant l'année de retard, les déboursés des salaires des employés et la rémunération des administrateurs se poursuivront probablement. Mais  le maire de Sorel-Tracy et administrateur de PEPS, Serge Péloquin poursuit avec son optimisme habituel face à ce retard d'un an. Il "voit ça d'un oeil positif" selon Stéphane Martin.
 
Le 492 000 $ c'est si peu, n'est-ce pas, ce n'est que de l'argent de la communauté contribuable qui s'envolera en pénalités,  alors que les principaux intéressés ne perdent rien personnellement, doit-on comprendre ?  Les ouvriers de ce chantier, les frais de transport des équipements et les matériaux, le financement, les frais de devises étrangères, tous ces frais se comporteront-ils comme prévus et estimés dans la mise à jour, l'an prochain ? 
 
Mais on continue d'estimer que maintenant personne ne devrait plus douter de la rentabilité du PEPS alors que la commission du BAPE  en doutait déjà  l'été dernier.
 
D'autres pénalités s'ajouteront-elles ? "des pénalités sont imposées par Hydro-Québec Distribution dans le cas où la production annuelle réelle sur une moyenne de 3 ans serait inférieure à 95 % de l’énergie prévue au contrat ?" Nous verrons si les prévisions actuelles favorables se réaliseront  au cours des prochaines années.
 
Encore faut-il attendre l'autorisation du ministère pour commencer les travaux ... alors qu'aucune date butoir  n'est fixée, il reste maintenant la patience, l'espoir et l'optimisme...

Madame Houda-Pépin invite à réfléchir

Dans une lettre publiée ce matin dans Le Devoir, l'ancienne députée llibérale de La Pinière de 1994 à 2014, tente de rétablir certains faits pour améliorer "notre sécurité, notre bien vivre ensemble et notre harmonie sociale". Elle nous rappelle que les immigrants musulmans sont passés de 100 000 en 1981 à plus d'un million en 2011 au Canada. Le Québec a déjà accueilli 500 000 musulmans. Ils apportent certes leurs talent et leur culture. Ils sont souvent hautement scolarisés et leur savoir-faire est estimé, reconnaît-elle.
 
Toutefois, elle veut faire la part des choses et écrit  que l'islamisme radical est une réalité à dénoncer et à combattre. Depuis plus de trente ans, un "endoctrinement idéologique systématique, fait dans l'indifférence générale" a commencé quand l'Arabie saoudite  a "envoyé en mission" des imans qu'elle payait pour diffuser l'idéologie salafiste. La charia wahhabite encadrerait les musulmans qui y seront soumis. Les lois du pays d'accueil sont moins considérées par ces imans. Ils jugent les conflits entre musulmans à la façon islamique, selon la charia. Les prédicateurs ne se contenteraient pas de diriger les prières, écrit-elle, mais agissent aussi comme juge appliquant la charia.
 
Des leaders qui se sont "autoproclamés à vie"  dirigeraient l'organisation de l'islam au Québec avec des moyens financiers considérables. Elle considère que les musulmans démocrates sont victimes de cet amalgame qui les associe rapidement à l'islamisme radical. Les musulmans démocrates veulent s'intégrer mais comment sortir "des griffes des financiers de l'intégrisme" qui font la promotion de la charia au Canada.
 
De peur d'être accusés d'islamophobie, les journalistes préfèrent ne pas écrire sur le sujet de l'islamisme radical, écrit-elle. Elle considère que le Canada est le paradis des islamistes. Sous le couvert de la religion (garantie fondamentale conférée par la Charte des droits et libertés), les islamistes peuvent imposer leur programme politique. Nos politiciens seraient insouciants en leur conférant "reconnaissance et respectabilité."
 
Des musulmans démocrates ont quitté leur pays de naissance car ils fuyaient cette tyrannie du pouvoir religieux et politique des islamistes. Ils ne comprennent pas qu'une ministre de l'Immigration du Québec ait pu dire qu'elle accepterait un intégriste comme membre de son cabinet. Ils ne comprennent pas que le port du tchador dans la fonction publique soit accepté dans le projet de loi de la ministre de la Justice et de la Condition féminine. Ils ne comprennent pas que la ministre de la Sécurité publique demande l'aide des imans pour déradicaliser les jeunes. On inviterait alors  un loup dans la bergerie !!!
 
