vendredi 4 septembre 2015

Un guide pour les élections fédérales de 2015

Voter est un droit et un devoir. Pour exercer correctement notre droit de vote, il faut qu'on prenne le temps d'évaluer les programmes que les partis politiques nous proposent. Il faut aussi discerner si les propositions qu'on nous communique sont conformes à notre système personnel de valeurs.
 
Comment les candidats  nous présentent-ils leurs choix pour mieux exercer le nôtre ?
 
  • sur le respect de la vie et de la dignité de la personne
  •  
  • sur le développement d'une société plus juste
  • sur la promotion de l'intégrité de la personne et de la famille
  • la défense pour la justice et la paix dans le monde
  • la protection de l'environnement
Les positions des candidats contribueront-elles au bien commun en développant les conditions de vie qui peuvent permettre aux personnes, aux familles et aux groupements de s' épanouir plus complètement et plus facilement ?
 
En votant, on choisit de faire entendre sa voix !
 
(Source: Guide publié par la Commission épiscopale pour la justice et la paix de la Conférence des évêques catholiques du Canada)

La photo qui fait jaser et notre conscience ?

La photo qui fait parler dans tous les médias et qui dénonce les tragédies humaines qui se déroulent depuis pourtant plusieurs mois sur d'autres continents réussira-t-elle à nous questionner sur nos préjugés face aux étrangers, si différents dans leur culture, leur religion, leurs habitudes de vie ? Nos actions au quotidien favorisent-elles de tels drames, ailleurs dans le monde,  si loin de notre mode de vie en situation de paix relative?
 
Est-ce nécessaire d'observer un enfant noyé et  abandonné seul sur une plage pour réagir alors que depuis l'an dernier on peut voir des milliers de réfugiés noyés dans la mer Méditerranée ? Nous allons facilement entreprendre de voyager en croisières de  détente et de plaisir dans cette région et oublions que cette même mer peut engendrer de telles détresses humaines en avalant les migrants qui ne réussissent pas à atteindre la côte terrestre.
 
La guerre est horrible, tout le monde le dit.  Mais il est parfois aussi difficile d'établir qui sont les bons et qui sont les méchants car rien n'est ni blanc ni noir. Pourquoi livrons-nous des armes à l'un ou à l'autre ? Pour nos intérêts économiques ou pour le bien des populations de ces régions éloignées ? Il faudra se questionner et s'intéresser à ce qui se passe sur notre planète avant de porter des jugements rapides et jouer les "géants d'estrade".
 
Le manque de générosité des pays riches est-elle questionnable ? Est-ce seulement  aux pays voisins de telles catastrophes d'apporter un secours supplémentaire dans des moments de crise humanitaire ?  Que faisons-nous quand nous rencontrons des néo-canadiens qui nous apparaissent différents et que nous avons peine à saisir leurs habitudes ?
 
Nous avons été secoués collectivement, soit.  Mais pourquoi attendre si longtemps avant de s'indigner de si peu de solidarité  et de questionner la gouvernance des élus sur les actions qu'elle pose pour contrer ces crises humanitaires ?

Le parc éolien attend toujours le O.K. du ministère

Alors qu'il est prévu que le parc éolien Pierre-de-Saurel doit produire de l'énergie dès le 1er décembre 2015, pour éviter les lourdes pénalités prévues dans l'entente entre le projet éolien et Hydro-Québec d'un peu plus de 1 350 $ par jour, la construction n'est toujours pas commencée.   Le ministère de l'Environnement n'a pas encore donné l'autorisation attendue et nécessaire pour démarrer la construction des éoliennes.
 
Le BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement)  a fait ses recommandations l'été 2014. La CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec ) a fait les siennes au printemps 2015. Et le ministère de l'Environnement n'a pas encore donné son approbation.

Il faudra que les constructeurs soient efficients d'une manière extraordinaire pour arriver à tout faire à temps pour le 1er décembre prochain advenant l'approbation prochaine du ministère.  Déjà près de 6 000 000 $ ont été décaissés, et on attend encore.

Ce projet est un dossier ouvert depuis 2008 déjà. Pourtant dans d'autres régions, pour les dossiers ouverts à cette même époque, les éoliennes sont déjà construites.  Pourquoi  un tel retard ?  Avions-nous prévu, au sein de l'équipe de gestion, qu'un tel projet, mis de l'avant sans la consultation par référendum auprès de la population, risquait de tels délais ?

Les amendes dues à un retard diminueront les bénéfices estimés. Mais il vaut mieux ne pas en parler probablement, cela pourrait inquiéter les citoyens, déjà en questionnement sur la qualité des vents soufflant sur notre région.

mercredi 2 septembre 2015

"La Grande Fracture" de Joseph Stiglitz

Aujourd'hui, aux éditions Les liens qui libèrent, paraît un nouvel ouvrage du Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz. Mécontent des politiques d'austérité européennes, il continue à penser que les causes des inégalités économiques pourraient détruire l'avenir de l'Union européenne. Marie Charrel du journal Le Monde l'a rencontré et Le Devoir  nous en livre le contenu aujourd'hui. Je résume ici sommairement.
  • Sans hausse des revenus, pas de hausse de la consommation, ainsi la croissance est affaiblie.
  • Les inégalités sont le résultat de choix politiques. Les pays scandinaves, Singapour, l'île Maurice  ont réussi à diversifier leur économie en misant sur l'éducation de leur population.
  •  Il est temps de s'endetter pour construire l'avenir quand les taux d'intérêts sont très bas.   Le temps est maintenant propice à l'investissement tant pour les États que pour les entreprises. Investir dans  la recherche, l'innovation, les infrastructures, l'éducation alimenterait une croissance solide pour l'avenir. Des recettes fiscales supplémentaires permettraient d'équilibrer les comptes publics.
  •  
  • Les profits ont augmenté de manière disproportionnée face aux salaires. Le partage des revenus est distordu, est une source d'inégalité et affaiblit la croissance potentielle.
     
