lundi 7 juillet 2014

Même l'Allemagne veut interdire la fracturation

Un sujet épineux. La défiance est très forte à l'égard du "fracking" , non anglais de la fracturation hydraulique, écrivait Mathilde Richter dans le Devoir du 5-6 juillet 2014. Le gouvernement allemand songe à interdire l'exploitation du gaz de schiste au moins jusqu'à 2021, car la résistance est forte dans l'opinion publique.
 
La ministre de l'Environnement, Barbara Hendricks, a affirmé vendredi dernier: "Il n'y aura pas en Allemagne de fracturation hydraulique de gaz de schiste à des fins commerciales dans un avenir proche." La pollution causée par les substances chimiques qui seraient enfouies dans la nappe phréatique inquiète la population. Les fissures souterraines infiltrées de ces mélanges chimiques et l'eau pour extraire le gaz captif de la roche-mère posent de nombreuses questions aux environnementalistes.
 
Tout comme au Québec, d'autres nations veulent réduire les risques pour la santé de leur population. L'intérêt manifesté par les citoyens mobilisés dans le RIGSVSL (RVHQ) démontre que l'industrie gazière n'a pas toujours l'approbation des populations des territoires sur lesquels elle désire réaliser ses forages exploratoires et d'exploitation.
 
S'informer, c'est s'engager. 

A la recherche de la Beauté dans l'unité et l'harmonie

L'administrateur du musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, monsieur Pierre Lambert, l'expert de l'exposition commémorative de la naissance d'Ozias Leduc présentée à Mont-Saint-Hilaire en cet été 2014 était le conférencier invité, hier, à l'église Saint-Romuald de Farnham.
 
Auteur du livre Ozias Leduc, Le peintre en quête de beauté, publié en 2013, et magnifiquement illustré de nombreuses photographies en couleur, Pierre Lambert connaît bien l'oeuvre autant que le peintre.  Il nous a présenté quelques oeuvres en nous faisant remarquer plusieurs détails de composition, de nuances, de choix de couleurs, de dessin, de symbolisme, etc.
 
Ozias a décoré plus d'une trentaine d'églises de ses peintures. Les plus renommées sont celles de Mont-Saint-Hilaire, de Shawinigan-Sud,  de la chapelle de l'archevêché de Sherbrooke, de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours dans le Vieux-Montréal, de la cathédrale de Joliette, entre autres.
 
Le mont Saint-Hilaire l'a aussi inspiré tout au long de sa vie pour réaliser des natures mortes, des scènes de genre, des hommages à la lumière, à la neige et à la nature de son coin de pays qu'il aimait tant arpenter et savourer, lentement.
 
Pomiculteur comme son père dans le rang des Trente de Saint-Hilaire, aujourd'hui nommé chemin Ozias-Leduc, Ozias donnait parfois des conférences sur le symbolisme. Il écrivait: l'art résulte avant tout de la volonté de pénétrer l'ordre de la nature et d'accéder ainsi au Beau, au Bon, au Vrai et à la véritable beauté, c'est-à-dire à Dieu" peut-on lire dans l'ouvrage de Lambert.
 
Son élève et disciple Paul-Émile Borduas travaillait souvent à l'atelier Correlieu de Leduc. Jean-Paul Riopelle était tout autant impressionné par la lenteur du travail de Leduc.
 
Ozias s'intéressait aux minéraux, il trouvait aussi du temps pour écrire dans La Terre de Chez Nous. Il était un homme de réflexion, un honnête homme, écrit Lambert. Il aimait aussi la lecture et la musique. Il se levait et se couchait avec le soleil, sans électricité dans l'atelier, en symbiose avec la nature qu'il appréciait tant.
 
Il s'est aussi engagé dans sa communauté comme marguillier, conseiller municipal, commissaire scolaire. Il a été membre fondateur de la Société d'histoire régionale de Saint-Hyacinthe dont il dessina le blason en 1938, nous apprend aussi l'auteur.
 
