jeudi 11 décembre 2014

Risque majeur pour franchir les cours d'eau

L'intégrité du pipeline Énergie Est pourrait être menacée car le sol est instable, selon une étude de la firme Golder Associates. En traversant le Québec, ce pipeline rencontrerait  plus de 30 cours d'eau dans des environnements où on a relevé des risques de glissements de terrain. Certaines rivières sont majeures et d'autres servent à l'alimentation en eau potable. Ce pipeline d'un mètre de diamètre permet de faire circuler 764 barils par minute, 24 heures par jour pour un total de 400 millions de barils annuellement. Sécuriser la qualité de l'eau demeure un enjeu important dans ce projet.
 
TransCanada n'a pas précisé combien il faudrait de temps pour arrêter le débit de pétrole brut albertain s'il y avait une fuite dans un tel contexte avec un si important débit. Il faut savoir que 27 lobbyistes sont inscrits au registre, de la part de TransCanada,  pour discuter avec le gouvernement et faire valoir sa position.
 
Une autre étude de la firme Entec a conclu que ce projet constituerait une première mondiale "à haut risque". Elle estime aussi qu'il serait "techniquement infaisable"   de traverser les rivières Etchemin et Outaouais. La rivière Etchemin se jette dans le Saint-Laurent à Lévis. La Ville de Lévis a désigné cet endroit avec un risque majeur de glissement de terrain. Le fleuve devient alors menacé.
 
À la mi-novembre, le ministre David Heurtel exigeait un dépôt d'un "avis de projet" par TransCanada. Cet avis de projet  était essentiel pour commencer le travail menant à l'étude devant être réalisée par le Bureau d'audiences sur l'environnement (BAPE). Comme ce dépôt n'est pas encore rendu, le gouvernement du Québec ne peut démarrer l'évaluation environnementale promise pour la partie québécoise de cet oléoduc.
 
Pourtant le porte-parole de  TransCanada veut s'assurer de la "sécurité" du projet. Les  citoyens aussi s'attendent à ce que la sécurité soit solidement documentée et démontrée.
 
(Source: l'article d'Alexandre Shields dans Le Devoir  de ce matin)

lundi 8 décembre 2014

Quand écrire à la main ne sera plus enseigné

Comme le fait d'écrire de sa plus belle écriture deviendra désuet, recevoir ou envoyer une lettre manuscrite deviendra un fait rarissime d'ici quelques années. En effet, dès 2016, on enseignera la dactylographie en remplacement  des cours d'écriture en Finlande. Leur Office national de l'éducation considère qu'écrire au clavier est plus utile.
 
Pour conserver l'avantage traditionnel de l'écriture  comme le développement de la motricité fine et les fonctionnalités du cerveau qui s'y rapportent, on songe à remplacer cet apprentissage traditionnel par des leçons d'art plastique et de dessin. Ce sera un bouleversement culturel, à tout le moins. Les nostalgiques de la calligraphie, certains linguistes sont mécontents. On parle même d'errances éducatives.
 
À part pour prendre quelques notes en vitesse ou transmettre des cartes postales de voyage, il semble que l'écriture traditionnelle est de moins en moins utile. Pourtant pour plusieurs personnes, recevoir un message écrit à la main prend encore un sens de respect et d'élégance.
 
On a bien entendu ces derniers jours l'importance de l'élégance et du respect lors de la disparition d'un héros sportif reconnu de tous. Des valeurs qui persistent encore et que la majorité sait encore reconnaître. Mais ne se souvient-on pas que les cartes de remerciements sont auss passées d'une écriture manuscrite à l'écriture imprimée et tout le monde s'y est habitué.
 
À quel moment ce mouvement passera-t-il de ce côté-ci de l'Atlantique ? Déjà dans 45 États américains, on n'enseigne déjà que les caractères d'imprimerie. Il y a si peu de temps, nous étions si fiers quand notre enfant savait écrire son nom en écriture cursive. Que de félicitations il recevait alors. Un passé que nos mémoires nostalgiques nous rappellera inutilement.
 
