jeudi 7 novembre 2013

La stratégie d'un vieux politicien

Notre maire élu a utilisé une stratégie gagnante. Lors du débat radiophonique au 101,7 FM, il a précisé que la candidate opposante était une excellente citoyenne avec d'excellentes idées. Ainsi, si l'électeur n'a pas apprécié son habituel mode de gestion comme maire sortant, il incitait l'électeur à choisir son opposante au lieu de son opposant.
 
Par contre, son opposant, à ce qu'on m'en a dit, aurait fait une campagne de salissage sur le dos de son opposante. Ainsi il a incité  l'électeur qui ne souhaitait pas son élection, à choisir le maire sortant. Donc il  aurait  ainsi favorisé l'élection du maire sortant.
 
Tant qu'à l'opposante, lorsqu'elle a visité les maisons de la presque totalité des électeurs robertois et robertoises inscrits, elle n'a pas souligné pour quelle personne voter. Elle a pris soin de répéter, à chaque porte, que la visite était un encouragement, une incitation à aller voter. Point à la ligne.  Je continue à penser que c'était une stratégie honnête, franche, respectueuse du choix de l'électeur.
 
Et en ce sens, je persiste à penser que j'ai gagné cette élection car la participation a été record. Les citoyens électeurs ont choisi d'exprimer leur choix. Ils ont quitté le confort du foyer et se sont rendus aux urnes.  Voilà le comportement souhaité de la part de la candidate à la mairie.

J'ai visité presque toutes les portes, j'ai rencontré beaucoup de personnes sympathiques et suis heureuse de l'expérience humaine vécue.  Malgré les médisances et calomnies que certains ont craché sur ma personne, à ce qu'on m'en a dit. Je suis très satisfaite de mon travail comme candidate.  Ma communication a été claire, succincte, non répétitive.
 
Moins de 30 % des électeurs ayant droit de vote ont choisi le maire actuel.  Il devra s'en rappeler lors des prochaines prises de décisions municipales et entendre ce que les autres électeurs veulent lui faire comprendre.

mardi 5 novembre 2013

Les dépenses encourues pour l'élection: déclaration obligatoire

Il est obligatoire de déclarer les dépenses encourues durant la campagne électorale pour chaque candidat aux élections municipales, et ce,  depuis les nouvelles dispositions législatives adoptées en juin 2013.
 
Ainsi le directeur du Service de la coordination et de la vérification en financement politique, monsieur Michel Richer a émis un communiqué aux présidents d'élection le 2 octobre 2013 à ce sujet.
 
La présidente d'élection, madame Lussier, devait remettre à chaque candidat la Directive D-M-XIV-1, le formulaire DGE-1038 VF (13-08) ainsi que le guide  pour remplir le formulaire. Lors de la rencontre des candidats du 8 octobre dernier, les candidats n'ont pas reçu ces documents. Ils auraient informé chaque candidat de son obligation de conserver toutes les factures  des biens et services payés en vue de favoriser son élection.
 
Anormalement, selon une consultation faite auprès de madame Anne Veilleux , de la Direction du financement des partis politiques, je n''ai reçu ces documents que la journée du scrutin, soit le 3 novembre, vers la fin de la journée. Alors que chaque candidat devait recevoir cette documentation d'information depuis le 4 octobre, il semble aux autorités pertinentes, qu'il y ait eu un retard injustifiable.
 
Pourquoi cette négligence dans la fluidité des communications ? S'interroger, c'est aussi y répondre.
 
 
 

Pourquoi tant d'interdictions personnelles ?

La présidente d'élection, madame Lussier, a été formée, avec les ressources financières publiques, pour informer les candidats et le personnel d'élection.
 
Lors du dépôt de ma candidature le 1er octobre dernier, elle m'a refusé l'accès aux déclarations des autres candidatures. Je suis allée chercher à mon domicile la règle écrite qui indique que: dès qu'une déclaration de candidature est déposée et acceptée par la présidente d'élection, la déclaration de candidature devient publique et accessible à toute personne qui en fait la demande.
 
Comme je portais à sa connaissance mes droits, elle a alors accepté de me les montrer et d'ainsi rendre ces déclarations accessibles. Que serait-il arrivé si je n'avais pas eu ce document en ma possession ? Mes droits auraient-ils  été respectés ? Se poser la question, c'est d'y répondre.
 
Le jour du scrutin, je me présente au bureau de vote. Le préposé à l'information et au maintien de l'ordre, le PRIMO, monsieur Villeneuve, m'interdit l'accès à la salle communautaire. Encore une fois, je retourne à la maison chercher le document que la présidente d'élection nous avait remis lors de la séance d'information au candidat du 8 octobre dernier. Ce document précise que le candidat a le droit d'être présent à une table de section de vote lors du scrutin du 3 novembre. On m'autorise alors à entrer tel que la loi le permet. Que serait-il arrivé si je n'avais pas eu ce document en ma possession ? Mes droits auraient-ils été respectés ? Se poser la question, c'est d'y répondre.
 