La menace islamiste existe, écrit-elle. Elle demande que tous les démocrates mènent ce combat ensemble, tant sur le plan national qu'international.  On se souviendra qu'elle a quitté le parti libéral car elle ne partageait pas les vues de ses collègues sur ce sujet si important pour elle. Musulmane modérée,  elle a l'expérience pour distinguer l'ivraie du bon grain, semble-t-il.

jeudi 10 septembre 2015

Rimouski demande un BAPE

Alors que le gouvernement Couillard ne veut pas de consultations ou d'audiences publiques spécifiques sur le projet de transport exportateur du pétrole par train vers Belledune, au Nouveau-Brunswick, les citoyens de Rimouski s'inquiètent des 220 wagons remplis de pétrole brut albertain qui passeront chaque jour, dès 2017, en plein coeur de leur ville. Cette quantité de wagons équivaut au triple de celle du convoi qui a entraîné la tragédie de Lac-Mégantic.
 
Le conseil municipal de Rimouski a adopté mardi soir une résolution afin que le ministère de l'Environnement du Québec confie un mandat au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). La sécurité publique et les risques environnementaux soulèvent des inquiétudes. Récemment encore, d'importants déraillements ont été soulignés.
 
Les deux convois quotidiens de 110 wagons chacun emprunteraient la route de l'île de Montréal, Saint-Bruno-de-Montarville, Mont-Saint-Hilaire, Saint-Hyacinthe, Drummondville, l'autoroute 20 et Lévis, Rivière-du-Loup et Trois-Pistoles. Tout un trajet. Il n'est pas étonnant que plusieurs municipalités s'inquiètent et veulent s'assurer que la sécurité soit maximisée et que les rails soient en meilleur état ainsi que les wagons renforcés.
 
La population de Terrebonne aussi s'oppose au projet Énergie Est tel présenté par TransCanada. Leurs 110 000 citoyens sont préoccupés de la fragilité des aquifères sur leur territoire. Les études d'impact nécessaires n'auraient pas été menées à leur satisfaction.
 
Avons-nous raison de s'inquiéter du peu de considération de certains élus sur les interrogations maintenues de leurs citoyens ?
 
(Source: Le Devoir)

vendredi 4 septembre 2015

Un guide pour les élections fédérales de 2015

Voter est un droit et un devoir. Pour exercer correctement notre droit de vote, il faut qu'on prenne le temps d'évaluer les programmes que les partis politiques nous proposent. Il faut aussi discerner si les propositions qu'on nous communique sont conformes à notre système personnel de valeurs.
 
Comment les candidats  nous présentent-ils leurs choix pour mieux exercer le nôtre ?
 
  • sur le respect de la vie et de la dignité de la personne
  •  
  • sur le développement d'une société plus juste
  • sur la promotion de l'intégrité de la personne et de la famille
  • la défense pour la justice et la paix dans le monde
  • la protection de l'environnement
Les positions des candidats contribueront-elles au bien commun en développant les conditions de vie qui peuvent permettre aux personnes, aux familles et aux groupements de s' épanouir plus complètement et plus facilement ?
 
En votant, on choisit de faire entendre sa voix !
 
(Source: Guide publié par la Commission épiscopale pour la justice et la paix de la Conférence des évêques catholiques du Canada)

La photo qui fait jaser et notre conscience ?

La photo qui fait parler dans tous les médias et qui dénonce les tragédies humaines qui se déroulent depuis pourtant plusieurs mois sur d'autres continents réussira-t-elle à nous questionner sur nos préjugés face aux étrangers, si différents dans leur culture, leur religion, leurs habitudes de vie ? Nos actions au quotidien favorisent-elles de tels drames, ailleurs dans le monde,  si loin de notre mode de vie en situation de paix relative?
 
Est-ce nécessaire d'observer un enfant noyé et  abandonné seul sur une plage pour réagir alors que depuis l'an dernier on peut voir des milliers de réfugiés noyés dans la mer Méditerranée ? Nous allons facilement entreprendre de voyager en croisières de  détente et de plaisir dans cette région et oublions que cette même mer peut engendrer de telles détresses humaines en avalant les migrants qui ne réussissent pas à atteindre la côte terrestre.
 
