mardi 13 janvier 2015

Le choix des soirées publiques du PEPS

Nous apprenons par une publicité colorée de grand format dans le journal régional que le Parc éolien Pierre-de-Saurel (PEPS) et ses représentants invitent les citoyens de la MRC pour présenter une nouvelle mise à jour du projet. Il serait aussi possible, lors de ces soirées publiques d'information, de questionner et de se renseigner davantage sur ce projet controversé.
 
Alors que plusieurs personnes ont déjà posé des questions par couriel ou autrement, il est parfois observé que les réponses arrivent avec plus ou moins de pertinence ou de ponctualité. Il a aussi été noté que les écrits publiés par le directeur général du PEPS au cours des dernières semaines ne présentaient souvent que le point de vue des promoteurs tel qu'entendu durant le BAPE d'Yamaska. Le point de vue du rapport du BAPE avec ses nombreux avis ainsi que ses interrogations et améliorations à apporter au projet n'ont pas reçu une aussi large diffusion de la part du PEPS.
 
Il serait  important de présenter, et de mieux faire connaître aux citoyens, les divers points de vue pour faire réellement de l'information sans faire de la propagande comme avaient été perçues les séances publiques d'information précédentes.
 
Et de plus, ces soirées d'information auront lieu dans des municipalités qui ne recevront pas ces éoliennes ni ne seront embêtées par le transport potentiellement achalandé lors de la construction du PEPS . Les citoyens les plus concernés par les inconvénients potentiels du PEPS habitent poutant les municipalités de Saint-Aimé, Yamaska et Saint-Robert. C'est aussi dans ces dernières municipalités que  les citoyens se sont le plus engagés à se renseigner et à présenter leur point de vue lors du BAPE d'Yamaska du printemps 2014.
 
Il est étonnant que les séances d'information du PEPS en  janvier 2015 aient lieu à Sorel-Tracy, Massueville et Saint-Ours, alors que les voix les plus soutenues dans leur questionnement habitent souvent les municipalités les plus concernées par le PEPS, celles qui risquent d'en subir quelques inconvénients...
 
Probablement que les réponses à ce choix d'emplacements des soirées d'information nous seront communiquées lors de ces rencontres si attendues. Probablement aussi que tous les contribuables qui sont favorables à ce PEPS démontreront leur enthousiasme plus fortement que lors de l'épluchette de maïs à Saint-Robert de l'été dernier où leur voix était peu audible en dehors de celle des personnes longuement impliquées dans ce PEPS.
 
 

lundi 12 janvier 2015

Jeux vidéo: dépendance proche de héroïne

Un psychiatre et colonel de l'Armée populaire chinoise a créé un établissement pour désintoxiquer les jeunes accros aux jeux vidéos. Depuis 2006, 6 000 jeunes ont été accueillis dans ce centre spécialisé chinois. Ce praticien explique que les jeunes drogués aux jeux vidéo en ligne présentent une dépendance proche de celle des héroïnomanes. Ils ont aussi des troubles alimentaires, problèmes de vue, douleurs dorsales et une réduction de leurs capacités cérébrales de 8 %, une fois l'addiction installée.
 
Ces joueurs compulsifs ne savent plus distinguer la réalité de la fiction et seraient responsables de 67 % des délits commis par des mineurs en Chine. Mais comme l'addiction est stigmatisée, personne ne veut reconnaître que la cyberaddiction est un problème. Certains associent l'utilisation compulsive d'Internet au progrès et au statut social, comme antérieurement, on associait le fait de fumer avec la modernité.
 
Même Steve Jobs qui dirigeait Apple était conscient de ce problème et limitait l'utilisation de la technologie à la maison pour ses enfants. Le temps était strictement limité, comme pour de nombreux foyers de PDG de la Silicon Valley. Alors que la plupart des parents adoptent une position inverse: des jeux dans la voiture, dans toutes les pièces de la maison et en tout temps, ils s'amusent tellement ces petits, et ce,  sans nous déranger, quel confort !
 
Nombreux sont les parents qui travaillent dans ce milieu et attendent que leur enfant ait 14 ans avant de leur permettre d'aller sur les réseaux sociaux. La règle la plus universelle demeure celle d'interdire tout écran dans la chambre pour ces parents de l'univers high-tech. D'autres distinguent le temps passé à consommer les écrans (jouer à des jeux vidéo ou regarder YouTube)  du temps passé à créer.  Créer sur les écrans équivaudrait à jouer avec des pinceaux, écrire ou jouer un instrument de musique, pour certains parents.
 
