lundi 9 décembre 2013

Encore des robertois honorés

Le 23 novembre, les robertois Pierre-Olivier Plasse et son épouse Josiane Clermont, propriétaires de la ferme robertoise Berlo Holstein, ont mérité le prix de la Relève agricole: une bourse de 10 000 $ qui aidera à l'établissement de cette nouvelle entreprise agricole. L'entreprise gère un troupeau de 52 bêtes incluant 27 vaches laitières qui produisent plus de 24 230 livres de lait (11 000 kg) annuellement .
 
Ce prix est remis par le Forum jeunesse Montérégie-Est, le CLD de Pierre-de-Saurel et la Chambre de développement agricole dans le cadre du Gala Excellence agricole, 7e édition.
 
Un autre lauréat longtemps robertois, monsieur Éloi Lemoine, a été honoré en tant que récipiendaire du Mérite exceptionnel.  Il a été le premier directeur général de la municipalité de Saint-Robert tout en cumulant le poste de secrétaire-trésorier dès 1975 et jusqu'à sa retraite, en 2008. Dès 1964, la ferme des Lemoine est devenue une ferme de grande culture, première ferme de ce genre dans la MRC Pierre-de-Saurel. Dix acres de betteraves à sucre sont cultivés et récoltés à la main. En 1973, on remplace cette culture par le maïs-grain, blé d'alimentation humaine, soya et produits de conserverie.
 
Dés 1980, il remportait le 1er prix des meilleurs producteurs de maïs-grain du Québec avec un rendement de 147 boisseaux à l'acre à 14 % d'humidité. En 1990, la ferme est vendue et les Lemoine conservent leur résidence. Depuis cet été, ils ont vendu cette dernière à leur fils et désormais ils sont des résidents de la ville-centre Sorel-Tracy.
 
Pour le prix du meilleur indice de performance totale pour le troupeau, la Ferme Milaitroy de Saint-Robert est lauréate. Située sur le chemin Saint-Robert, cette ferme appartient à Mélanie Roy et Michel Morin.
 
Félicitations aux lauréats robertois. Bravo!
(Source: Les 2 Rives du 3 décembre 2013 et le livre du 150e anniversaire de Saint-Robert)
 
 
 


Journée internationale de lutte contre la corruption: 9 décembre

Récemment a été adoptée la nouvelle Convention mondiale des Nations Unies contre la corruption. L'organisation Transparency Internationale, une organisation non gouvernementale, considère que cette journée reconnue depuis peu est une étape importante dans l'effort international pour combattre la corruption. Cette journée du 9 décembre a été récemment adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU, après 3 ans de travail, pour 129 pays agissant à cette enseigne.
 
La convention de l'ONU prévoit un système efficace d'assistance juridique mutuelle. On y retrouve l'espoir que des fonds transférés à l'étranger pourraient être restitués aux pays d'où ils ont été pillés et utilisés pour améliorer le bien-être  du peuple.
 
"La Convention donne une occasion unique de créer une prise de conscience publique et d'augmenter l'engagement à lutter contre la corruption." a déclaré Peter Rooke. (Source: site web de la Journée Mondiale des Nations Unies contre la corruption)
 
Mais qu'est-ce que la corruption? La corruption est l'utilisation abusive d'un pouvoir reçu par délégation à des fins privées comme l'enrichissement personnel ou d'un tiers. Elle consiste, pour un élu ou autre délégué, de s'abstenir de faire , de faire, de faciliter quelque chose, du fait de sa fonction, en échange d'une promesse, d'un cadeau, d'une somme d'argent, d'avantages divers.
 
Ainsi voici quelques exemples de formes diverses de corruption: "pot de vin", retour d'ascenseur, falsification de données ou de factures, extorsion, recevoir ou exiger des sommes non dues, dans l'exercice d'une fonction publique  en les présentant comme légalement exigibles (concussion), favoriser des proches, vol de ressources publiques par des fonctionnaires, etc.
 
Selon la Banque mondiale, la corruption aurait représenté, en 2001-2002, mille milliards de $ soit environ 3 % des échanges de la planète.
 
