mardi 15 avril 2014

La collusion, une nécessité pour la survie de petites entreprises ?

Hier, à la Commission d'enquête Charbonneau, le témoin était d'origine robertoise. Il est venu expliquer à la commission qu'avec le traitement actuel des transactions avec le ministère du transport provincial (MTQ), la concurrence dans le marché du pavage de routes disparaîtra lentement et qu'il n'en restera que pour les gros joueurs, si tout persiste comme maintenant.
 
Jeune travailleur agricole dans son adolescence dans les fermes robertoises, diplômé en mécanique diésel de la polyvalente Fernand-Lefebvre, monsieur Daunais a parcouru de longs chemins pour devenir directeur général d'une petite entreprise de pavage maskoutaine. Toutefois, il a suivi la vague et n'a pas su résister au leurre de la cupidité.  "Tout le monde le fait, fais-le donc. "  Prête-nom pour des dons politiques, entente sur des limites de territoire, soumissions de complaisance, les stratagèmes de cette industrie, il les connaît depuis plus de 20 ans et il a su s'en servir, a-t-il révélé hier en témoignage.
 
Quelle triste fin de carrière à l'approche de son soixantième anniversaire de naissance. Un travailleur acharné qui ne comptait pas ses heures de travail ni ses journées débutant aux aurores pour se terminer après de tardives réunions, et ce, depuis sa tendre adolescence. Désastre dans sa réputation, peine pour ceux qui le connaissent et apprécient son ardeur au travail, désolation pour les personnes de sa famille, cette découverte des méfaits soutenus de nombreuses années sans transparence ni contrition. Madame Charbonneau a travaillé avec calme et fermeté pour faire ressortir les mots magiques: collusion réelle et active.
 
Triste réalité. Les citoyens et contribuables paient pour des services publics de compétence professionnelle, ils espèrent des entreprises intègres et des directions générales honnêtes. 
 


Proposition pour une école alternative

Trois mères robertoises parmi 5 mères de notre région sont venues présenter une demande d'appui au conseil municipal du 7 avril dernier pour le développement d'une école alternative au sein de la Commission scolaire Sorel-Tracy. Madame Caroline Gallant nous a expliqué la mission de ce projet. Le comité de fondation pense qu'un tel besoin pourrait être satisfait dans notre milieu.
 
Créé depuis environ 40 ans, 32 écoles ont joint ce mouvement. Douze projets sont actuellement en développement. Un environnement qui s'adapterait au rythme du jeune, selon ses besoins, ses intérêts et ses préoccupations.Une formation en sous-groupes, un apprentissage par projets libres, là où l'expérimentation serait favorisée. Une pédagogie ouverte pour évaluer le niveau d'autonomie de l'enfant. L'équipe éducative sera composée, en plus d'enseignants, de tout le personnel du milieu et des parents, afin de développer le plein potentiel du jeune par un développement intégral, voilà les principales lignes de direction expliquées aux élus.
 
Les parents devront fournir au minimum 2 heures d'implication mensuellement. Lors d'un sondage, madame Gallant nous expose qu'elles ont obtenu des résultats favorables, qu'elles ne songeraient plus à déménager et qu'elles prévoient le retour de jeunes familles dans notre municipalité.
Comme l'école alternative québécoise se réalise depuis près de 40 ans, voici une question d'une citoyenne engagée: Puisque vous devez avoir des rapports des cohortes qui sont passées par l'université depuis ce temps, pouvez-vous nous dire le succès de telles cohortes comparé à celui des jeunes d'autres écoles publiques conventionnelles ?
 
On nous a répondu qu'elles feraient la recherche à ce sujet, et reviendraient pour nous en informer. Alors nos élus ont retardé leur appui jusqu'à la réponse d'une telle statistique attendue comparative de la valeur démontrée que cette nouvelle voie d'éducation surpasse à quelque niveau que ce soit la méthode d'enseignement traditionnel.

jeudi 10 avril 2014

Robert Lebel ne sait pas que composer et chanter: il parle avec grâce

Hier, à l'invitation d'un couple remarquablement impliqué dans notre communauté paroissiale, j'ai participé à une journée de ressourcement spirituel à La Madone, à Cap-de-la-Madeleine. Conférencier et animateur, Robert Lebel, sous le thème: Espérant contre toute espérance, nous a fait voyager dans nos vies, nos espoirs et nos faiblesses, à travers une prédication moderne inspirée de la Parole, de musique et de chants. Une cinquantaine de personnes a pu profiter de ses nombreux talents comme animateur, prédicateur, musicien, chanteur et homme de foi consacré.
 