 

mercredi 26 août 2015

Plus de voitures électriques

Le gouvernement du Québec et le groupe Équiterre invitent, encore cette année, les citoyens à essayer et adopter la voiture électrique.Le 14 août dernier, lors d'une conférence de presse, une annonce de contribution de 90 000 $ à ces Rendez-vous branchés a été faite par Québec. Maintenant au nombre de 7 000 véhicules et de plus de 400 bornes électriques, ces rencontres d'essai et d'explications pertinentes tenteront de convaincre que les coûts de cet achat sont récupérables en trois ans.
 
En Norvège, plus de 12 % des nouveaux véhicules est un véhicule électrique. Un pays avec un climat qui ressemble au nôtre peut nous encourager à adopter ce genre de véhicules plus rapidement.  Le ministre des Transports déposera une politique d'électrification des transports "au cours des prochaines semaines"  selon les propos tenus par le ministre Arcand lors de cette conférence de presse, recueillis par Lia Lévesque et publiés dans Le Devoir  du 16 août.

mardi 18 août 2015

Peu de retombées économiques mais les risques sont réels !

Le projet Énergie Est appporterait des risques bien réels pour l'environnement et la population ontarienne, tout en générant peu de retombées économiques, selon la première évaluation publique indépendante menée par la Commission de l'énergie de l'Ontario (CEO)à la demande du gouvernement ontarien. Le rapport "Donner la parole aux Ontariens sur le projet Énergie Est "  a été publié le 13 août dernier. L'évaluation avait été lancée en novembre 2013. L'absence d'information détaillée "sur les incidences et les plans d'atténuation pour les parcs, réserves et zones de conservation, terres humides ou autres zones écosensibles"  a été constatée. Le dossier présenté par TransCanada ne permet pas de statuer que "le projet respecte les normes techniques les plus élevées qui soient puisque le promoteur n'a pas encore déposé de demande complète" selon l'article du Devoir de vendredi dernier.
 
L'étude du projet au Québec, qui sera menée par le BAPE, n'a pas encore démarré. Le rapport ontarien laisse penser que la rentabilité ne serait probablement pas au rendez-vous pour le Québec, non plus. Le rapport de la CEO a nécessité 15 mois d'études. Quand sera prêt le rapport du BAPE du Québec ?
 
La décision finale concernant ce projet reviendra au gouvernement fédéral. Les trois aspirants au pouvoir en octobre prochain ne s'opposent pas au projet de pipeline Énergie Est.  Les citoyens continueront-ils d'exprimer leur inquiétude ?
 
Entretemps, Shell continue à forer en Alaska et en Arctique. Le gouvernement Harper veut ouvrir le territoire nordique aux compagnies pétrolières. Un rapport interne du gouvernement fédéral du Canada, daté du 23 mai 2014, préparé par Pêches et Océans Canada,  l'avertit toutefois que le Canada n'est pas prêt à faire face à un déversement accidentel de pétrole dans l'Articque ou provenant des gisements en eaux profondes. Des groupes environnementaux américains et canadiens continuent d'insister: les États sont impuissants à réagir à une potentielle marée noire dans l'Arctique, rappelle Alexandre Shields, dans le Devoir  du 12 août dernier.

mardi 11 août 2015

Ensemble 250 municipalités s'affirment

L'union de plus de 250 municipalités du Québec s'exprimant pour la protection de l'eau potable sera enfin entendue. Depuis août 2014, un Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP)  a été établi, par les autorités provinciales, déterminant les normes exigées des distances entre les forages ou les opérations de fracturation des pétrolières et des gazières et les sources d'eau potable. Ainsi un minimum de 500 mètres des sources d'eau potable est obligatoire pour un forage, alors qu'une profondeur de 600 mètres est nécessaire pour opérer une fracturation.
 
En date d'hier, 251 municipalités situées dans plus de 64 MRC réclament le droit de déroger à ce règlement. Elles demandent  des normes plus sévères. En vertu de la Loi sur la qualité de l'Environnement, le ministre de l'Environnement peut autoriser une municipalité à adopter une règle distincte.  Un dépôt des requêtes devrait avoir lieu le 20 août prochain. Une rencontre avec le gouvernement Couillard est prévue le 12 septembre.
 
Les risques réels de contamination, par exemple au méthane, ont été démontrés par des études scientifiques. Le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ) (dont je suis la responsable bénévole des finances), le juriste Richard Langelier et le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) remettent en question les normes fixées par le gouvernement. Dès décembre 2014, le BAPE insistait sur la nécessité d'"augmenter" la distance entre les aquìfères et les opérations de fracturation. Le BAPE énonçait aussi l'absence de "connaissance" sur la structure et le comportement des couches sédimentaires. Il notait aussi l'importance de réaliser une cartographie "détaillée" des fractures naturelles dans les formations rocheuses.
 
Si les demandes de dérogation étaient acceptées par le ministre Heurtel, des projets d'explorations pétrolière et gazière pourraient être freinés.  Les municipalités demandent une distance minimale de 2 à 10 kilomètres de tout puits artésien ou de surface selon le nombre de personnes desservies par ce puits.
 
La toute première loi encadrant l'industrie des énergies fossiles devrait être présentée, probablement cet automne. La volonté des élus de 251 municipalités  aura été exprimée. Nous verrons ce que décideront les élus provinciaux.
 
(Source: RVHQ et Le Devoir)