"Les choses mêmes les plus saintes ne sont point à couvert de la corruption des hommes", écrivait déjà Molière dans sa pièce Tartuffe.
 


dimanche 8 décembre 2013

Bureau municipal fermé tous les vendredis de 2014

Nos élus municipaux ont décidé, lors de la séance publique du 2 décembre dernier, que le bureau municipal modifiera son horaire de service concernant les jours tout autant que  les heures de service en 2014.

Le service d'accueil ne sera plus disponible les vendredis durant toute cette journée, et ce, dès janvier 2014 et ce, pour toute l'année 2014. Cependant, les heures d'accueil seront désormais de 8 h à 17 h sans interruption de service durant l'heure du repas du midi. Ainsi l'horaire d'été, qui avait déjà habitué les citoyens à la fermeture du service durant la journée du vendredi, deviendra une habitude hebdomaire tout au long de l'année 2014.

vendredi 6 décembre 2013

Soyons fières de porter le ruban blanc

Aujourd'hui nous commémorons le 24e anniversaire du premier féminicide de notre histoire québécoise. Je me rappelle, comme beaucoup d'autres, ce que je faisais cette journée-là, à l'annonce de cette terrible nouvelle sur les médias parlés et écrits.
 
Je venais de reprendre les études universitaires, cet automne-là. Cet événement m'a saisi fortement. Étudier, tout en étant travailleuse, mère, épouse, engagée dans plusieurs activités de bénévolat au sein de ma communauté, c'était déjà une décision importante pour moi. Et cet effroyable affront à la libération des femmes par l'éducation m'a fait lourdement réfléchir. Il est vrai que l'assassin souffrait profondément d'une histoire personnelle troublante, mais pour les victimes et leur famille, ce féminicide raconte aussi combien la barbarie s'installe aisément dans nos sociétés qui se déshumanisent à petits pas.
 
Une pensée de soutien, aujourd'hui, devient encore nécessaire  pour toutes ces filles qui décident d'aller de l'avant, de s'instruire, de poursuivre leur rêve d'émancipation et leur rêve de contribuer au meilleur de leurs savoir-être et savoir-faire pour le développement durable de nos sociétés.
 
Bravo les filles combattantes actuelles  et poursuivons ensemble un travail d'éducation pour une libération de la léthargie et de la bêtise humaines.

Un monument disparaît

"Un monument de la dignité humaine " nous a quittés hier, disait ce matin la documentariste Francine Pelletier,  à l'émission matinale de Marie-France Bazzo. Alors que Nelson Mandela  était emprisonné durant ces 27 années de persévérance dans la lutte pour la libération de son peuple, il a dit: "Je n'avais pas le temps de me morfondre. J'aimais lire et écrire des lettres et ces activités m'occupaient complètement l'esprit. " Il  a enseigné, durant cette exclusion sociale, aux autres prisonniers, à lire et à écrire. Car il savait, lui aussi, que la liberté passe d'abord par l'éducation.
 
"Son exemple nous apprend à ne jamais abandonner et  à ne jamais se considérer comme supérieur aux autres. " Il était un symbole de réconciliation et a ouvert la porte à une nouvelle fraternité entre l'élite minoritaire de couleur blanche et à la majorité de couleur noire traitée dans le rejet de cette élite.
 
"Il a su transmettre un sentiment d'humilité. " Fréquenter des grandes oeuvres par nos lectures ou nos rencontres interpersonnelles forment l'édifice de notre grille d'analyse lors d'événements comme ce départ d'un grand homme, même malade et âgé. Un héro pour Jimmy Carter, peut-on lire sur le site virtuel de l'exposition de photos saisissantes de Benny Gool.
 
Je continue à penser qu'il est nécessaire que la lecture soit encouragée sous toutes les formes, version papier ou version électronique. Un grand éventail de possibilités de genre littéraire diversifié doit continuer d'être présenté et disponible pour les lecteurs, toujours trop rares, dans nos petites localités. L'éducation permet de sortir de nos petitesses pour élargir les horizons. À l'heure où près de 50 % de nos concitoyens sont des analphabètes fonctionnels, il faut donner un coup de barre et offrir une bibliothèque municipale qui favorise le développement de notre alphabétisation.
 