 (Source: article d'Olivier Perrin dans Le Devoir d'aujourd'hui)

mardi 2 décembre 2014

Embauche de personnel sans sexisme

La préposée à la surveillance  et à l'entretien du chalet des loisirs et de la patinoire a été choisie pour la saison hivernale 2014-2015 et présentée à la séance mensuelle de décembre. Il s'agit de madame Catherine Roux-Boucher, belle-fille de monsieur Clément Gagnon, lui-même représentant des citoyens au comité consultatif en agriculture  (CCA) de la MRC de Pierre-de-Saurel.
 
On avait prévu l'embauche de deux préposés lors de l'offre d'emploi publiée dans Mon Patelin de novembre car les heures de service risquaient d'être nombreuses certaines semaines. Toutefois, la personne choisie remplira seule toute la tâche en fournissant ses services pour toutes les heures de travail requises.
 
Elle est autorisée à acheter et vendre des aliments et des breuvages comme travailleuse autonome pendant son travail de surveillance et d'entretien.
 
Elle est autorisée à susciter la collaboration des patineurs pour gratter la surface de la patinoire en les motivant à apporter leur contribution volontaire.
 
Concernant l'offre d'emploi de l'animation au service de garde après l'école, c'est un jeune homme (Jérémie Lussier de Sorel-Tracy)  qui a obtenu le poste. Il a déjà cumulé l'expérience d'animer le camp d'été, d'être entraîneur au soccer et d'avoir été résident de Saint-Robert .
 
Il est intéressant de remarquer que le poste habituellement occupé par un homme sera tenu par une jeune femme et le poste habituellement occupé par une femme sera tenu par un jeune homme. L'égalité des chances bien affirmée.

La présentation du budget 2015

Une assemblée spéciale était tenue hier soir, à 19 h, pour présenter le budget de notre municipalité pour l'année à venir. Une période de questions suit cette présentation normalement et les élus sont disponibles pour y répondre. Pour les personnes absentes lors de la présentation, normalement, un résumé chiffré est présenté dans Mon patelin dans les premiers mois de l'année suivante.
 
Toutefois Mon Patelin qui a été distribué en fin de semaine dernière ne soulignait pas cette assemblée spéciale de présentation du budget. Seulement la séance régulière de 19 h 30 y était annoncée. La loi n'obligerait que l'affichage extérieur sur 2 tableaux, l'un est à l'extérieur du bureau municipal et l'autre à l'église paroissiale.
 
Pourtant il serait tellement facile d'informer tous les contribuables par le journal Mon Patelin de décembre. Ce journal  est l'unique organe municipal de communication qui est distribué à tous les ménages de notre territoire. On y a fourni des informations pour des activités prévues en février 2015 mais on omet de fournir l'information sur la séance de la présentation du budget  tenue ce 1er décembre concernant les orientations  envisagées pour l'année à venir.
 
Il me semble que cette omission d'informer largement et facilement les contribuables ne favorise pas la fluidité des informations et n'augmentera pas la confiance en des relations de transparence facilitées par nos  décideurs.
 
 

Prendre sa retraite sans hypothèque

Il semble que cet objectif devient plus difficile à réaliser maintenant. Ainsi 20 % des propriétaires songent à utiliser la valeur de leur maison pour compléter leur revenu de retraite. Un récent sondage de la Banque Manuvie du Canada tenu en septembre dernier souligne qu'il est difficile de réduire l'endettement pendant la préparation à la retraite. Pourtant 81 % des personnes interrogées souhaitent rembourser leurs dettes avant la retraite. Mais malheureusement seulement la moitié d'entre eux jugent que ce sera réalisable.
 
Un autre sondage (ING Direct)  révèle que 31 % des répondants retraités sont retournés au travail car ils avaient sous-estimé le coût de la vie d'un retraité. Les baby-boomers choisiront de vendre des biens qu'ils n'utilisent pas (44 %) , d'autres vendront leur maison (32 %) et d'autres opteront pour louer une portion de leur maison (19 %) selon un autre sondage (l'Institut Info-Patrimoine BMO).
 