Lors de cette conférence à Farnham, nous avons pu échanger quelques mots avec des dames bénévoles de cette communauté. L'une d'entre elles m'a parlé de ses souvenirs affectueux pour le vicaire de cette paroisse, l'abbé Jean Filion, durant 17 ans, et originaire de Saint-Robert, maintenant à la retraite due à une santé plus fragile à l'aube de ses 80 ans.
 
Profitions de l'été pour faire des découvertes artistiques à travers nos régions québécoises.
 
 

jeudi 3 juillet 2014

Sur les traces d'Ozias Leduc pour son 150e anniversaire

L'un des plus grands artistes peintres du Québec fête son 150e anniversaire de naissance cette année. Ses oeuvres remarquables ornent plusieurs églises de notre beau pays. Ainsi l'église Saint-Romuald de Farnham sera ouverte tous les dimanches de l'été de 14  à  16 h, du 6 juillet au 7 septembre inclusivement.
 
Une visite guidée, interactive, accompagnée d'un musicien différent chaque dimanche s'offre à nos ballades dominicales estivales. L'historien et auteur Pierre Lambert prononcera une conférence ce dimanche. Le dimanche suivant, le 13, Marie-Hélène Naud lancera son mémoire majoritairement consacré aux oeuvres de cette église de Farnham. Les livres vendus profiteront à la restauration des toiles. 
 
Plusieurs autres églises sont aussi ouvertes au regard des amateurs d'art qui souhaitent se faire plaisir et améliorer leur connaissance de l'oeuvre d'Ozias Leduc, ce montérégien reconnu . Un site nous permet de suivre les activités de ce 150e anniversaire: http:// oziasleduc.com
 
(Source: le service des communications diocésain de Saint-Hyacinthe)

De l'eau dans le gaz de schiste

Vous vous souvenez de la conférence tenue à Saint-Robert en octobre 2012 pour nous informer des risques encourus par l'industrie lourde qui utilise la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste de la roche-mère de notre sous-sol de la vallée du Saint-Laurent. Monsieur Jacques Tétreault avait présenté des photographies éloquentes de ce qui se passait en Pennsylvanie.
 
Dans l'édition du Courrier international du 26 juin au 2 juillet 2014, dans une traduction d'un texte du Los Angeles Times, on nous explique qu'à l'heure où l'Europe veut réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, la France ne semble pas prête à revenir sur l'interdiction de la fracturation hydraulique.
 
Même si Paris abriterait un énorme trésor de réserves de gaz de schiste, le gouvernement actuel français ne veut rien modifier  et maintient l'interdiction. L'entreprise Total (dont plusieurs de nos politiciens fédéraux possèderaient une part de l'actionnariat) affirme qu'elle possède le savoir-faire nécessaire pour faire les travaux de fracture hydraulique nécessaire pour extraire ce trésor de gaz naturel. Les responsables du secteur de l'énergie ne comprennent pas ce refus d'exploiter une éventuelle source d'énergie.
 
Le gouvernement français a refusé même l'exploration d'éventuels gisements par l'interdiction du forage. Avec la Bulgarie, la France est le seul des 28 pays européens à interdire cette fracturation hydraulique souvent considérée comme menaçante pour la proctection des eaux souterraines et de surface. Certains autres pays européens ont adopté le principe de précaution.
 
L'Angleterre a annoncé qu'il était à fond pour le gaz de schiste. Alors le secteur de l'énergie français investit des millions de dollars dans des pays comme le Royaume-Uni.
 
Chez les écologistes, on nous rappelle que près de 80 % de l'opinion publique est plus opposée au gaz de schiste qu'au nucléaire fournissant la majeure partie (75 %) de l'énergie électrique française. Le porte-parole de France nature environnement, Benoît Hartmann assure que "les inconvénients sont mille fois pires que les avantages". Cette fédération française des associations de protection de la nature explique qu'ici les gens vous le diront: notre terre, c'est notre richesse. "
 
Qui ne se souvient pas de l'image célèbre montrant un homme en Pennsylvanie qui met le feu à l'eau qui coule de son robinet ? Ce documentaire américain Gasland, sorti en 2010, explique que la fracturation hydraulique est responsable de l'importance pollution des nappes phréatiques aux Etats-Unis.
 