Et il y en a eu d'autres que je tairai pour le moment.

lundi 4 novembre 2013

Participation élevée à 68,4 % à Saint-Robert

Notre municipalité a battu un record de participation. Sur 1 473 électeurs, 1 007 ont voté pour l'élection du maire. Ainsi 41,2 % ont choisi le conseiller sortant et 43,4 % ont voté pour le maire sortant. Ainsi ce dernier a été réélu.Toutefois le maire a été réélu avec la voix de moins de 30 % des électeurs inscrits.
 
Il a gagné sur son adversaire par 25 voix seulement. Lors des prochaines séances publiques, le maire élu devra être davantage  à l'écoute de ses concitoyens qui ont manifesté leur opposition au mode de gestion antérieur en ne lui accordant pas la majorité des votes. Un travail d'équipe sera obligatoire, et ce,  par des négociations soutenues avec les élus de l'opposition.
 
Tout le conseil élu devra apprendre à gouverner avec un sens communautaire afin que tous les robertois et robertoises soient fiers d'habiter à Saint-Robert.
 
 

dimanche 3 novembre 2013

Rêvons notre ville

La semaine dernière, des personnalités publiques montréalaises ont exprimé leur manière de rêver la ville. Je partage ici quelques-unes des réflexions exprimées.
 
  •  nous avons un site exceptionnel, nous méritons une gestion intègre et  efficace, de transformer la culture du service aux citoyens, que le rêve s'incarne et que le rêve donne un sens à la gestion (Lorraine Pagé) 
  • agir aussi pour le citoyen âgé, aussi  pour les familles, rendre la ville plus sécuritaire, donner ses lettre de noblesse à l'administration municipale (Annie Samson)
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  • s'éloigner de la gestion quotidienne, laisser un legs en revitalisant des aires de promenade, les parcs, consolider des espaces pour la vie sociale, apporter de la transcendance à nos décisions (Réal Ménard, un collègue de mes études universitaires)
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  • choisir d'aménager avec plus de beauté, reverdir, reboiser, encourager les jardins (Luc Fernandez)
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Une ville reste toujours à rêver et à gérer. Un ménage s'impose, ramenons les choses à la base. Les citoyens ont souffert de ne pas être consultés. Il faut choisir une vision  renouvelée, redevenir plus proche du citoyen, entendait-on de leurs propos.
 
Offrir de l'audace, partager un rêve, entreprendre des discussions d'égal à égal, un vif besoin de politiciens intègres, il est légitime qu'on s'attende à cela, c'est réalisable, sortons du quotidien et osons pour le bien-être collectif.


samedi 2 novembre 2013

Le maire sortant de Saint-Robert et G. Vaillancourt de Laval et notre choix de demain

Vous vous souvenez du débat au 101,7 FM du 16 octobre dernier entre le maire sortant de Saint-Robert et la candidate à la mairie de  la même municipalité. Vous pouvez le réentendre en allant sur le site de cette radio régionale.
 
L'interwieweur Rénald Bergeron a souligné des ressemblances entre la gestion de notre maire sortant avec l'ex-maire de Laval. J'ai eu peine à saisir, comme tant d'autres, ce qu'il voulait qu'on en comprenne.  Ce matin, à l'émission Samedi et rien d'autre, le journaliste-invité François Cardinal du journal La Presse  a donné des explications sur la maniere Vaillancourt.  Il a indiqué aux auditeurs radio-canadiens que l'ex-maire de Laval avait réussi à faire tomber tous les contre-pouvoirs, durant le long règne qui vient de se terminer dans la disgrâce. Si c'est votre expérience, j'aime mieux ne pas l'avoir, disait Mélanie Joly à son opposant le 21 octobre dernier. Je pense aussi ainsi.
 
À moins de 24 hres du début des résultats de demain soir, nous pouvons être fiers de la participation des robertois et robertoises en ce jour du vote par anticipation de dimanche dernier. Une participation semblable à celle de 2009, au taux de plus de 13,6 %.
 
Toutefois, on peut être moins fiers des candidats qui se sont comportés comme de vieux politiciens (Le Devoir, édition de ce matin). Nous avons besoin d'un changement d'air, car sans un traitement choc, le patient risque de retomber dans les mêmes comportements, dixit Ouanessa Younsi, 29 ans, psychiatre interrogée dans la même section Actualités de la même édition du journal pré-cité.
 
On y lit aussi: Les gens ont toutes sortes de raisons d'appuyer-ou de ne pas appuyer- un candidat. Sa personnalité. Ses engagements, j'ajouterais.  Pour Esther Bernard, traductrice, 32 ans, l'élu (e) à la mairie doit être un habile communicateur, entre autres pour donner une voix à sa ville auprès du gouvernement du Québec. Car n'oublions pas que les municipalités sont des créatures du gouvernement provincial.
 