Plusieurs personnes, même parvenues à l'âge de la retraite, estiment qu'ils devront continuer de travailler pour parvenir à rembourser leurs dettes. Même dans le segment des 65 ans et plus, cette catégorie de canadiens continuent d'augmenter leur endettement d'environ 9 % annuellement en moyenne. L'austérité proposée par les décideurs ne fera que croître ces tendances.
 
Rare information encourageante dans cet article: le groupe des 26-45 ans présente le taux d'augmentation de la dette le plus faible.
 
(Source: Le Devoir, d'aujourd'hui, sous la plume de Gérard Bérubé)

L'entretien de la route verte: Québec abolit le programme

Québec partageait à parts égales avec les municipalités l'entretien de ce réseau cyclable panquébécois sécuritaire de 5 358 kilomètres relié aux provinces et États limitrophes. Depuis 2001, ce programme provincial assurait une uniformité à son entretien. La piste cyclable La Sauvagine de notre région bénéficiait de ce programme et subira l'impact de ce retrait de programme.
 
Bénéfique à la santé de ceux qui l'empruntent régulièrement et à la vitalité économique de notre région, la piste cyclable deviendra-t-elle moins attrayante en l'absence de ces sommes provenant de Québec ? La MRC Pierre-de-Saurel pourra-t-elle suppléer entièrement  à ce manque imprévu de ressources financières ?
 
À la séance publique d'hier soir, les élus ont décidé de faire une demande au ministère des affaires municipales et de l'occupation du territoire (MAMOT) de reconsidérer leur décision et d'envisager  le rétablissement du volet 4 du programme Véloce II.
 
Depuis près de 20 ans, ce réseau s'est développé et est maintenant reconnu parmi les grandes véloroutes internationales par la société National Geographic. Un avantage touristique de notre région  risque d'être affaibli car on ne pourra développer son prolongement prochainement, tel qu'il était prévu antérieurement.
 
La MRC aura-t-elle la capacité de maintenir la conservation et l'entretien de cet attrait régional ? Nous l'espérons.

De la coriandre robertoise à New York et Boston

En parcourant La Terre de chez nous en région-Montérégie  de l'édition du 22 octobre dernier, on apprend que l'entreprise robertoise de fines herbes  dirigée par Alain Beaudin et Isabelle Palardy exporte avec succès chez les voisins américains. Leurs fines herbes plaisent même aux californiens. Depuis 15 ans propriétaires de leur ferme robertoise de 10 hectares, leur entreprise occupe maintenant le 4e rang au Québec pour l'importance de sa production.
 
La mère d'Alain était productrice laitière à Sherringon et Isabelle est la fille d'un producteur maraîcher de Saint-Damase. Elle-même horticultrice de métier, elle rêvait de vivre sur une terre agricole et d'y fonder une famille.  Marie-France et Amélie sont venues réaliser un rêve et maintenant elles aident aussi à l'entreprise familiale.
 
Ils deviennent fournisseurs au Marché central de Montréal, aux marchés publics d'Atwater et de Jean-Talon ainsi qu'à des grossistes. Dès 2003-2004, l'entreprise se classait en 1ere position pour la grosseur de sa production. Ils ont ensuite choisi d'augmenter leur qualité de vie au lieu d'augmenter leur production. L'article de la journaliste Annie Bourque relève leur respect de l'environnement dès leur première année d'exploitation en investissant 55 000 $ dans une haie brise-vent.
 
Leur  projet sur le chantier est de préparer un produit prêt-à-manger mettant en vedette les fines herbes qu'ils cultivent. Aussi ils songent à transformer leurs produits en enzymes pour des besoins pharmaceutiques. Parvenu à l'âge mature de 50 ans, ce producteur réfléchit déjà à préparer ses filles pour prendre la relève.

Un nouvel entrepôt a été construit en 2014 au coût de 120 000 $ et servira à entreposer la machinerie agricole, entre autres fonctions. On investit graduellement.  L'oseille, l'origan, la citronnelle, le basilic, l'aneth et la coriandre continueront probablement de les tenir bien occupés en  2015.
 
Une entreprise agricole familiale robertoise à succès. Soulignons-le. Soyons fiers de leur succès.