Cependant, le biographe de Steve Jobs relate que: "chaque soir, Steve tenait à ce que toute la famille dîne à la grande table de la cuisine, pour parler de livres, d'histoire et de toutes sortes de choses; Personne ne sortait jamais son iPad ni son ordinateur. Lea enfants n'avaient pas l'air du tout d'être dépendants à ces appareils. "
 
Réflexion à faire dans nos propres chaumières. Tout permettre ou limiter l'utilisation pour diminuer les risques de cyberdépendance.
 
(Source: Courrier international,  1er au7 janvier 2015)

Le choc des idées par le crayon

Tous les bulletins d'information nous ont répété hier que des populations et des chefs d'état de la planète s'étaient déplacés dans les rues pour faire valoir que la résistance au terrorisme et que le courage d'afficher ses idées même dissonnantes valaient bien ces chants, ces cris et ce silence assourdissant mobilisés pour promouvoir la liberté d'expression.
 
Mais ne sommes-nous pas bien confortables dans notre Québec endormi et résigné ? Ne laissons-nous pas la santé de la démocratie s'affaiblir en laissant nos médias pencher vers les niaiseries ou laissant des humoristes nous dire et redire  des propos baignant dans le rire gras ? Des critiques fouillées seraient-elles trop difficiles à comprendre pour l'auditeur ou à préparer pour les professionnels des médias ?  Il est vrai que le temps manque à tous pour fournir de la qualité partout. Alors on coupe les postes en pensant offrir plus de débats d'opinion qui remplissent les heures d'une démocratie qui s'effrite.
 
Mais l'affrontement intellectuel avec la force incisive des mots et du crayon, l'effort de lire attentivement, de penser librement, d'écouter  les personnes qui pensent différemment, d'aller plus loin que la simple provocation, tout cela serait-il devenu trop exigeant et l'autocensure plus facile pour la majorité d'entre nous ?
 
Préférer l'hypocrisie  de la gentillesse  au lieu d'émettre ses points de vue et questionnements  pour ne pas créer de remous ni recevoir de mise en demeure embarrassante, n'est-ce pas laisser une part de liberté s'échapper et renoncer à nos droits ? "La liberté n'est pas un supermarché: on n'y choisit pas selon ses goûts. On prend tout ", écrivait David Desjardins dans Le Devoir, en fin de semaine dernière.
 
Il faudrait peut-être continuer de réfléchir si on préfère mourir debout ou vivre à genoux ? On se laisse gouverner par la raison, la réflexion, la conscience ou on se place un bandeau devant les yeux pour ne rien voir et continuer à se courber toujours de plus en plus ?

Nos coûts comparés: 32,05 % de plus à Saint-Robert

La Voix, dans son édition du 9 janvier, dresse un portrait global en date de 2013 et permet de comparer le coût des services fournis par les municipalités de notre région. Elle publie les coûts comparatifs de certaines d'entre elles.
 
C'est ainsi que Saint-Robert s'affiche comme la 155 sur les 201 de sa catégorie (de même taille), soit que 77 % des municipalités de sa catégorie obtiennent des performances meilleures au niveau des coûts des services offerts. Cela coïncide-t-il avec une bonne "job" de gestion, comme aime le décrire notre maire quand il parle de sa fonction ?
 
On y annonce aussi que les coûts de nos services dépassent de 32.05 % la moyenne des coûts observés pour des municipalités comparativement de même catégorie, même taille. Alors que les autres auraient des coûts de 5 % à 10 % plus élevés que leurs comparables.
 
Ces données nécessiteront plus de détails pour mieux les comprendre. Le journal tentera d'expliquer ces écarts importants dans d'autres éditions. Toutefois le citoyen trouvera de nouvelles raisons d'être inquiet sur le mode de gestion municipale pratiquée durant les récentes années étudiées. L'analyse du Palmarès des municipalités du Québec 2013 n'était pas plus reluisante pour Saint-Robert l'an dernier. Encore en queue de peloton.
 
Mais l'indifférence des contribuables serait-elle éveillée par ces faits ? La confiance aveugle sans interrogation adressée aux décideurs sera-t-elle ébranlée ?
 