Bernard Descôteaux, dans son éditorial d'aujourd'hui dans Le Devoir, écrivait que cette élection doit mettre en place un conseil capable de reconstruire tout ce que ses prédécesseurs ont démoli. Tout comme les Montréalais, nous aurons demain un choix plus grand que jamais. Des candidatures nouvelles. L'élection de nouveaux venus est souhaitable, car c'est en faisant du passé table rase que nous pourrons rétablir l'image d'intégrité des élus.
 
Les politiciens, c'est comme les couches d'un bébé, il faut les remplacer souvent,... pour les mêmes raisons, proclame l'humoriste Boucar Diouf à TLMEP de demain soir.
 
Tout comme le suggère l'éditorialiste et directeur Descoteaux, je, comme candidate à la mairie, recherche le pouvoir pour mettre en oeuvre des projets. Je comprends les problèmes de notre municipalité et j'ai une vision de ce que devrait être son avenir, fruit de notre engagement personnel et professionnel dans notre municipalité. Je souhaite un développement durable, une municipalité moderne, avec rigueur et ordre pour éloigner la collusion qui s'est glissée dans les failles du système.
 
Il ajoute aussi qu'il faut une capacité à exercer un leadership. Ce facteur outrepasse les programmes, qui souvent se rejoignent. C'est d'autant plus important que le prochain conseil de notre ville sera composé de plusieurs anciens élus reconduits par acclamation. Nous aurons à créer des consensus et, le cas échéant, savoir trancher, et  j'y compte bien.
 
De plus, on a besoin d'une personne qui offre une garantie d'intégrité exceptionnelle...pour s'élever au-dessus des enjeux partisans et être l'élue de tous les robertois et robertoises.
 
Je souhaite une participation supérieure à celle de 2009, déjà 60 % avait été atteint.  Ce sera un signe de notre volonté de faire des choix.  Une portion de la notion de  la démocratie, c'est d'aller voter et d'exprimer ainsi le choix de notre avenir.
 
 
S'informer, c'est s'engager.
 

vendredi 1 novembre 2013

Leadership au féminin selon Monique Jérôme-Forget

Lors du plus récent colloque du REMME à Sorel-Tracy, madame Jérôme-Forget  a prononcé une conférence et nous a entretenus de son récent livre: Les femmes au secours de l'économie.
 
Selon elle, l'ouverture d'esprit, l'absence d'une hiérarchie trop marquée et l'analyse des différents points de vue caractérisent très souvent le style de leadership féminin. Tout en s'affirmant avec vigueur face à des opposants coriaces, sans perdre sa féminité, sans avoir à frapper du poing sur la table, elle nous rappelle que la femme sait rechercher les consensus. Une attitude ferme et tenace, nous rappelle-t-elle , est plus efficace que la force pour faire valoir son point de vue.
 
La femme de décision s'attarde à l'aspect humain de l'organisation, par une approche moins hiérarchique, bien souvent, qu'un décideur masculin, nous rappelle des études scientifiques. Les chercheurs se sont penchés sur la cohésion souhaitée pour augmenter la qualité du travail de groupe, pour le succès d'une organisation. La complémentarité des opinions diversifiées et la communication entre les différents acteurs, avec le temps, favorisent  la croissance de l'organisation.
 
Selon une étude citée dans son livre, l'auteure nous démontre que les femmes obtiennent des scores plus élevés que les hommes pour les dimensions suivantes: la démonstration des attributs  qui incitent au respect et à la fierté et la démonstration de l'optimisme et de l'enthousiasme quant aux objectifs et au futur, ceci contribuant significativement à l'efficacité des gestionnaires.
 
D'autres caractéristiques relevées dans d'autres études: le souci du bien-être d'autrui et l'attention accordée aux relations interpersonnelles. Leurs communications avec le personnel sont aussi plus fréquentes.
 
Dans une étude qui évalue l'apport financier des femmes, il ressort que les entreprises qui ont plus de femmes dans leur équipe de direction ont des résultats supérieurs aux entreprises qui en ont moins.
 
En faut-il plus longuement que ce court résumé  pour démontrer que les femmes savent créer une différence positive dans la prise de décisions ?
 
Je suis convaincue qu'une  mairesse gouvernera différemment d'un maire.  Être à l'écoute des besoins et des inquiétudes de chacun, définir clairement les attentes et les responsabilités, reconnaître et apprécier un objectif atteint, faire en sorte d'inspirer le respect et s'attacher aux conséquences éthiques des décisions, présenter une vision d'avenir mobilisatrice, susciter l'optimisme quant à sa mise en oeuvre, créer au sein des équipes un climat encourageant chacun à participer au processus de décision: voilà des comportement de leadershop plus fréquemment adoptés par les femmes, selon une étude de Duxbery et Higgins (2001).
 
Une lecture intéressante d'un essai, un essai ne peut se retrouver au rayon des romans dans nos bibliothèques.  Les essais, essentiels aussi, participent au développement de notre culture et de notre savoir pour enrichir nos connaissances que nous pourrons ensuite mettre au service des autres.