La Pologne, seul pays européen abritant de plus grandes réserves que la France en gaz de schiste, est un exemple révélateur. Les estimations gigantesques de départ ont dû être sérieusement révisées à la baisse relativement à l'exploitation des gisements attendus.
 
Monsieur Hartmann reste convaincu que la beauté naturelle de la France, la santé de ses concitoyens et l'avenir de la planète seraient en danger si les géants de l'énergie avaient les coudées franches pour extraire le gaz de schiste, qui demeure malgré ses avantages un combustible fossile contribuant au réchauffement climatique.
 
Ici le Regroupement interrégional des gaz de schiste de la Vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL) a continué sa mobilisation suite à la campagne de signatures: Non au gaz de schiste, vous n'entrerez pas chez-nous et la demande de moratoire aux autorités gouvernementales. Plus de 60 000 signatures recueillies plus tard, aucun moratoire n'a été décrété encore.
 
Depuis l'automne, d'autres groupes de mobilisation citoyenne, certains pour la protection contre la marée noire dans le Saint-Laurent, ou encore contre le forage près des résidences en Gaspésie, ou encore contre les oléoducs traversant les terres et les cours d'eau de leur territoire se sont faits entendre haut et fort.
 
Ainsi le RIGSVSL: vient de modifier son nom pour englober plus de situations problématiques qui touchent tout le territoire québécois. Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ) est désormais sa nouvelle dénomination. Jacques Tétreault en est le porte-parole depuis l'automne dernier. Plusieurs scientifiques et juristes indépendants appuient ce regroupement dévoué à la protection de notre eau et de notre richesse naturelle collective.
 
J'en suis la trésorière bénévole depuis l'automne dernier. Je soutiens qu'il faut protéger l'avenir de notre territoire et la santé des populatioins présentes et futures par des actions et des décisions éclairées selon les connaissances d'aujourd'hui.
 
Des recherches et du développement scientifique sont encore en étude pour trouver des sources d'énergie plus convenables pour le maintien de notre patrimoine. J'encourage, lecteurs et lectrices, à maintenir la vigilance pour contenir les émissions de gaz à effet de serre et leur accroissement débridé.
 
Vous souhaitez demeurer informés à ce sujet, rejoignez le site bien documenté du RIGSVSL ou du RVHQ (le nouveau nom qui sera en ligne prochainement) et vous pourrez suivre les développements des actions de plusieurs personnes engagées bénévolement pour la croissance  et la protection du bien commun.

mardi 1 juillet 2014

Message de fermeté: New York et Saint-Robert dans un même combat

Hier, la Cour d'appel de l'état de New York, la plus haute juridiction de l'état, a jugé que les villes de Dryden et Middlefield peuvent utiliser les règlements de zonage municipaux pour interdire l'industrie lourde à l'intérieur de leur territoire, y compris les opérations pétrolières et gazières.
 
Les habitants pourront maintenant protéger leur droit à l'autodétermination. Les gens choisiront la manière dont leur communauté pourra se développer.  Un groupe déterminé de fonctionnaires et de citoyens a lutté ensemble pour défendre leur mode de vie et leur environnement. Depuis trois ans, l'industrie pétrolière et gazière tentait d'implanter le processus de fracturation et les populations ont répondu: Non.
 
Ainsi plus de 170 municipalités de New York reçoivent un soutien juridique dans l'adoption  de règlements pour protéger les résidents. C'était un droit fondamental des municipalités de règlementer l'utilisation des terres locales depuis leur déclaration d'indépendance. Et la cour vient le confirmer.
 
Depuis 2009, les habitants de Dryden subissaient des pressions pour louer leurs terres pour l'exploitation du gaz par des représentants de sociétés pétrolières et gazières. Ils se sont mieux renseigner sur cette technique de la fracturation qui permet d'extraire le gaz. Leur conseil municipal a modifié, à l'unanimité, son règlement de zonage en 2011. Six semaines plus tard, la société exploratrice milliardaire a poursuivi la ville.
 