Alors que Saint-Ours a réussi à obtenir des coûts de 11,33 % inférieurs à la moyenne de ceux de cette même catégorie, et qu'elle arrive au 60e rang sur les 201 municipalités comparables, il est étonnant que Saint-Robert obtienne une si mauvaise performance relativement à la moyenne de ses coûts de services parmi les 201 municipalités comparables.
 
Probablement que la journaliste Louise Grégoire-Racicot nous fournira des explications.

jeudi 8 janvier 2015

La revue Nature: éviter la catastrophe climatique

Hier, la revue Nature  a publié une nouvelle étude pour éviter la catastrophe climatique annoncée: une hausse du thermomètre mondial de plus de deux degrés d'ici la fin du siècle, par rappport à la période pré-industrielle. Quelle quantité d'énergies fossiles pouvons-nous exploiter ? est le titre de cette étude. Le Canada doit absolument laisser plus de 85 % de ses ressources pétrolières connues dans le sol s'il veut aider l'humanité à éviter la catastrope climatique qui s'annonce, est la conclusion de l'étude, écrit Alexandre Shields dans Le Devoir d'aujourd'hui. On craint les impacts environnementaux, la sécurité alimentaire menacée pour des millions de personnes, des migrations importantes de populations et des conflits pour accéder aux ressources comme l'eau potable.
 
Il faudrait alors que le Canada réduise grandement la production des sables bitumineux albertains pour arriver en 2020 avec une production "négligeable". Pourtant on assiste à une croissance soutenue et on prévoit produire  3 000 000 de barils par jour en 2020.
 
L'oléoduc d'Énergie Est  de TransCanada devient "souhaitable"  pour la Régie de l'énergie dans son avis évaluant les besoins québécois en gaz naturel pour les 15 années à venir, rendu public hier.  Il permettra de convertir en oléoduc la partie ontarienne de son gazoduc, entre North Bay et Ottawa. La Régie demande cependant à TransCanada de revoir son projet pour éviter de faire payer la facture aux consommateurs de gaz. Ce projet d'oléoduc parcourant près de 700 kilomètres au Québec a été déposé pour approbation auprès de l'Office natinal de l'énergie le 30 octobre derner. En 2015, des audiences publiques devraient commencer.
 
Mais en début d'année 2015, le Québec n'a toujours pas reçu d'avis de ce projet de pipeline malgré qu'il passerait sous de nombreuses rivières québécoises. Le gouvernement libéral a promis de mandater le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour étudier le dossier mais le mandat n'a pas encore été accordé. En à peine quelques mois, le BAPE devra travailler rapidement pour étudier ce projet car le gouvernement Couillard doit présenter sa position à l'automne 2015 en incluant l'évaluation environnementale stratéqiue (EES) sur les hydrocarbures et celle sur Anticosti.
 
Les gouvernements Harper et Couillard sont tous deux favorables à ce projet de pipeline Énergie Est de TransCanada. En décembre dernier, à la rencontre de Lima, au Pérou, Harper a fait savoir qu'il ne veut pas réglementer le secteur pétrolier et gazier.  Au Québec, il n'y a pas encore de loi spécifiquement conçue pour encadrer l'exploration et l'exploitation de pétrole et de gaz. Les compagnies gazières et pétrolières  pourraient toujours s'autoréglementer  selon leur propre intérêt ?
 
Le gouvernement Couillard a dit vouloir faire preuve de "transparence" mais il a pourtant décidé de lancer la réflexion devant mener à l'élaboration de la future politique énergétique du Québec le 22 décembre dernier, en pleine période des Fêtes. Ce n'était pas le meilleur moment  pour attirer  l'attention des médias.
 
Cette réflexion nouvelle reprendra depuis le début le travail accompli par la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec  dévoilé en février 2014 dans son rapport Maîtriser notre avenir énergétique.  Plus de 460 mémoires avaient été analysés dans ce document de 310 pages qui proposait une réduction de notre dépendance aux énergies fossiles. Ses auteurs demandaient une révision de la stratégie de développement d'Hydro-Québec, un frein sur les projets hydroélectriques et éoliens qui font perdre des milliards de dollars à l'État. Depuis 2008, les pertes dues aux moyens de production d'électricité mis en service s'élèvent à 1,2 milliard de dollars annuellement. Le coprésident de la commission, Normand Mousseau, estime que les principales conclusions de son rapport ont été mises de côté par le gouvernement provincial actuel. Il continue pourtant de trouver urgent de s'interroger sur les moyens concrets  nécessaires pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
 
Au sommet de Paris de 2015, 195 États négocieront un accord de lutte contre les changements climatiques. Pourront-ils dépasser leurs intérêts nationaux à court terme ? s'interroge Alexandre Shields.
 