La guerre est horrible, tout le monde le dit.  Mais il est parfois aussi difficile d'établir qui sont les bons et qui sont les méchants car rien n'est ni blanc ni noir. Pourquoi livrons-nous des armes à l'un ou à l'autre ? Pour nos intérêts économiques ou pour le bien des populations de ces régions éloignées ? Il faudra se questionner et s'intéresser à ce qui se passe sur notre planète avant de porter des jugements rapides et jouer les "géants d'estrade".
 
Le manque de générosité des pays riches est-elle questionnable ? Est-ce seulement  aux pays voisins de telles catastrophes d'apporter un secours supplémentaire dans des moments de crise humanitaire ?  Que faisons-nous quand nous rencontrons des néo-canadiens qui nous apparaissent différents et que nous avons peine à saisir leurs habitudes ?
 
Nous avons été secoués collectivement, soit.  Mais pourquoi attendre si longtemps avant de s'indigner de si peu de solidarité  et de questionner la gouvernance des élus sur les actions qu'elle pose pour contrer ces crises humanitaires ?

Le parc éolien attend toujours le O.K. du ministère

Alors qu'il est prévu que le parc éolien Pierre-de-Saurel doit produire de l'énergie dès le 1er décembre 2015, pour éviter les lourdes pénalités prévues dans l'entente entre le projet éolien et Hydro-Québec d'un peu plus de 1 350 $ par jour, la construction n'est toujours pas commencée.   Le ministère de l'Environnement n'a pas encore donné l'autorisation attendue et nécessaire pour démarrer la construction des éoliennes.
 
Le BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement)  a fait ses recommandations l'été 2014. La CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec ) a fait les siennes au printemps 2015. Et le ministère de l'Environnement n'a pas encore donné son approbation.

Il faudra que les constructeurs soient efficients d'une manière extraordinaire pour arriver à tout faire à temps pour le 1er décembre prochain advenant l'approbation prochaine du ministère.  Déjà près de 6 000 000 $ ont été décaissés, et on attend encore.

Ce projet est un dossier ouvert depuis 2008 déjà. Pourtant dans d'autres régions, pour les dossiers ouverts à cette même époque, les éoliennes sont déjà construites.  Pourquoi  un tel retard ?  Avions-nous prévu, au sein de l'équipe de gestion, qu'un tel projet, mis de l'avant sans la consultation par référendum auprès de la population, risquait de tels délais ?

Les amendes dues à un retard diminueront les bénéfices estimés. Mais il vaut mieux ne pas en parler probablement, cela pourrait inquiéter les citoyens, déjà en questionnement sur la qualité des vents soufflant sur notre région.

mercredi 2 septembre 2015

"La Grande Fracture" de Joseph Stiglitz

Aujourd'hui, aux éditions Les liens qui libèrent, paraît un nouvel ouvrage du Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz. Mécontent des politiques d'austérité européennes, il continue à penser que les causes des inégalités économiques pourraient détruire l'avenir de l'Union européenne. Marie Charrel du journal Le Monde l'a rencontré et Le Devoir  nous en livre le contenu aujourd'hui. Je résume ici sommairement.
  • Sans hausse des revenus, pas de hausse de la consommation, ainsi la croissance est affaiblie.
  • Les inégalités sont le résultat de choix politiques. Les pays scandinaves, Singapour, l'île Maurice  ont réussi à diversifier leur économie en misant sur l'éducation de leur population.
  •  Il est temps de s'endetter pour construire l'avenir quand les taux d'intérêts sont très bas.   Le temps est maintenant propice à l'investissement tant pour les États que pour les entreprises. Investir dans  la recherche, l'innovation, les infrastructures, l'éducation alimenterait une croissance solide pour l'avenir. Des recettes fiscales supplémentaires permettraient d'équilibrer les comptes publics.
  •  
  • Les profits ont augmenté de manière disproportionnée face aux salaires. Le partage des revenus est distordu, est une source d'inégalité et affaiblit la croissance potentielle.