Dans la prière aussi, il nous entraîne à nous interroger, à méditer. Par des exercices simples, il nous aide à se recentrer sur l'essentiel de toute vie. La mort, la maladie, la Joie, la foi, l'espérance, le temps, la mission, les pertes, les blessures de l'âme, de nombreux sujets importants s'ébranlent dans une réflexion sur le sens de nos existences créées.
 
Peu souvent, avons-nous la chance et prenons-nous le temps de réfléchir sur les motivations de nos vies et leur suite ?
 
Une journée profondément vécue, essentielle pour rétablir nos repères fondamentaux. Chanceuses les personnes qui se permettent de tels temps d'arrêt et d'approfondissement.


mardi 8 avril 2014

On passerait pour "une municipalité de trous de cul ", dit le maire G. Salvas

À l'assemblée du conseil municipal d'hier soir, monsieur le maire Gilles Salvas s'est dit  inquiet que Saint-Robert "passe pour être une municipalité de trous de cul". Précisons le contexte. Le Centre d'action bénévole (CAB) du Bas-Richelieu, par une lettre de leur coordonnatrice, madame France Charron, demande à nos décideurs municipaux,  des améliorations concernant les décisions et les actions posées lors de la Guignolée 2013  et la distribution des paniers de Noël pour éviter de nombreux désagréments apportés à leur connaissance.
 
En décembre 2013, un seul conseiller municipal était responsable de toutes les activités tant au niveau de la cueillette des dons que de leur distribution aux personnes démunies de notre municipalité. Antérieurement, deux conseillers s'épaulaient dans ces actions. Pour 2013, la tâche s'est retrouvée sur les épaules d'un seul conseiller, car l'autre conseiller,  défait aux élections de novembre 2013, n'a pas poursuivi son action bénévole au sein de cette organisation bénévole de cueillette et distribution des paniers de Noël 2013.
 
Madame Charron du CAB suggère donc la formation d'un comité de 3 personnes pour l'année 2014 et les années suivantes pour gérer cette activité robertoise d'une autre manière. Une information transparente et exhaustive devrait être dorénavant communiquée lors d'une séance publique du conseil municipal.
 
Il a été décidé, hier soir, qu'un tel comité serait établi à l'automne 2014. En août 2014, un tel sujet devrait être remis à l'ordre du jour.
 
Le conseiller responsable actuel a répondu qu'il ferait alors les ajustements appropriés.  Monsieur le maire lui a expliqué alors qu'une telle démarche améliorée protègerait mieux aussi ce même conseiller municipal et respecterait mieux ainsi leur code de déontologie.
 
La transparence et une reddition de compte seront toujours appréciés par les contribuables et les généreux donateurs robertois.
 
S'informer, c'est s'engager.


vendredi 4 avril 2014

"Les pelleteux de nuages et les pelleteux de sables" Josée Blanchette

Cette chère Joblo que j'apprécie depuis si longtemps m'a fait plaisir ce matin, démesurément. Elle nous aide, dans son article du Devoir de ce matin à réfléchir à notre geste que nous poserons lundi  dans l'isoloir, seul avec notre conscience et les informations glanées ici et là pendant la campagne électorale qui s'achève.
 
Elle nous présente des lectures fondamentales pour comprendre ce qui se passe, ici et ailleurs. Elle nous amène à penser que "ce n'est pas tout d'avoir raison." Elle nous rappelle "qu'aucun des trois partis en tête de sondages aux élections du 7 avril n'a obtenu la note de passage donnée par sept groupes environnementaux, cette semaine, en matière de lutte contre les changements climatiques."
 
Elle nous explique que la Norvège et l'Allemange  ont choisi d'être en transition. En marche grâce à l'innovation et la volonté. Les Allemands avec une population dix fois plus nombreuse que le Québec "ont réussi à créer  300 000 emplois avec les énergies renouvelables." Pourquoi ici désirerions-nous devenir tous "les passagers, en première ou en classe économique, d'un train fou qui va dérailler à Lac-Mégantic."
 