Depuis hier, ce jugement de leur Cour d'appel donne maintenant le choix aux municipalités de cet état de décider par eux-mêmes de la manière qu'elles entrevoient leur développement en cohérence avec la volonté de ses citoyens.
 
Saint-Robert a aussi adopté à l'unanimité, le 2 avril 2013, sur proposition du conseiller Gilles Latour et appuyé par le conseiller Joël Pelletier, un règlement, dit de Saint-Bonaventure, pour protéger les eaux de notre municipalité. Ce règlement détermine les distances séparatrices pour protéger les puits artésiens et de surface et régit l'usage et le transport sur les chemins municipaux de produits susceptibles de compromettre la qualité de l'eau, l'environnement ou la santé et le bien-être général des résidents de la municipalité de Saint-Robert.
 
Toutefois notre conseil municipal a refusé de participer au fonds de défense d'un tel règlement, adopté par plus de 60 municipalités québécoises et contesté actuellement par les sociétés gazières et pétrolières opérant dans la péninsule gaspésienne, notamment.
 
 

Les produits à base de DEET, cet insectifuge populaire

Nous décidons d'aller se promener dans la forêt ou dans un boisé rafraîchissant pour permettre à la famille de se détendre et de découvrir la nature dans toutes ses merveilles de flore et de faune. Nous craignons la maladie de Lyme qui se transmet par la piqûre d'une "tique  à chevreuil "infectée.
 
En 2013, 70 personnes ont contracté cette maladie au Québec. Pour mieux nous protéger, nous appliquons ou nous vaporisons sur nos vêtements ou sur notre peau un produit très efficace à base de DEET. Il y a d'autres moyens de se protéger de façon plus sécuritaire.
 
Des moyens simples s'offrent au marcheur: porter des vêtements  de couleur claire, un chapeau, des manches longues et insérer le bas des pantalons dans nos chaussettes, portées dans des chaussures fermées
 
Mais, certaines huiles essentielles se comparent avantageusement aux produits chimiques. L'huile essentielle d'eucalyptus citronné ou l'huile essentielle de citronnelle mêlée aux huiles de cèdre ou d'amande douce ou de lavande peuvent faire une aussi bonne protection. Il suffit d'en faire l'application plus souvent. J'ai expérimenté une telle composition d'huiles essentielles et c'est efficace.
 
Des applications plus fréquentes ne sont qu'un léger inconvénient pour nous permettre de diminuer l'utilisation de cette neurotoxine qui peut avoir des effets à long terme selon la U.S. National Resources Defense Council.

Certains pesticides et les abeilles en péril

Le 25 juin, le Groupe de travail sur les pesticides systémiques a publié les résultats d'une analyse complète de 800 publications sur les néonics révisées par des pairs.  On y apprend qu'un risque élevé de contamination des sols, de la végétation, des eaux souterraines et de surface, des habitats aquatiques et marins peuvent nuire à la santé des abeilles, des papillons, des vers de terre et des oiseaux.
 
Ce groupe international de scientifiques indépendants conclut qu'il existe suffisamment de preuves évidentes des préjudices pour mettre en route des mesures réglementaires. Certains néonics peuvent perturber le système hormonal, affecter le cerveau humain et le système nerveux.
 
L'Europe a imposé un moratoire l'an dernier sur l'usage de trois néonics sur des cultures où butinent les abeilles. Toutefois, l'usage de ces pesticides demeure très répandu au Canada. L'Agence de règlementation de la lutte antiparasitaire  de Santé Canada indique que les néonics utilisés sur les semences de maïs ont contribué aux mortalités d'abeilles observées au Québec et en Ontario.
 
Il faut nous rappeler que ces pollinisatrices sont importantes pour 70 % de nos cultures et pour 35 % de notre production alimentaire. Les pesticides néonicotinoïdes ("néonics") qui servent à traiter les semences de maïs sont directement reliés au péril des abeilles.
 
De plus, une étude québécoise démontre qu'un tel traitement de semences n'augmente pas le rendement de nos cultures agricoles.
 
Se sensibiliser à l'utilisation, à large échelle, de tels produits comportant de tels risques demeure une préoccupation pour tout consommateur avisé.

(Source: Équiterre)