Seule l'éducation nous sortira de nos propres esclavages, économique ou intellectuel ou même spirituel.

mercredi 4 décembre 2013

"Le démantèlement": un drame à voir sur nos écrans régionaux

Ce film magnifique est arrivé dans notre région. Il faut en saisir l'occasion. Cela mérite un déplacement. Le réalisateur et scénariste Sébastien Pilote nous présente des acteurs fabuleux et une histoire magnifique. Ayant grandi sur une terre agricole qui était aussi la vie de mes parents, tout comme Gaby Gagnon qui élève des agneaux depuis une quarantaine d'années, j'ai été très touchée.
 
Taciturne, introverti, indépendant et autonome, il se sent abandonné des siens, ses filles, ses frères, de ceux qu'ils aiment. Au Saguenay, une terre "même pas planche" comme dit son ami comptable Louis, cela ne vaut pas une fortune.  Il vendra pourtant tout, de la maison au troupeau, en passant par la terre et les bâtiments. Pour voir le sourire dans les yeux de ses deux filles, que ne ferait-il pas ? Après tout, c'est tout ce qui compte, le bonheur de ses filles.
 
La performance de Gabriel Archand en Gaby lui a mérité le prix du meilleur acteur à la 31e édition du Festival du film de Turin en Italie. Ce long métrage a aussi remporté le prix de la fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI) à ce même festival de cinéma. Il a aussi obtenu le prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) lors de la Semaine de la Critique à Cannes en novembre dernier. (Source: TVQ Nouvelles )
 
Les comédiens et comédiennes Gilles Renaud (Louis) , Lucie Laurier (Marie), Sophie Desmarais, Johanne-Marie Tremblay (ex-épouse) et Dominique Leduc  ont aussi  fourni des performances remarquables à voir avec grand intérêt.
 
L'humanité ressort avec force, la force du paysan, une poésie dans l'image,  des valeurs d'abnégation, de respect de la vie végétale et animale, du regard porté sur les paysages naturels saguenéens, une musique choisie avec pertinence, une réalisation sobre, efficace un amour inconditionnel entre un père et ses filles, bref un très beau film québécois, parmi mes préférés de 2013.
 
Ce réalisateur avait aussi été le maître d'oeuvre du film Le vendeur  en 2011 et avait eu beaucoup de succès avec l'acteur Gilbert Sicotte.

dimanche 1 décembre 2013

Des conteurs pionniers nous ont raconté un peu de notre patrimoine

Se tenait hier soir une soirée organisée par le Regroupement du conte au Québec. Les conteurs, pionniers du conte au Québec, se sont produits dans des performances remarquables au café-théâtre Les Beaux Instants de Sorel-Tracy.
 
Ainsi nous avons pu entendre d'abord Michel Faubert, volubile, qui nous a fait voyager à travers les âges de notre patrimoine du conte.  Nous y retrouvions des caractères qu'on associe aux temps d'une autre génération, des souvenirs de récits que nos vieux oncles pouvaient nous raconter lors des réunions familiales festives, s'ils avaient pu. Universel et intemporel conte...
 
Puis le conteur Alain Lamontagne a poursuivi. Podorythmiste et harmoniciste, il a utilisé plusieurs talents pour conquérir le public.  Les spectateurs ont frappé le rythme dans leurs mains en harmonie avec l'harmonica et la podorythmie. Rock and roll, disait-il, le modernisme appliqué au conte.
 
Joujou Turenne nous a offert un conte inspiré par sa culture d'origine, le récit des amours et les désirs du pêcheur de crabes, aux tristes jambes sèches, avec Jacqueline, la belle femme idéalisée. Danseuse et chorégraphe, elle a su  utiliser le langage de l'expression corporelle pour inviter les spectateurs à se laisser transporter dans les terres et îles tropicales des Caraïbes. La manipulation habile aérienne de ses voilages envoûtait les personnages et les spectateurs également.
 
Finalement Jocelyn Bérubé, l'aîné, avec son violon, a su aussi entraîner le public dans un monde magique. Amateur de jeux de mots, spirituel avec les nombreux niveaux de lecture pour l'auditeur attentif, le doyen de la soirée a comblé les attentes et encore plus.
 
Ensemble, les quatre artistes de cette magnifique soirée ont rempli des coeurs de pleins d'images, à se remémorer en attente de d'autres belles soirées de conte.