Même les "compagnies ferroviaires mettent en garde les politiciens contre le discours de la sécurité à tout prix. Marie Vastel, correspondante parlementaire à Ottawa, écrit dans ce même Devoir de ce matin, que Jim Vena, vice-président exécutif du Canadien National dit:" Nous avons été clairs, en tant qu'industrie ferroviaire, en disant que nous avons besoin de nouveaux wagons, et nous avons besoin que les gouvernements prennent les devants et annoncent qu'il est temps de remplacer les DOT-111.  Ceux-là même qui transportent les matières dangereuses sans être suffisamment sécuritaires, ceux-là même qui ont causé la tragédie de Lac-Mégantic.
 
La ministre Lisa Raitt reconnaît aussi  que le gouvernement "sait qu'il faut retirer progressivement les DOT-111, cela ne fait aucun doute ". Mais ce serait un "coût excessif pour l'économie ! ! !
 
S'informer, c'est s'engager.
 


mercredi 2 avril 2014

Le livre jeunesse en fête

Depuis 1967, on célèbre le 2 avril la Journée internationale du livre  pour enfants. Plusieurs bibliothèques organisent une fête avec des activités variées pour encourager la lecture de ce genre littéraire important pour développer la littératie des générations futures.
 
Il est bien triste qu'à Saint-Robert, lorsque j'ai proposé de réaliser bénévolement de telles activités pour les enfants, mon projet a été refusé. Pense-t-on que c'est avec des enfants illettrés que le développement économique et social fleurira ? Alors que près de 50 % des adultes d'ici sont analphabètes fonctionnels, comment pourra-t-on permettre une réorientation professionnelle suite à la perte d'un emploi quand on a peine à lire les consignes ou les manuels d'instruction fournis par les fabricants de la nouvelle machinerie industrielle, manufacturière ou agricole ?
 
Une plus grande conscience du bien public pour un meilleur futur innovateur demeure à instaurer chez nous. Le livre jeunesse reste encore  une magnifique porte d'entrée vers la connaissance car il crée, chez l'enfant,  un plaisir et un désir de lire et de poursuivre sur le chemin des découvertes de ceux qui nous ont précédés et de ceux qui sont nos contemporains. La littératie est fondamentale pour la quête et la persévérance  à réaliser de grands rêves pour le bien de l'humanité.

mardi 1 avril 2014

Nos candidats dans Richelieu: débat ce soir au 101,7 FM

A l'auditorium du Cégep de Sorel-Tracy, l'équipe de La Voix et des 2 Rives organise un débat électoral pour permettre aux candidats de s'exprimer sur les divers enjeux qui préoccupent la population régionale.
 
Élaine Zakaïb (député sortante) du Parti Québécois, Alain Plante du Parti Libéral du Québec, Marc Gaudet du Parti conservateur du Québec, Martin Baller de la Coalition Avenir Québec, Marie-Ève Mathieu de Québec Solidaire et Jean-François Tremblay de l'Option Nationale seront disponibles pour  répondre aux questions du l'animateur Jean Curadeau, éditeur des journaux ci-haut nommés, pour échanger et répondre aux questions autant de l'animateur, des journalistes  que des personnes sur place.
 
Même les gens à la maison peuvent poser des questions, il suffit de les rédiger et de les faire parvenir au site du courriel: str.redaction@quebecormedia.com. Radiodiffusé au FM 101,7 au cours d'une émission animée par Jean-Marc Lebeau et webdiffusé en direct sur le site www.les2riveslavoix.ca., ce débat est une source d'information importante sur la volonté des différents candidats de servir les contribuables pour le meilleur bien public régional et national.
 
Limitées, 200 places sont disponibles à l'auditorium gratuitement. Seule une contribution volontaire au profit de la Fondation du Cégep de Sorel-Tracy sera demandée.
 
(Source: Stéphanie Crochetière des journaux cités)

Correction faite le 2 avril sur le prénom d'un candidat. Veuillez m'excuser. Merci pour la personne qui m'a demandé d'apporter ce correctif dans un commentaire anonyme.