 

Pour la liberté d'expression

Il faut continuer à parler, à s'exprimer au risque de la censure, c'est un repère de civilisation, note Josée Boileau en première page dans Le Devoir de ce matin. Hier, tout comme il y a 25 ans contre Salman Rushdie, l'extrémisme a tué la parole. Même pire, il a tué des artisans de parole. Qui continuera de défendre la liberté d'expression ? Faut-il attendre un tel carnage pour que les gens se réveillent ?
 
Le professeur de droit à l'Université de Montréal, Pierre Trudel, explique qu'on tolère plein de limites à la liberté de presse." Un texte dérange, quelqu'un proteste, on se sent coupable, continue-t-il. Parfois on peut aller loin, cela crée un inconfort. Pourtant c'est une règle constitutionnelle, cette liberté de parole est fondamentale. Selon lui, il est impossible de concevoir le droit à l'égalité sans cette liberté de base qui permet de juger, de débattre, de parler. Si cette liberté de parole est enlevée, toutes les autres libertés tombent aussi, selon les propos qu'a recueillis Stéphane Baillargeon dans le même journal.
 
La démocratie est en jeu. C'est le droit de chacun de participer aux affaires collectives. Autrefois il était normal de censurer les artistes ou les journalistes. Depuis, des associations ont défendu ce droit à la liberté. Sinon on a des paroles qui ne disent plus rien. Répéter ce qui ne choque personne sert à quoi. Le journalisme d'enquête travaille contre cet effet inhibiteur qui rendrait impossible de questionner des affaires liées à des groupes puissants.
 
Pierre Trudel considère qu'il faut se tenir debout. Il ne faut pas céder. Les conséquences d'un milieu où on ne peut plus dire des choses dérangeantes l'inquiètent. Il insiste de la nécessité absolue de conserver et de protéger le droit de parole et la liberté de presse.
 
La censure des pouvoirs a évolué, elle emprunte depuis plusieurs années déjà les formes de la mise en demeure, souligne Josée Boileau. C'est bien connu, le pouvoir n'aime pas la résistance à l'obscurantisme ni l'indignation. Le pouvoir préfère l'intimidation. Pourtant la critique et l'irrévérence courageuse demeurent utiles pour contrer les bourdes répétées sans cesse par les dirigeants et leurs prétentions.
 
Se taire? Jamais, écrit Mira Falardeau, auteur de Histoire de la caricature au Québec.

lundi 5 janvier 2015

Une nouvelle fondation pour les donneurs d'organes

L'intensiviste Dr Pierre Marsolais vient de lancer une nouvelle fondation pour aider les familles des donneurs qui n'étaient pas adéquantement soutenues jusqu'à maintenant. Il est le coordonnateur médical du Centre de prélèvement d'organes de l'Hôpital Sacré-Coeur de Montréal. L'automne dernier, il a été nommé lauréat du prix Persillier-Lachapelle 2014 du ministère de la Santé et des Services sociaux. Le 17 500 $ qu'il a reçu pour ce prix a été versé à la fondation naissante.
 
Chaque donneur peut sauver la vie de sept ou huit autres personnes très malades et son hospitalisation peut être allongée de un à trois jours une fois déclaré mort cliniquement. Parfois des frais sont facturés pour que le corps soit retourné vers sa région d'origine suite à un transfert pour faire le don.
 
"Chaque don d'organe fait épargner des milliers de dollars en soins à l'État"  explique ce médecin à la journaliste Isabelle Paré dans Le Devoir  de ce matin. Ainsi pour chaque greffe du rein réalisée, 50 000 $ sont économisés en coûts médicaux annuellement, surtout en traitements de dialyse. 800 personnes attendent un rein actuellement.
 
Cette fondation aidera les familles des donneurs et soutiendra la recherche sur le don d'organe et la formation de médecins pour mieux maîtriser les protocoles entourant le prélèvement d'organe.
 
Une initiative louable pour améliorer la vie d'autres personnes. Une bonne action à souligner. Une bonne nouvelle qui nous change des informations habituelles.